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FLO, le BLOG sans filtre - "Mémos, mes maux et mes mots"
dimanche 14 juin 2009, a 23:15
Un chiffre digne de "Millenium"
 

(Photo : Delicatessen)

 

 

Ce matin, un chiffre effrayant entendu à la radio (puis lu ici) :

 

16% des homicides ayant eu lieu en 2008 en France ont eu lieu au sein d'un couple.

Et majoritairement, c'est la femme qui en est la victime.

 

Vous savez ce qu'il a répondu mon macho primaire préféré ?

 

« C'est une statistique que je peux comprendre. »

 

J'ai rigolé, je crois qu'il n'y avait que ça à faire…D'autant plus qu'il avait un hachoir à la main et un pic à glace dans l'autre.

 

 

PS : Si le chiffre est vrai, la phrase a bien sûr été dite au 2ème degré. Enfin, j'espère !

vendredi 15 mai 2009, a 10:07
Le dilemme
 

Depuis que j'ai l'âge de réfléchir, je râle contre les gens qui profitent du système aux dépends de ceux qui travaillent.

Depuis que je travaille, je vois des faux demandeurs d'emploi qui chipotent, refusent des postes, voire les acceptent et ne s'y présentent pas.

Et ça m'énerve.

 

Aujourd'hui je suis confrontée à un dilemme (avec 2M, et pas MN comme on le croit souvent).

Je suis allée m'inscrire au Pôle Emploi de mon quartier « difficile ». Je croyais en revenir avec plein d'histoires croustillantes et pas mal de moquerie envers l'institution.

Et bien pas du tout !

Si l'on met à part le fait que j'étais la seule dans la salle d'attente qui avait l'air d'avoir vraiment l'envie et la capacité de travailler (je sais, c'est méchant, mais franchement, vous auriez vu…), j'ai été très bien reçue.

A 15h00, l'heure de mon RDV, mon nom a résonné dans la salle, je me suis levée d'un bond. Moi qui étais habituée à l'ambiance feutrée du cabinet de « chasseurs de têtes », cela m'a rappelée à la réalité.

Bien que les Assedics et ANPE aient fusionné (la conseillère elle-même m'a dit que c'était de la science fiction), on est d'abord reçu par un conseiller Ex-Assedics qui reconstitue le parcours, puis par un ex-ANPE qui parle de la suite et de la recherche. Et ils ne se parlent pas entre eux.

La reconstitution, donc, s'est faite aisément. J'avais tous les papiers, j'avais imprimé et rempli le dossier, ce qui, vu l'œil agréablement surpris de mon interlocuteur, ne doit pas arriver tous les jours.

Alors que je pensais m'en tirer avec une somme à peine supérieure au Smic net, et que j'en avais pris mon parti, mon conseiller m'apprend à la fin de l'entretien que, bien que l'on calcule l'indemnité sur les 12 derniers mois de salaire + Primes,  mon précédent job (beaucoup mieux payé que le dernier) m'a donné des droits supérieurs que je n'ai pas utilisés puisque je ne me suis même pas inscrite entre les deux.

Wahhhh !!!

27% d'augmentation sans bouger l'orteil ! Pendant 2 ans.

Et du coup, je gagne presque autant qu'en travaillant. Si on enlève le transport et les déjeuners du midi fort chers car quartier cher, ça revient au même.

Pour une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle !

Quand même, c'est  pas logique. Si je n'avais pas changé d'employeur et que l'année 2007 avait été magnifique pour cause de grosses primes, ça n'aurait eu aucune incidence sur mon calcul d'aujourd'hui et je serai repartie avec mon SMIC amélioré.

Alors que là, 2007 a été bon mais pas fabuleux. Et ça compte dans le calcul car il y a une attestation Assedics entre les deux.

Dans ce cas précis, tant mieux…

 

Mon conseiller m'explique que je ne peux partir en vacances que 5 semaines par an et que je dois prévenir dès que je pars 5 jours. Je serai convoquée tous les mois 2 jours avant, et si je ne peux pas, je devrai fournir un justificatif (non, un abonnement au cinéma ou une vente privée, ça ne marche pas…).

J'ai pourtant l'impression qu'il y en a qui ne se gênent pas !

 

Je repasse dans la salle d'attente peuplée d'individus tout aussi démotivés que la première fournée.

Mon nom résonne à nouveau. Une voix de femme.

Elle est déjà partie. Elle va super vite entre les bureaux vitrés !

Elle a des rollers sous son jean ou quoi ?

Cette femme est super. Elle a tout compris. Elle m'oriente vers un autre Pôle Emploi plus adapté à ma recherche, tout en remplissant mon dossier de manière à ce que cette demande soit traitée au plus vite, elle me fixe un RDV dans ce nouvel endroit pour bientôt.

Vraiment, rien à dire. Ça marche.

Puis, ayant bien compris mon souhait de réorientation de carrière, elle me fixe et me balance cette phrase lourde de conséquences :

« Et conseillère Pôle Emploi, ça vous dirait ? »

Oui !!! Super ! A 300m de chez moi, sortie à 17h, assimilée fonctionnaire. Le confort absolu. Et plus jamais de post sur les grévistes SNCF.

Elle me dit que c'est OK et qu'avec mon profil et sa recommandation j'aurai le job.

C'est assez surnaturel pour moi, mais tentant et totalement adapté à mon souhait d'arrêter de toujours courir après les clients et les candidats.

Je pose la question qui tue : Le salaire ????

 

C'est là que le titre du post prend tout son sens.

 

Si je prends ce job, je perds 27 % par rapport à mon « salaire » de chômeuse.

34% de moins par rapport à mon ancien salaire.

50% de moins par rapport à mon salaire précédent et à ce que je «vaux » sur le marché. Moitié prix, on solde tout, profitez-en messieurs dames.

Pour revenir au même point qu'avant, il me faudra donc 100% d'augmentation. Quand on voit comment on souffre pour obtenir 3%...

Gloups…

 

J'en parle à mon macho préféré qui trouve ça super et m'en détaille tous les avantages : « Tu peux aller chercher les enfants à l'école, faire les courses en rentrant, tu n'es pas stressée, tu as la sécurité de l'emploi, tu es tout près …etc ».

OK.

« Mais mon biquet, déjà qu'avant tu parlais de mon travail en termes peu élogieux car sous payé à ton goût (ton job de merde), là, j'ai peur que tu ne me considères plus du tout. »

 

« Mais si ! Ne t'inquiète pas, c'est pas pareil. C'est un travail utile à la société » Me dit-il convaincu et convainquant.

J'y crois.

Je me dis que c'est une idée.

Je pourrais même écrire un livre sur cette expérience. J'ai déjà le titre.

« Moi, Flo X, 36 ans, conseillère pôle emploi »

J'ai envie.

Je vais me lancer.

Tant pis pour cet été oisif que je m'apprêtais à passer.

 

Et puis il casse tout.

Il reçoit un devis pour des fenêtres neuves (qu'on attend depuis 2 mois alors qu'il s'agissait en principe d'une semaine. Ce pays court vers la faillite !).

Il éclate de rire.

Et il dit la phrase qui tue :

« T'as vu, c'est quasiment un an de salaire de conseiller Pôle emploi. Heureusement que je suis là. »

 

lundi 11 mai 2009, a 23:51
J’ai le dernier exemplaire !
 

Il sait faire plein de choses dans la vie.

Il a mangé un œuf à la coque qui n'était manifestement pas assez cuit.

Il a regardé le blanc pas cuit dans sa cuillère et a dit : il est bizarre cet œuf. C'est quoi ce truc transparent ?

Puis, comme il est intelligent, il a trouvé tout seul :

C'est le transparent qui devient blanc quand il cuit ?

Le problème, c'est qu'il a plus de 45 ans….

 

Le prochain qui me demande si mon mari m'aide pour faire la cuisine je l'étripe !!

mercredi 11 mars 2009, a 23:37
Je ne suis pas feministe, mais...
 

Un "joke" reçu qui m'a bien plu :

 

PROCHAINE SÉRIE TÉLÉ "SURVIVOR"


Six hommes mariés vont être laissés sur une île avec une voiture et 3 enfants chacun pour six semaines.  

Chaque enfant participe à 2 sports et à un cours de musique ou de danse.

Il n'y a pas de fast food. Ni de pizza en livraison

Chaque homme doit  
Prendre soin de ses 3 enfants;
Garder sa maison propre,
faire la correction de devoirs des enfants,
et compléter les projets de sciences,
faire les courses et à manger, s'occuper du linge,
et payer la liste 'virtuelle' de factures avec pas assez d'argent.


En plus, chaque homme
devra faire un budget pour l'épicerie chaque semaine.

Chaque homme
doit se souvenir des anniversaires
amis et famille,

et leur envoyer une carte ou un mail.

Chaque homme doit aussi emmener chaque enfant

à un rendez-vous

chez le médecin,
chez le dentiste,
et chez le coiffeur.

Il doit faire une visite imprévue aux urgences et y patienter pour chaque enfant.

Il doit aussi faire des biscuits et des petits gâteaux pour une activité scolaire.

Chaque homme est responsable

de la déco de sa maison,

des plantations extérieures

et de garder sa maison présentable en tout temps.

L'homme pourra avoir accès à la télévision

 quand les enfants seront couchés

et que toutes les corvées seront terminées.


L'homme doit aussi,

Etre nickel en toute circonstance

(épilation, maquillage, bijoux et habits tendance)

Durant une de ces 6 semaines,

 L'homme devra endurer de douloureuses crampes abdominales, et ressentir un immense et inexpliqué changement d'humeur mais ne jamais se plaindre ou ralentir les corvées.


Ils doivent assister aux réunions avec les professeurs de l'école et trouver 1 après midi par semaine pour faire une activité comme aller au parc.

Ils doivent lire une histoire à leurs enfants chaque soir et doivent les nourrir, les habiller, leur brosser les dents et les peigner chaque matin pour 8 h 00

Un questionnaire va être remis à la fin des 6 semaines,

chaque père devra savoir les informations suivantes :  
la date de naissance de chaque enfant,
son poids, sa taille
sa pointure, sa taille de vêtements
et le nom de son médecin.
il devra aussi savoir, pour chaque enfant :
L'heure, son poids et sa taille de naissance, la durée du travail.
et connaître:

Sa couleur préférée,
son deuxième prénom,
sa collation favorite,
sa chanson préférée,
sa boisson favorite,
le nom de son doudou,
ses plus grandes peurs et ce qu'il veut faire lorsqu'il sera grand.

Chaque enfant va voter pour éliminer un père de l'île

 en se basant sur ses performances.  
Le dernier homme qui reste va gagner, si seulement si...


il lui reste assez d'énergie pour avoir des moments d'intimité

avec sa femme non planifiés !!

Le gagnant pourra continuer de jouer encore et encore

pour les 10  prochaines années
et éventuellement avoir le droit de se faire appeler Maman!

 

dimanche 28 octobre 2007, a 23:21
Vos papiers s'il vous plaît
 

  Ce week-end je suis allée en Normandie déposer les enfants pour les vacances. L'homme prend le volant, évite un radar de justesse. (c'est important pour la suite)

A mi route, mon macho primaire me demande de prendre le volant, il voudrait faire un somme.

C'est pile au moment où il ronfle sauvagement que ma cadette décide de vomir sauvagement aussi. Non, en fait, elle a des sacs d'avion, elle est super civilisée. On réveille donc l'ours, on s'arrête. On repart. Il redort. Elle re-vomit. Dans un re-sac. On se re-arrête. Et on re-re-part…

Classique…

 

Nous arrivons dans la ville, dans ses faubourgs. Tout baigne. Et là, juste devant moi, la maréchaussée ! 2 Flics qui me font signe de m'arrêter.

Scanning rapide de la situation, tout va bien. Enfants attachés, papiers en règles. Je ne crains rien et j'ouvre ma fenêtre douce et sereine. Bonjour.

C'est avec stupeur que j'apprends que je roulais à 72 km/h au lieu de 50 !!!!

Wahhhh !!!!! Merde !!!!!!!

Là , doucement, mon macho ricane et dit dans un souffle « Pas de bol, c'est toi qui aura 3 points en moins ».

Je regarde donc monsieur l'agent et je lui fais mon regard de la mort qui tue.

Non, pas celui de Tabata Cash dans « prends-moi vite », mais celui du chat potté dans Shreck.

Que ceux qui ne connaissent pas regardent l'image. Moi. Pareil. Les pupilles pas dilatées, quand même, car sinon il aurait pu penser que j'étais sous l'emprise d'une substance prohibée. Alors que je n'ai vraiment pas besoin de me droguer pour être cinglée !

 

Regard, donc. Je suis penaude. Désolée. Je ne nie pas, mais je ne m'étais pas rendu compte. Il regarde les enfants derrière, qui sont médusés d'en voir un de près.

Il prend mes papiers. Fait le tour de la voiture. Hé hé les pneus ont 2000 km, pas la peine de chercher tu trouveras rien.

 

Il revient. Il m'informe qu'ils retiennent 67 km/h. Et que donc ça fait 90 euros et 1 point (dans ma tête c'était 300 euros et 3 points, je suis presque contente). Mais que aujourd'hui, ils ne me font rien. Pure prévention. Mais faîtes attention madame, vous êtes en ville quand même.

Battement de cils. Merci. Merci beaucoup.

J'ai failli ajouter un truc du genre « je dirai du bien de vous dans mon blog ». Mais bon… Je ne suis pas sûre qu'il ne prenne pas ça pour une insulte ou de la provoc alors pour une fois je souris et je la boucle.

Et là…

Là…

Là ???????

 

Au moment où tout va bien et où il me dit « Allez y madame, et roulez moins vite », vous savez ce que mon macho primaire ajoute ????????

« Vous avez raison monsieur l'agent. D'ailleurs, j'lui dit tout le temps ! »

 

ARGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

T'as gagné, grève de lavage de chaussettes pendant 1 mois !

 

mardi 28 août 2007, a 22:59
MON SALE MACHO PRIMAIRE, Bis
 

Ça fait longtemps que je ne me suis pas épanchée. Que je n'ai pas dit du mal de mon mari. Alors me voilà ! Dans un style pur Cosmo-Biba-Elle, voici le récit de mes dernières aventures supermarchesques. Si vous n'aimez pas ce style, passez votre chemin.

Si c'est vous belle-maman, partez aussi, je vais me moquer de votre fiston.

Si c'est toi chéri, tu peux rester, ça t'apprendra.

 

Je précise que tout est vrai, rien n'est romancé. Des spécimens comme celui là existent encore ! J'en ai un vivant ! Je le tiens !

 

Comme nous n'avions pas les enfants le week–end dernier, que nous étions plutôt cool et rien de spécial à faire, nous sommes allés faire les courses tous les deux. A Monop. A pieds. Oui, ensemble. Ça fait bien bien longtemps que ça n'était pas arrivé, un truc pareil. Avant, j'avais presque les larmes aux yeux quand je voyais des mignons petits couples le week-end choisir leurs poireaux et leur plaquette de Saint hubert amoureusement. J'avais presque envie de leur fredonner l'amère chanson d'Anaïs « mon cœur mon amour », tellement j'étais jalouse de leur bonheur. Bonheur éphémère, sûrement. Oui. Alors que moi, oui je faisais les courses toute seule, je ployais sous mon chargement, mais ça faisait 17 ans que j'étais avec le même homme, moi. Oui madame. Rien à prouver moi madame.

Sauf que quand même, j'étais jalouse….

Bref. Ce samedi nous étions enfin tous les deux !

Tout s'est à peu près bien passé jusqu'à la caisse.

Je dis bien passé, mais ça a été extrêmement long quand même.

Parce que mon mari, esprit curieux et éveillé, a scanné tous les rayons, a regardé tous les produits. Même au rayon pain il est resté au moins 5 minutes ! C'est avec ce genre de truc que 2 ans après, il peut me donner à peu près le prix de toutes les denrées alimentaires, alors qu'il n'y met plus jamais les pieds. Ça m'épate toujours… Ma mère et moi on le soupçonne même parfois de faire les courses en cachette pour sa seconde épouse qui serait cachée dans une garçonnière. C'est pas possible une mémoire pareille. Sauf que l'Euro, ça lui a quand même un peu chamboulé le disque dur. Il fallait absolument recharger une mise à jour 2007.

C'est fait. Téléchargement terminé.

C'est donc à la caisse que ça s'est vraiment gâté.

Malheureusement, un client précédent avait pris un journal et l'avait laissé traîner là, juste devant la caisse. Mon cerveau supérieur de mari s'en est emparé et a commencé à méticuleusement scanner l'intérieur du journal. Le Parisien, pour ne pas le nommer… Je pensais qu'il le lâcherait vite pour m'aider à faire mon transfert caddie de mémère-tapis roulant. Que dalle !!!!

Comme ça ne venait pas tout seul, et que le fait de me voir juste à côté de lui me baisser, me lever, me baisser, me lever, sur un rythme de plus en plus rapide ne lui titillait pas les neurones, je lui ai dit : « Hé, tu m'aides un peu là ? »

Lui, placide. « Ouais ouais. Je finis ça. Va de l'autre côté récupérer les trucs. Je finis de vider ton panier ».

Sauf que de l'autre côté, il fallait bien les ranger quelque part les trucs qui s'accumulaient, se grimpaient dessus discrètement jusqu'à se chevaucher sauvagement sur le tapis, lui aussi de plus en plus rapide.

J'ai donc expliqué gentiment à mon mari que c'était là tout de suite maintenant qu'il fallait agir. Qu'il me fallait le caddie, vide, NOW !!!!!!!

L'hôte de caisse (c'est comme ça qu'on dit ?), hilare, me regardait du coin de l'œil. Il attendait le combat, le big fight, du sang. Mon homme ne bougeait pas. Ce qui me semblait être des minutes n'étaient que des secondes pour lui.

Je ne voulais pas de scandale aujourd'hui. Rageusement, je suis retournée au début du démoniaque tapis noir. Là où m'attendait mon disque dur à pattes et mon caddie encore à moitié plein. Rageusement, j'ai vidé n'importe comment les articles, en disant des trucs désagréables, très fort, quand même, parce que faut pas déconner.

« ouais, super, c'est vachement bien que tu sois venu avec moi. Super utile comme mec. Tu fais jamais les courses de ta vie alors évidemment tu sais pas comment ça marche hein ? Pauvre type. T'es un inadapté de la life. Tu sortirais de prison que tu serais pas pire. C'est incroyable. Je rêve. Sale macho primaire ».

Conscient de son inutilité, il n'a pas bronché. C'est parce qu'il était absorbé par sa lecture, en fait.

Le « caissier » se marrait bien, lui.

Dans un sursaut de générosité, mon disque dur à pattes est allé du même côté que moi et a entrepris d'emballer la marchandise dans des sacs plastique. Alors que, comme j'ai mon caddie, je range direct dedans. En plus c'est écolo. Pas de sacs en plastique si pas besoin. Les sacs plein, évidemment, ne rentrent plus dans le caddie. Je lui arrache tout des mains. Mais c'est pas possible d'être aussi nul ! Même ma fille de 5 ans est plus efficace que lui !

Nous avons pu respirer quelques instants, tous, car les tomates à 5,95 euros (les mêmes que celles de mon article du 8 août mais qui avaient encore augmenté) sont passées à 8,50, et là, ça faisait un peu beaucoup ! J'ai donc intercepté la chose, et fait poireauter tout le monde en attendant l'annulation. Un peu d'air. Le temps de faire retomber mon pouls à une allure normale. De faire descendre un peu la tension palpable.

Voilà, on peut reprendre le rythme. On a terminé, le « caissier » et moi. J'ai payé. Parce que oui, en plus, il ne sert même pas à payer les courses, mon macho portable.

Et là, il s'est mis à regarder le caddie plein comme s'il le voyait pour la première fois. Il le scannait aussi, en fait. Il tenait la poignée, le faisait rouler doucement d'avant en arrière, avec des grands yeux étonnés.

Et là, l'hôte de caisse qui jusque là s'était contenté de sourire et de ricaner, a dit :

« Oui monsieur, c'est un caddie. Ça sert à mettre les courses dedans. C'est très utile, même si certes, la poignée est mieux adaptée aux mains des femmes ».

 

Au secours j'étais cernée !!!!!!!!

 

 

vendredi 29 décembre 2006, a 17:17
Sales machos primaires...
 

Ce mail, vous l'avez presque tous eu. Ou bien vous l'avez lu sur d'autres blogs.

Mais si vous y avez échappé, je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter...

 

J'ai fait quelques recherches, il ne semble pas que ce soit un hoax (ou canular du web). La date et la fin du texte sur le sexe peuvent être contestables, puisqu'il s'agirait plutôt d'une version de 1905.

Mais l'esprit y est...

 

J'ai rajouté à la fin un extrait publié en 1938 dans la vie du rail, destiné aux femmes de cheminots. C'est pas mal aussi...

 

Pas étonnant qu'avec des trucs pareils inculqués dès leur plus jeune âge, nos mâles aient du mal à mettre la main à la pâte.

Allez, lisez, et enjoy it !

 

 

 AUTHENTIQUE extrait d'un manuel scolaire catholiqued'ECONOMIE DOMESTIQUE pour les femmes, publié en 1960.

> FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER SOIT PRÊT
>
Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un délicieux repas l'attende à son retour du travail. C'est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu ils rentrent à la maison et la perspective d'un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d'un accueil.

> SOYEZ PRÊTE
>
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue lorsqu'il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d'être égayée et c'est un de vos devoirs de faire en sorte quelle le soit.

> RANGEZ LE DÉSORDRE
>
Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.
>
> PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L'ANNÉE
>
Il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.
>
> RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM
>
Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d'encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

> ÉCOUTEZ-LE
>
Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.
>
> NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD À LA MAISON
>
Ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.
>
> NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLÈMES
>
Ne vous plaignez pas sil est en retard à la maison pour le souper ou même s'il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu'il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou daller s'étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l'oreiller et proposez-lui d'enlever ses chaussures. Parlez dune voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu'il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu'en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.
>
> LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE
>
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il na nul besoin de travail supplémentaire.
> Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d'intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant, car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.
>
> A LA FIN DE LA SOIRÉE
>
Rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel sil doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
>
> BIEN QUE L'HYGIÈNE FÉMININE
>
Soit d'une grande importance, votre mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d'être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d'avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.
>
> EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI
>
Il est important de vous rappeler vos vœux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.
>
> SI VOTRE MARI SUGGÈRE L'ACCOUPLEMENT
>
Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui d'une femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.
>
> SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES
>
Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.
>
> VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL
>
Afin d'être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.

 

 

Femmes de cheminots, faites votre devoir

Préparez à votre mari un foyer heureux dans lequel il puisse réellement trouver son repos après le travail.
Gérez votre foyer avec ordre et ponctualité, qualités auxquelles votre mari est habitué par son service.
Prenez soin que votre mari puisse partir en temps utile et sans aucune précipitation pour reprendre son travail à l'heure exacte.
Évitez d'incommoder votre mari par des choses désagréables cinq minutes avant qu'il ne se rende à son service.
Accueillez votre mari au retour de son travail sans recherche, mais proprement mise, charmante et de bonne humeur.
Surveillez vos enfants et apprenez-leur à connaître et à éviter les dangers de la maison et de la rue.
Veillez sur le repos de votre mari, s'il est obligé de dormir le jour.
Exhortez votre mari, si c'est nécessaire, à la tempérance dans l'absorption d'alcool.
Soyez courageuse à côté de votre mari dans les mauvais jours.
Ce dessin sur les devoirs de l'épouse de cheminot entraîna quelques réactions féminines.

Notre Métier N°2 - 1938

http://www.laviedurail.com/publications/particle.php?SID=200611150841474BB2D875

 

lundi 25 septembre 2006, a 23:18
Je suis hors de moi !
 

(image prise sur http://100drine.be/blog/)

 

Oui parfaitement ! Et après qui j'en ai ? Sarko ? Ségolène ? Les syndicalistes ? Les éboueurs ? les chasseurs ? Greepeace ? les Racailles ? La Police ?

Non…

Mon mari.

Ben oui. Et ce n'est même pas du 2ème degré. Je suis VERITABLEMENT hors de moi.

 

Allez, Flo, viens t'asseoir et parle à ton copain blog, ça ira mieux…

 

Il s'agit de tâches ménagères. Après l'argent et les enfants, sans doute le 3ème motif de discorde des couples, ex æquo avec le sexe.

 

Pour mieux comprendre mon courroux (coucou), voici la liste de ce que je fais dans la maison :

- Je travaille à plein temps

- Courses intégrales depuis 15 ans (sauf, j'avoue, pendant ma deuxième grossesse car je suis restée 5 mois allongée. Il a fait 2 fois le plein et Télémarket s'est chargé du reste. Il lui est arrivé quelques fois de faire un saut à Monop pour ramener un truc manquant, mais ça se compte sur les doigts), le week end. J'y vais à pieds et je rentre avec mon caddie de mémère rempli à ras bords + Un énorme cabas sur l'épaule qui peut peser à lui seul jusqu'à 16 kilos (j'ai pesé, un jour…). Pendant ce temps là ? Il garde les enfants… Et quand j'y vais avec les enfants ? Il s'occupe….il va à la foire aux vins, ou aux puces, par exemple… (exemple très frais, le week end dernier !)

Et quand je fais les courses, je pense à lui, tout le temps. Le pain qu'il aime, son café, un plat qui lui ferait plaisir, du fromage que pour lui, son shampoing, son gel etc etc.

- Lessives intégrales, pliage et rangement du linge. Pendant un temps, j'en ai eu assez de remonter ses trucs de la cave et j'ai laissé pourrir (parcequ'il descendait à la cave, souvent, mais remontait toujours les mains vides). Mais un jean qui a passé 2 mois à la cave, il sent mauvais et il fallait que je le relave. Aucun intérêt…

- Devoirs des enfants et papiers, inscriptions diverses, correspondances, papiers médicaux et tout ce qui concerne les enfants. Ceux qui en ont savent… Penser que unetelle a piscine demain (donc maillot, serviette, goûter etc…), que l'autre a patinoire et qu'il faut penser à répondre à l'invitation de Gwendoline avant mercredi + acheter un cadeau.

- Tout ce qui concerne la santé des enfants (dents, lunettes, psys, orthophonie…).

- Le soir, récupération des enfants à une heure decente et libération de la nounou qui doit rentrer s'occuper des siens aussi. Et pour y arriver, je cours, je cours, je cours… Exceptionnellement, il rentre à ma place (10 fois par an ?)

- Quand il n'est pas là (un certain nombre de voyages d'affaires dans l'année, dont un qui dure entre 8 et 15 jours), intérim sur toutes SES tâches.

- Cuisine intégrale depuis 16 ans. Sauf en vacances et au restaurant. Oui, j'avoue… Lui ne sait RIEN faire en cuisine. Ou plutôt, ne veut RIEN savoir faire. Pas d'idée, pas d'esprit, pas d'observation, pas d'envie. Je suis mauvaise langue… il y a le BBQ… Voir plus bas dans ses tâches. Rendons à César…

- Ménage… J'avoue aussi, j'ai une femme de ménage qui vient 3h par semaine, et pas toutes les semaines. J'ai la chance d'avoir une grande maison, 3 chats, 2 enfants… et ma femme de ménage prend 3 mois de vacances tous les ans. Donc, inutile de dire que j'en fais aussi, et pas qu'un peu.

- Gestion du « personnel » : booking des baby sitters, calcul et élaboration des fiches de payes des nounous, déclarations Urssaf, en temps et en heure.

- Habillage des enfants, lavage des enfants (le week-end et en vacances, sinon, y'à la nounou, mais ça n'a pas toujours été le cas), éducation des enfants (parce que Papa est méga cool, papa est génial, oui, Papa dit rarement non, Papa dit qu'il va se fâcher et ne se fâche pas. Papa est super méga géant. Et moi je me coltine, en plus, le rôle de la méchante)

- Programmation et gestion de tout ce qui est électronique dans la maison (téléphones, Internet, répondeur, alarme, magnétoscope, lecteur DVD, appareils photos, télés…). Cette semaine, j'ai désossé et réparé le magnéto, suis allée chez Darty rapporter le sans fil qui a rendu l'âme et en ai installé un autre.

 

 

Et voilà ce qu'il fait :

- Il travaille, à plein temps et gagne beaucoup plus d'argent que moi, ce qui, en langage macho, lui donne tous les droits de se reposer parcequ'il en a bien besoin, le pôôôôvre.

- Déclaration d'impôts 1 fois par an (et reprend les éléments que je lui ai donnés me concernant et concernant les payes des nounous)

- Met le couvert (et oublie régulièrement MA serviette ou MON verre)

- Débarrasse la table, remplit et vide le lave vaisselle, prend soin de rincer la vaiselle avant de la mettre dedans, généralement sur les trucs qu'il vient de mettre dans l'évier et que je dois laver à la main. Comme ça avec un peu de chance, ils sont devenus bien gras s'ils ne l'étaient pas encore.

- Prépare le petit déjeuner des enfants le matin (c'est assez récent) et me laisse au moins la moitié à laver après.

- Plus que régulièrement, les emmène à l'école. Mais c'est récent aussi, jusqu'à l'année dernière, nous en emmenions chacun une puisque dans 2 écoles différentes.

- Vide les poubelles, les met dans la rue et les range.

- Tond la pelouse quand elle a poussé. Et ramasse les feuilles, quand elles sont tombées.

- Il s'occupe du repassage de ses chemises. Non non, il ne sait pas se servir d'un fer à repasser, mais il les porte lavées par moi chez le repasseur et elles reviennent comme neuves, toutes seules. 1 fois par mois maxi, il a du stock !

- Les belles années, 20 fois dans l'année, fait un Barbecue. Je traduis : Fait son feu, hurle pour que je lui amène la viande prête à cuire, la cuit, et pendant ce temps ne fait rien d'autre (je surveille mon feu !).

- Bricolage difficile (plomberie, électricité, perceuse), mais avouons le, ce n'est pas tous les jours…

- Intérim sur MES tâches quand je pars en voyage (c'est arrivé la semaine dernière, 2 soirs, pour la première fois depuis la naissance des filles)

- Il critique ce que je fais. Et là, ça doit lui demander beaucoup d'énergie, des trésors d'inventivité, il puise au fond de ses ressources cachées, car, comme chacun sait...je suis parfaite. (là, c'est du second degré...belle maman.)

 

Alors, moi, j'échange tout de suite ! Aucun problème.

Certains membres de la famille me suggèrent de prendre une employée de maison, qui vivrait là. Quelle horreur ! J'ai déjà eu une JF au pair mais quel calvaire ! Je sais que je ne supporte pas. Et puis, franchement, tous ces gens qui me conseillent passent leur temps à se plaindre et à changer d'employée, à gérer ladite employée, à lui faire des mots et lui donner des ordres alors… Et puis si je ne peux même plus aller faire un tour chez Zara avec ma paye parcequ'elle passe intégralement en paye et charges, à quoi bon, hein ?

 

Bon, et alors, qu'est ce qui s'est passé pour que tout d'un coup je sois Hors de Moi ???

 

Ma journée d'aujourd'hui, mémorable 25 septembre 2006….

Lever à 7h, préparation des enfants dans un stress régulier car il faut les booster fort pour qu'elles soient à l'heure, demain c'est moi qui m'y colle, m'occuper de moi après leur départ, courir après mon train, boulot pendant un nombre d'heures certain, à midi, je suis allée acheter le cadeau pour l'anniversaire d'Alice qui s'approche, j'ai quand même mangé assise, en 20 minutes, ratage du train de 18h36, prise du train de 18h46 (parti en retard, pour une fois que j'étais dedans 2 minutes en avance), stop chez Franprix pour acheter du pain et du fromage pour les 30 enfants de la classe d'Alice (c'est moi qui assure la collation du matin, demain), réunion des parents d'élèves de 19h15 à 21h. Entre temps, plusieurs coups de fil avec la nounou qui partait, la gestion du temps mort pendant lequel les enfants étaient seuls (et le magnétoscope s'est encore bloqué, dommage…) et l'arrivée de super Papa méga cool (plus tôt que d'habitude, merci)

Arrivée à 21h05 à la maison, bisous à mes poussins qui me racontent leur journée, vérification des cahiers et signatures diverses.

Enfin, à 21h30, on descend.

Moi je fais un peu attention en ce moment, je mange de la soupe le soir. Mais lui, s'il fait ça, il se gave de fromage, de pain et de vin pour compenser donc je lui propose des Cannellonis au basilic (un truc tout prêt qu'il adore d'habitude).

Et là…. Le dérapage.

« Quoi ? Encore des pâtes ? Putain mais t'as aucune idée ? Marre de bouffer la même chose tout le temps (il n'en a pas eu depuis 10 jours…). T'es vraiment nulle (pas exactement ça mais un truc qui voulait dire ça) »

Oui, vous, madame ou mademoiselle qui me lisez, vous vous dîtes qu'à ma place vous l'auriez coiffé avec le plat de Cannellonis… Mais c'est pas mon genre, après il aurait fallu que je nettoie, en plus… et on se serait sûrement fait beaucoup de mal si j'avais fait ça.

 

Sachant que :

- avec une soupe il n'a pas assez

- il ne veut pas de viande le soir

- il adore les pâtes

- trop tard pour faire une pizza ou un truc au four

- beaucoup trop tard pour cuisiner quoi que ce soit

Moi, je sèche.

Qu'est ce qu'il aurait voulu ???? Réponse de l'ours : « ben je sais pas, aut'chose en tous cas ».

Mais quoi ????

Là ça fait 2h que je boude, et il n'est toujours pas foutu de donner une idée, de faire avancer le débat, de m'aider à m'améliorer (là, c'est démago, oui oui…) mais au moins de faire avancer les choses.

 

Tant qu'il ne se sera pas excusé ouvertement et qu'il m'aura fait des suggestions intelligentes, je le dis et je le redis :

1/ je boude

2/ je fais ce qui ME fait envie le soir tant que je n'ai pas des suggestions de sa part

3/ Quand je fais les courses, je m'occupe de MOI et de MES enfants. Son café, ses filtres, son beurre, son pain, son gel douche, son dentifrice, sa brosse à dent, son sucre… il faudra qu'il rampe ou qu'il vienne avec moi pour les avoir. Ou mieux, qu'il fasse les courses à ma place, mais ne rêvons pas.

 

Voilà.

Non mais, faut pas déconner quand même, sale macho primaire !

Je suis pas MLF mais là, ça dépasse les bornes. L'argent n'achète pas tout. Et pas moi, en tous cas.

 

PS : Prince Charmant, où es tu ?????? Viens me délivrer !!!!!

 

PS 2 : Je croyais que ça irait mieux en l'écrivant, je me demande si ce n'est pas pire…

 

ARRRRRGGGGGGHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

mercredi 05 juillet 2006, a 00:02
Garder ses enfants ou aller travailler ?
 

  Il est tard, j'ai un boulot d'enfer en ce moment, il fait une chaleur de brute, je pars en vacances dans....5 jours, alors je n'ai vraiment pas le temps de vous concocter un bel article. Je joue ma feignante, j'en mets un que j'ai écrit il y a quelques temps, dans la série "j'hésite', comme "la douche ou le bain" et  "pour ou contre internet"....

 

 

Garder ses enfants en bas âge ou aller travailler  

Tout d'abord, il faut mettre les choses au point. Cette hésitation n'est valable qu'uniquement si les deux styles de vie sont agréables. Je précise : Un logement joli et fonctionnel, des moyens financiers assez larges, des enfants en quantité raisonnable (3 maximum), en bonne santé, vifs et au poil brillant, un boulot intéressant, à moins d'une heure de transport, une cantine comestible ou une multitude de snacks et petits restaurants pas chers alentour, une hiérarchie existante mais pas moralement harcelante, des centres d'intérêts variés, un mari normal (tendance macho), qui mange, boit et salit ses chaussettes et ses chemises  etc… en bref, ce que l'on espère toutes (sauf pour les chaussettes et les chemises mais ça n'existe pas).

Il suffit que l'un des curseurs se déplace dans un sens ou dans l'autre pour que tout se dérègle et que l'on n'hésite plus une seconde.

Prenez l'un des choix suivants : Un logement invivable dans la journée (trop chaud, trop froid, trop bruyant, minuscule), des enfants insupportables, surexcités 24h sur 24h, un métier absolument passionnant (star de cinéma, présidente de la République, voire ministre pour rester raisonnable…) et très très rémunérateur, dans des conditions idéales, avec plein d'avantages en nature et des collègues formidables, un mari qui adore faire les courses, la cuisine, la lessive et garder les enfants quand ils ont de la fièvre. En plus il rentre à 18h tous les jours et ne part jamais en déplacement professionnel.

Vous n'hésiterez plus et moi non plus, nous irons travailler.

Maintenant exercice inverse :

Une maison extraordinaire, des enfants adorables, sages, autonomes, obéissants, ou à l'inverse très malades ou fragiles (et qui ont donc besoin de nous), un travail exécrable, pas intéressant, pas bien payé, sans espoir de carrière, avec un patron taré, une cantine frôlant l'empoisonnement et l'interdiction de manger dans les locaux de l'entreprise, rien autour pour se promener, des horaires fantaisistes et ingérables, un mari qui rentre tard et exige des petits plats tous les soirs, des grands-mères hyper disponibles et ravies de garder notre progéniture régulièrement pour nous soulager, ou une « jeune fille » pour accomplir les tâches qui nous déplaisent le plus… Et nous resterons à la maison en touchant les 600 euros généreusement donnés par la caisse d'Allocations Familiales pour que nous ne venions pas grossir les rangs des chômeurs.

Je ne parle pas ici du ménage car, leur épouse travaillant ou pas, cela ne changera pas grand chose à la tendance qu'aura le mari à aider ou pas. C'est comme si c'était « indépendant ».

Donc, reprenons le raisonnement avec des bases « normales ». Les enfants sont jeunes, le dernier a moins de trois ans et l'aîné est en première année de maternelle et ne va à l'école que le matin.

Pour avoir fait les deux, je peux en parler un peu aussi.

 

Rester à la maison, Les avantages :

Pas de hiérarchie sur mon dos pour me dire de ne pas faire ceci ou cela. La hiérarchie, c'est MOI ! Je veux partir quelques jours dans une région balnéaire pendant les ponts du mois de Mai ? Qu'à cela ne tienne, on part.

Quel mois tu prends cet été, Juillet ou Août ? Les deux mon général !

Oui, ça c'est vraiment bon.

La fantaisie est possible, pas besoin de prévoir et de poser mes conditions à mon patron. Tiens, et si on allait à la piscine, au jardin d'acclimatation ou voir ma copine Machin ? Tout est possible à midi après l'école. Ma copine Trucmuche a accouché la semaine dernière, on débarque en groupe chez elle pour souhaiter la bienvenue à Trucmuche junior !

Je n'ai pas fait mon shampoing (ça marche aussi avec épilation, coloration, repassage…) ? Et alors, je le ferai plus tard et personne ne me dira rien.

Je n'ai plus rien à me mettre ? Un jean fera l'affaire. Même sale.

Aujourd'hui j'ai envie d'être bête, de chanter à tue tête, de parler à l'envers, de me faire des couettes, de mettre ce ridicule pantalon vert pomme. Au mieux ça fera rire les petits, au pire ils penseront que je suis fêlée aujourd'hui et le diront à Papa le soir.

Ils ne vont pas changer de maman pour autant.

Je fais mes courses en semaine, loin des bouchons aux caisses, avec une poussette qui a un grand panier dessous, et l'aînée qui tient bien la poussette pour traverser la rue. A chaque fois, je me dis, « tiens, il n'y a personne ! ».

Les enfants ont leur maman près d'eux, qui surveille ce qu'ils font, ce qu'ils mangent, s'ils font bien caca tous les jours, se rend compte de leurs progrès en dessin, vélo, langage. Je connais leurs copains de classe.

Ils se sentent en sécurité, aimés. J'ai l'impression de tout leur donner, de faire le maximum pour qu'ils soient bien. Ils sont moins stressés, moins énervés que s'ils partaient chez la nourrice ou à la crèche à 7h30 le matin.

Ils sont un peu malades ? Un coup de Doliprane et on verra demain. La directrice de crèche, c'est encore moi !

Si c'est plus grave, je prends rendez-vous chez le pédiatre, dans la journée, pas entre 20h30 et 20h45 comme avant. Mais en pratique ils sont aussi beaucoup moins malades.

Les petits soucis de santé se règlent à coup de visites chez l'ophtalmo, le psy, l'orthophoniste. Calmement et presque sûrement.

Je peux les inscrire à des « activités », et les y conduire sans stress.

Je suis là aussi pour le releveur du compteur d'eau, le facteur qui a un recommandé, le colis des 3 Suisses, le livreur de tout.

Je profite de la maison à cent pour cent.

Partout, je rencontre des gens comme moi. Au parc, au supermarché, dans la rue à 15h, chez le pédiatre…j'ai l'impression que le monde en est truffé.

Quand il y a des grèves, je me lamente pour les autres, et je reste au chaud mais pas tassée dans un wagon surpeuplé.

Il fait beau ? Tout le monde au jardin ou au parc. Et on a tous bonne mine.

Avec un peu de chance, je peux même me mettre à la couture, à l'Internet, à la cuisine. Je peux faire des tableaux de coquillages ou retaper ce petit buffet acheté à la brocante l'année dernière. A coup de quarts d'heures disséminés ça et là dans la journée, j'y arriverai un jour.

Je fais aussi mes albums photo rapidement, quand je me souviens encore de ce qu'il faut marquer sous la photo.

Le bonheur ? Oui ça y ressemble.

 

Forcément, les désagréments du travail découlent de ça.

Une hiérarchie est parfois pesante. Même si elle est compréhensive, il faut tenir compte du calendrier de vacances et d'absences des collègues ou binômes.

Si je pose un RTT, je prévoirai plusieurs jours à l'avance ce que j'en ferai.

Je me dois d'être présentable tous les jours. D'être polie et bien élevée. De ne pas dire ce que je pense à tout le monde.

Le bébé Trucmuche aura déjà 4 mois quand je trouverai enfin le temps d'aller le voir.

Je fais mes courses le samedi avec tout le monde. Je fais autant de queue que de courses. Ou bien je commande chez Télémarketouille, et je ne suis jamais contente. Il manque toujours quelque chose et ils me facturent très chers les bouteilles d'eau et les cartons de lait, parcequ'au début les gens ne se faisaient livrer que du gros et du lourd, ou du super encombrant léger (16 rouleaux de Sopalin !), mais toujours du pas cher. Alors ils ont trouvé la parade, un supplément ! Oui mais moi j'en ai vraiment besoin de ce lait et de cette eau. Alors je la paye au prix de l'Or(angina) ou je vais l'acheter sur place, avec les denrées que télémarketouille n'a pas pu me livrer. Perte de temps et d'argent, finalement.

Je prends les transports en commun. Grèves ou pas.  Parfois ça sent mauvais, on est serrés, un affreux bonhomme me tripote les fesses, je reste debout et je dois subir les blagues vaseuses ou les conversations téléphoniques de mes voisins. Je guette le quai désert en me disant que je vais sûrement être en retard à ce rendez-vous. Ce n'est pas toujours désagréable, mais ça peut l'être.

Je ne vais jamais chercher mes enfants à l'école. Ils me parlent de leurs camarades, des inconnus pour moi.

Si je les trouve un peu chauds le soir, je m'inquiète toute la nuit en les bourrant de Doliprane. Pourvu qu'ils soient frais et dispos le lendemain. Qui va les garder sinon ? Le stress suprême…

Les visites avec eux chez les professionnels de santé relèvent du parcours du combattant. Tout le week-end est minuté.

Je suis obligée de subir la dictature d'une assistante maternelle revêche (ça marche aussi avec directrice de crèche), qui me dit à quelle heure je dois finir mon travail. Qui me dit que si demain je suis encore en retard (les grèves de transport elle ne veut pas en entendre parler), elle ne gardera plus ma fille. J'ai envie de l'aplatir contre le mur mais je me retiens, et je lui fais de grands sourires. Je lui offre même des chocolats à Noël, pour l'amadouer. Elle est rare et elle le sait.

Les enfants se jettent sur moi le soir, juste quand je voudrais souffler, même cinq minutes. Ils essayent de rattraper le temps qu'ils n'ont pas passé avec moi. Et vice versa mais c'est du concentré et parfois c'est trop fort d'un coup. J'ai peur d'avoir raté quelque chose, je culpabilise. Ils ont une vie à eux, sans moi.

Le samedi, je vais chercher mon recommandé à la Poste, ou mon colis des quatre belges. Je fais encore la queue. Pas tous les samedis mais quand ça arrive ça me barbe.

La maison est vide toute la journée, les poissons rouges et le chat sont seuls.

Il fait beau et je suis coincée au bureau. Ma cafétéria est en sous-sol, dommage !

J'ai l'impression d'être une superwoman et de vivre plusieurs vies à la fois, mais je sens que la mécanique peut craquer.

Tout est en retard chez moi. J'empile !  Piles de courrier, de linge, de mails, de choses à faire…

Et en plus, il est probable que je perde de l'argent, parce que faire garder 2 enfants à Paris, ce n'est pas donné. Et tous calculs fait, il faudrait que je gagne beaucoup plus pour que l'opération soit rentable.

 

MAIS :

Je vois des gens différents tous les jours (ne serait ce que dans le métro).

Je prends plaisir à m'habiller, me pomponner.

Je fais autre chose que changer des couches et laver des biberons au rythme implacable de « toutes les quatre heures ».

Les enfants ont un lien social, ils sont confrontés à la vie avant l'entrée à la maternelle, ils voient d'autres enfants. Ils apprennent des tas de choses astucieuses à la crèche (mettre son manteau en le posant par terre par exemple).

A midi, je n'ai pas besoin de cuisiner. Je n'ai qu'à choisir et à me faire servir. Je choisis entre chinois-japonais-pizza-crêpes-salades-sandwich-brasserie etc… Je peux aussi aller faire une course personnelle rapide ou passer chez le coiffeur.

Quand un dossier que j'ai traité remporte la palme, ou que j'ai un succès professionnel, c'est un réel plaisir, une fierté, une reconnaissance, une excitation, une satisfaction du travail accompli. Un truc vraiment fort.

J'ai aussi un réel plaisir à retrouver mes enfants le soir. Ils m'ont manqué et je m'en suis rendue compte. Je les serre fort contre moi et je leur raconte toutes les histoires qu'ils veulent. J'enlève mes chaussures, je me lave les mains, et je suis à eux, corps et âme. Ils me parlent et m'embrassent.

L'argent que je gagne est mon argent. Si la situation familiale le permet, je peux m'offrir cette petite jupe adorable sans rendre de comptes à personne. Et je ne suis pas obligée de dire combien je l'ai payée.

J'ai une position dans la société. On me demande ce que je fais, j'ai un vrai métier. J'en suis fière. Je peux en parler, je ne me sens pas cruche ou déconnectée.

D'ailleurs, j'ai toujours un truc à raconter le soir. Ça barbe les hommes que les femmes racontent leurs histoires de boulot ? Oui, c'est vrai et ce n'est pas moi qui le dit. Mais de toutes façons on raconte quelque chose, alors autant que ce soit varié et que ça sorte du rot-pipi-caca.

Une autre et dernière très bonne raison : le stress me fait maigrir !

 

Et enfin, voici les vraies difficultés de la vie de la mère au foyer, qui découlent du paragraphe précédent :

Je vois toujours les mêmes têtes. Même mes enfants parfois m'insupportent. Vous travailleriez, vous, 24 heures sur 24 avec votre mère ou votre conjoint ? sûrement pas. C'est pareil pour moi. Ces petits êtres charmants sont aussi bourrés de défauts et il m'arrive de ne plus pouvoir les voir en peinture. Ça dure quelques minutes mais c'est dommage.

Je ne mets plus que des pantalons, parce que c'est plus pratique. Je ne sais plus marcher avec des talons (déjà que les poignées de la poussette sont basses, je ne vais pas aggraver la chose…), donc même quand je sors le soir je n'en mets plus. Je ne mets pas de vernis parce que j'ai les mains dans l'eau toute la journée (ça devient moins vrai au fur et à mesure que les enfants grandissent). Elles sont rêches et rouges. Je me maquille à peine. Je finis par ressembler à un sac et je bave de jalousie devant les femmes d'affaires que je croise par hasard de temps en temps. Elles ont l'air tellement fortes, tellement sexy en tailleur avec leurs escarpins. Les miens moisissent dans mon armoire. Moi je suis transparente. De toutes façons je ne peux pas aller chez le coiffeur ou faire du shopping tranquillement. J'achète dans les commerces de proximité.

J'emmène les enfants partout. Une visite de routine chez le gynécologue devient épique avec 2 petits curieux qui touchent à tout et posent des tas de questions. Je n'ai pas essayé le coiffeur ou l'esthéticienne. Bien sûr, il reste le samedi. Mais avouez que c'est dommage.

Les courses sont aussi toute une aventure. Quand il s'agit de petites courses, pas de problème. La poussette contient plus que mes bras et l'aîné se cramponne à la poussette. Aucune chance de la perdre. Mais j'ai parfois du mal à tourner dans les rayons exigus…J'ai un empattement assez large. A gauche le panier rouge accroché en biais à la poignée de la poussette, au milieu la poussette et à droite l'autre enfant qui tient. Un vrai attelage !

Pour le gros plein, c'est plus compliqué. Aucune configuration n'est vraiment satisfaisante. Le bébé de 8 kilos dans le porte bébé ventral, et l'autre dans le caddie en train de sucer l'immonde machin rouge qui sert à rattacher le caddie sus-nommé, ou, un peu plus tard, le plus petit dans le caddie suçant le toujours immonde machin rouge et le plus grand courant dans les rayons de l'hyper à la poursuite du géant vert, très peu pour moi. Le plus petit dans le maxi cosy en équilibre au bout du chariot et l'autre dans le siège du chariot, ce n'est pas mieux. Mon caddie pèse déjà 25 kilos de plus qu'un vide, et il n'y a malheureusement plus beaucoup de place pour le remplir. De toutes façons, les enfants aiment bien faire les courses pendant le premier quart d'heure. Après ils trouvent des trucs pour nous embêter (je veux plus marcher, je suis fatigué, je veux ça, je veux faire pipi) et ça devient l'enfer pour tout le monde. J'ai donné, et j'ai fini par aller faire mes courses le samedi avec les autres, celles qui travaillent !

Mes enfants ne voient que moi, je suis leur modèle. Je dois être forte et juste. Ils jouent au parc mais ne connaissent jamais bien ces enfants en cagoule et anorak qui jouent dans le sable et leur piquent leur seau la plupart du temps.

Je ne sais pas ce que doit savoir-faire ou ne pas faire un enfant de cet âge. Pour moi il est normal que le mien ne sache pas encore s'habiller, mais j'aurai du déjà lui apprendre. Les autres savent. Zut.

Avec deux enfants (18 mois et 4 ans) et un mari, au cours d'une semaine, je prépare et gère 86 repas, même si c'est simple, les ingrédients n'arrivent pas tout seuls dans le frigo ou sur la table. Les plats et les biberons ne passent pas au lave vaisselle. Quand le bébé a juste quelques mois, on passe à 56 biberons par semaine rien que pour lui.

Je prends 7 douches et je donne 14 bains. Je fais au moins 4 lessives. Je change au moins 35 couches. Je fais 2 ou 3 fois les courses. J'habille 14 fois, je déshabille autant. Et le reste du temps je fais la police…je surveille. J'écoute. Un couinement ? Qui se réveille déjà ?

Un pleur ? Est-ce grave ou pas ? Est ce que ça vaut la peine de se déplacer. Je me déplace quand même au cas où. Plus un bruit pendant 1 minute ? Pas normal, je vais voir. La plupart du temps mes inquiétudes étaient fondées. Une bêtise était en train de prendre forme. Je répare la bêtise.

 Je donne tout à mes enfants, et deviens par voie de conséquence exigeante avec eux. Je ne supporte pas quand mes filles sont désagréables avec moi et se jettent dans les bras du chevalier blanc, le sauveur, le père, qui rentre du travail. Je leur demande autant que je leur donne. Je ne leur permets pas de me refuser un baiser ou un câlin. Œdipe ou pas Œdipe.

Je réalise avec horreur que je ne prends même plus le temps de jouer vraiment, longtemps. Je joue par bribes de 10 minutes. Comme je ne culpabilise pas puisque je suis là, je remets le jeu à plus tard parce que j'ai toujours autre chose de commencé quelque part.

En société, on me demande ce que je fais. Je dévoile mon congé parental. Oui mais avant, vous faisiez quoi ? Voilà, je n'existe pas vraiment, je ne suis rien. Je suis en stand by, portée par mon passé et un avenir encore loin, incertain. Même moi, qui pourtant suis une femme, je me souviens avoir pensé ça de femmes au foyer. C'était des feignantes, des incapables. Et maintenant elles voulaient travailler ? Et bien il fallait y penser avant. Maintenant elles étaient dépassées. Voilà, c'est ça, je suis à mon tour dépassée, déconnectée. Les semaines passent et se ressemblent. Seul le week-end vient rythmer mon exil, puisque j'ai une bouche de plus à nourrir et les enfants me lâchent un peu.

La vie entière du foyer tient au salaire de mon mari. Pas de sécurité, et, par les temps qui courent, de la haute voltige sans filet.

J'entends des choses innommables « tu n'as pas fait ça ? Mais pourtant tu as le temps, tu exagères vraiment. Tu fous rien de la journée et t'as pas pu faire ça. Franchement… ». Tout le monde (ceux qui n'ont jamais vécu ça) croit que je suis oisive et passive. Il est de bon ton de dire en public que c'est super, courageux et fatigant, mais au fond d'eux (sauf ceux qui l'ont déjà vécu) ils pensent que non…et que j'ai bien de la chance d'avoir du temps à moi.

 

J'hésite, j'hésite…

La solution est peut-être le travail à mi-temps. Quand on donnera des vrais postes intéressants aux femmes à mi-temps !

Je dirai néanmoins que pour les enfants, les papas, les grands-mères, une maman qui ne travaille pas est mieux.

Et pour la maman, ça va si ce n'est pas trop long. Un congé parental de 3 ans, ça va. L'épanouissement ne passe pas forcément par les enfants. Et si une maman épanouie en valait deux ?

 

 

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A propos du BEST OF et des POLEMIQUES marquantes ou sanglantes, (si vous ne devez lire que ceux là...), j'ai créé une catégorie spéciale que vous trouverez un peu plus bas dans "mes catégories".

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Bonjour à tous,

J'ai la trentaine entamée, j'habite dans le neuf-deux (Pas à Neuilly...). J'ai 2 petites filles adorables, un mari macho et fier de l'être (mais qui n'aime pas qu'on le dise, bien qu'il ait une catégorie d'articles dédiée), et plusieurs chats cinglés + quelques puces qui vont avec. Passionnée par Internet et la communication, le blog est une évidence pour moi, un défouloir devenu indispensable.
Si certaines choses m'ont fait sourire, m'ont révoltée, fait rire ou pleurer, je les immortaliserai sans hésiter.
A bientôt, donc, chers lecteurs, et ne soyez pas choqués, c'est un espace de liberté !
Je serai ravie de lire et publier vos commentaires. Si ce sont des messages "privés", vous pouvez me le préciser dans le commentaire et je ne le publierai pas, ou m'envoyer un mail en cliquant ci dessous. Mais je préfère l'espace public.

Flo

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Ce blog a eu plusieurs noms successifs :
Réactions diverses sur la vie, parfois politiquement incorrect, de tout sur tout sans langue de bois, mon défouloir et le petit dernier...sans filtre.

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Une petite pieuvre vivante à l'apéro ? Koopa (25/11/2009 00:36)

Des tests ont prouvé...

Oh ! Une réunion Tupperware... aurelien (22/11/2009 19:03)

pour me conatcter ce...

Oh ! Une réunion Tupperware... aurelien (22/11/2009 18:45)

bonjour a vous mesda...

Oh ! Une réunion Tupperware... sandrine (21/11/2009 19:11)

bonjour, je suis c...

Oh ! Une réunion Tupperware... Pat (21/11/2009 19:11)

tout à fait............

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