| vendredi 06 juin 2008, a 07:32 |
| Un accident de car... |
Un accident de car…
Un accident est toujours stupide.
Il y en a des centaines, des milliers de par le monde, chaque jour.
Et des attentats, des catastrophes naturelles, des maladies, des injustices, des gens que l'on aime, et qui partent, quand même.
On ne peut pas passer sa vie à pleurer sur tous les malheurs du monde.
Les médias décident de nous attendrir avec tel ou tel évènement alors que des drames semblables ne font aucun écho.
C'est en me répétant cela que j'écoutais les extraits de la cérémonie d'Adieu aux 7 enfants, morts écrasés par un train, à Allinges, en haute Savoie, dans leur car scolaire, pour quelques secondes de perdues, ou pour avoir voulu gagner ces quelques secondes. Ce n'est plus le problème.
J'écoutais les parents, qui, la voix étranglée par le chagrin, parlaient une dernière fois à leurs gamins.
J'écoutais leurs amis, raconter des scènes de vie passée qui jamais plus ne se reproduiront, des petits détails qui prenaient soudain une importance démesurée.
J'écoutais ces cœurs meurtris, ces vies brisées, ces amours infinis, et je pleurais, de grosse larmes silencieuses couraient le long de mes joues.
Comment ne pas s'identifier ?
Ces enfants n'habitaient pas dans un pays en guerre, ces enfants ne prenaient pas de risques particuliers, ces enfants n'étaient certainement pas des anges, mais ils avaient toute la vie devant eux.
Ces enfants auraient pu être les miens, les vôtres, leurs amis, leurs cousins.
Je ne les connaissais pas il y a quelques jours.
Ils sont soudain si proches, et pourtant si loin, partis, à jamais.
Mes pensées les plus profondes à tous ceux qui les aimaient, et à tous ceux qui en garderont une blessure indélébile.
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| mercredi 28 mai 2008, a 09:50 |
| Coup de gueule du jour : votre mauvaise foi me hérisse. |
Je suis énervée.
Et donc il faut que ça sorte, tout de suite.
Je suis énervée par votre mauvaise foi.
Je dois écrire depuis longtemps une bafouille sur la fuite des capitaux à l'étranger, chiffres à l'appui, se basant sur un article économique lu dans Capital.
J'en parle souvent, mais cela devient nécessaire de remettre les points sur les i. Promis, bientôt. Il faut aussi que je parle des pêcheurs.
A l'heure où le pouvoir d'achat fait tirer la langue à la majorité d'entre nous, nous cherchons un responsable de notre malaise, nous pointons du doigt ceux qui sont augmentés quand nous n'arrivons à tirer, dans le meilleur des cas, que 2% d'augmentation (pour ma part, avec le rachat de ma société et mon changement de boulot, j'ai perdu 34% de salaire, alors c'est vous dire si je suis objective en la matière et ultra concernée !).
Sarkozy est parfait dans le rôle, surtout qu'il nous avait promis un peu vite une augmentation du pouvoir d'achat.
J'entends donc, à la caisse du supermarché, des « gros bœufs » accuser le gouvernement de l'augmentation du prix de l'essence. Notre vision franco-française de l'économie mondiale me fait parfois bondir…
Je reçois des e.mail avec des fichiers powerpoint qui tentent de démontrer que le dollar est moins cher qu'avant, le baril plus cher, et que l'un dans l'autre ça devrait nous coûter le même prix qu'avant. Et que donc il y a des gros pourris qui s'en mettent plein les fouilles.
Sûrement.
Mais c'est aussi sans compter le prix du transport de pétrole qui, depuis l'Erika et le renouvellement quasi systématique de la flotte mondiale, a fortement augmenté.
Malgré cela, les tempêtes existeront toujours (de plus en plus) et il y aura d'autres marées noires. On trouvera d'autres responsables, à ce moment là parce que la faute à « pas de chance », ce n'est pas notre genre.
Et coup de grâce, je lis ce matin dans mon « 20 minutes » un article sur les grands patrons du CAC 40 qui ont été augmentés de 58 % en 2007. L'enveloppe globale atteint les 161 millions d'euros qu'ils se partagent à 40. Soit un peu plus de 4 millions chacun.
Quelle honte !!!!!
Nous aussi on voudrait bien !
Quelle bande de voleurs, de gros pourris, de profiteurs, c'est dégueulasse. Il faut leur couper la tête...
C'est ça que vous voulez entendre ? C'est en tous cas ce que je lis en substance dans les commentaires des lecteurs de cet article.
Plusieurs choses qui m'agacent :
* Ce côté typiquement français de regarder toujours dans l'assiette du voisin. Qu'est ce qui t'empêche, toi, étudiant, de devenir grand patron du CAC40 ? Le manque d'intelligence ? De courage ? l'exemple familial ? La paresse ? ou un peu de tout ça. Alors au lieu d'être jaloux, regarde et imite.
* Cette méconnaissance des chiffres notoire.
Qu'est ce que ça changerait pour vous si ces patrons gagnaient zéro euros ?
2,6 euros de plus dans l'année pour chacun ! Wahou !!!!!!! ça vaut le coup de faire une révolution !!!!
* Et surtout, surtout et surtout :
Cette mauvaise foi !!! Je vous vois pleurer, cracher sur ces grands patrons qui palpent gros, certes, mais au prix d'énormes sacrifices passés, de beaucoup d'heures de travail, d'études longues et difficiles, de prises de risques etc…
Et en ce qui concerne les acteurs, actrices, chanteurs, mannequins, sportifs, qui palpent bien plus, là…. RIEN !!! Vous trouvez ça NORMAL.
Des bons mais aussi des anorexiques sans cervelle, des chanteurs sans voix, des sportifs sur le retour, ça ne vous pose pas de problème qu'ils gagnent des millions juste pour se déhancher dans la robe immettable d'un couturier sous cocaïne ou pour taper dans une baballe ???????????
Que des Depardieu, Auteuil, Dujardin (entre 3 et 5 millions d'euros),
des Madonna (15 000 euros par minute de concert, 72 millions par an),
des Gisèle Bündchen (7,5 millions de dollar par an, ou beaucoup plus)
des Zidane (13 millions d'euros par an),
des Britney Spears (6 millions d'euros par an),
des Beckam (25 millions d'euros par an),
des Tiger Woods (66 milions d'euros par an),
des Mickael Shumacher (63 millions d'euros par an, et encore, lui il prend de vrais risques) ramassent des milliards à eux tous, ce n'est pas choquant., alors dans ce cas aussi, c'est nous qui payons !!!
Dans les commentaires, je lis « C'est super, je veux être mannequin, chanteuse, actrice, footballeur… ».
De l'envie, du désir, de l'admiration. Pas cette jalousie malsaine qui vous anime quand il s'agit des grands patrons du CAC40, qui pourtant, au jour le jour, doivent certainement plus bosser !!!!
Voilà, ça m'énerve. C'est dit. Ouf.
A la prochaine…
PS : Je viens de tomber sur quelques chiffres complémentaires : Dans le Capital de Juin 2008, les chiffres suivants ont, à mon sens, bien plus de raison de faire bondir que ceux du CAC 40. Surtout que les bénéficiaires ont souvent moins de 30 ans.
Rappelons le, le patron le mieux payé du CAC40, Bernard Arnault, a gagné en 2007, toutes rémunérations et gains confondus : 13 millions d'euros.
A côté de cela :
Thierry HENRY : 17,4 millions d'euros
Patrick VIERA : 8,2 millions
Djibril CISSE : 6,9 millions
Nicolas ANELKA : 5.8 millions etc etc… l'on finit la liste avec Ribéry (5 millions), Coupet (4,7 millions) et Benzema, 20 ans tout juste, 2,8 millions.
Et claude Makalele (5,4 millions) s'est offert une montre en diamants à 90 000 euros !
Imaginez s'il sagissait de….
Je vous laisse imaginer, justement !
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| vendredi 04 avril 2008, a 23:33 |
| Tous les jours une surprise |
Je ne peux pas dire que j'apprécie toutes les surprises.
Les très grosses surprises me chamboulent trop (quoique, gagner au loto, pourquoi pas, encore faudrait-il que je joue. Et gagner sans avoir joué me surprendrait encore plus !).
Les mauvaises surprises me font peur.
Mais les bonnes surprises sans conséquences, j'adore !
Depuis que je travaille dans ma nouvelle entreprise, j'ai des petites surprises bien agréables chaque jour.
- Le premier jour, rien de spécial (alors que pourtant, un 1er avril…). Mais un premier jour est aussi toujours une surprise en soi… Agréable surprise quand-même de découvrir ses nouveaux collègues, des gens intelligents et agréables.
- Le deuxième jour, alors que nous étions en réunion, une collègue terminant un entretien rentre dans la salle afin que son interlocuteur récupère son manteau, laissé dans cette salle en arrivant. Je le regarde. Je le connais. C'est un ami !
Pas habillé comme ça, pas ici, donc mon cerveau ramolli met quelques secondes de plus que nécessaire à donner l'ordre à ma bouche de prononcer son prénom, mais il fait la même tête étonnée que moi, donc nous embrassons chaleureusement devant l'air encore plus étonné de mes collègues, persuadés à présent que je connais la moitié des habitants de la région parisienne !
- Ma surprise du 3ème jour me fait beaucoup penser au sketch de Bigard sur les chauves souris enragées. Si vous le connaissez, vous comprenez. Sinon, ben tant pis je ne vais pas vous le faire là tout de suite. Il est là.
Le troisième jour, donc, en ouvrant la porte de l'entreprise sur le palier de l'immeuble, pour aller déjeuner avec des amis, j'ai l'originale surprise de trouver une mésange (oui, l'oiseau bleu au ventre jaune) sur le paillasson. Bien sûr qu'elle est vivante ! Elle me fixe avec ses petits yeux noirs. Que faire ?
L'attraper ? Hum… Je ne m'appelle pas Peter Pan…
La faire rentrer dans l'entreprise afin de la faire ensuite sortir par une fenêtre ?
Oui, c'est scabreux, et si elle fait caca sur mon clavier d'ordi ça va m'énerver. Quand j'étais ado j'avais un canari que je lachais dans l'appartement régulièrement. Quand j'oubliais de le rentrer il se perchait sur le téléphone ou un tableau au dessus du canapé et je vous laisse imaginer la suite.
Bref, que faire… ?
Je ferme la porte, j'appelle ceux qui sont dans les parages, et j'imagine que j'ai peut-être halluciné.
J'ouvre tout doucement, elle est toujours là !
Mais comment est-elle arrivée là ???
Une prouesse. Je suppose qu'elle n'a pas pris l'ascenseur. Je vais donc la faire descendre par l'escalier, ou plutôt LES escaliers car il y a un décrochage intermédiaire.
Docile, elle sautille à quelques marches devant moi. Elle vole parfois quand elle voit le bout de mes bottes de trop près. Elle m'attend sur le palier suivant. L'entreprise est risquée car elle peut très bien décider de remonter. Mais elle est sympa, elle descend. Il faut dire que je lui parle beaucoup et je lui explique le chemin.
Le changement d'escalier se passe sans problème. Me voilà en bas. Elle est sauvée, je suis toute contente de ma B.A. du jour !
Mais non, j'avais oublié le sas automatique. Dès que je m'en approche, les portes s'ouvrent avec un chuintement qui la fait fuir de l'autre côté du hall monumental. Comment faire ?
Je la coince contre un pot de fleurs. A ce moment un homme descend. Il me voit dans ma curieuse posture, et je l'interpelle de suite : « monsieur, pouvez-vous m'aider ? Je veux sauver une mésange ». Il a souri gentiment, mais il m'a prise pour une timbrée, une Brigitte Bardot des piafs, une mini greenpeace… Heureusement, la mésange s'est envolée, ce qui a prouvé que je n'étais qu'une demi folle. Au lieu de rester devant la porte du sas pour qu'elle reste ouverte, il s'est tiré !!!
J'ai quand même eu le temps d'agiter mon manteau vivement et la mésange est passée juste avant que les portes ne se referment derrière elle. Cool !
Elle s'est ensuite scotchée contre la vitre de la 2ème porte, Zorro est arrivé avec sa cape rouge pour la rediriger (oui, c'est moi) et zou, elle a repris son envol, vers le joli ciel bleu parisien.
Chouette !!!
C'est rien, mais ça a égayé ma journée.
Evidemment, quand je suis arrivée un peu en retard à mon dej et que j'ai expliqué que c'était parce que j'avais sauvé une mésange, mes cop's m'ont regardée comme si j'avais fumé… Mais j'ai l'habitude…(pas de fumer, de passer pour folle)
Puis, le soir, en partant, j'ouvre la porte, et je trouve…. 10 centimes d'euros (que je m'engage à reverser intégralement à mes enfants une fois que j'aurai réussi à couper cette satanée pièce en 2).
Il est surprenant quand même ce paillasson !
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| lundi 21 janvier 2008, a 21:00 |
| Une histoire de chatte... |
L'histoire que je vais vous raconter m'est arrivée ce week-end. Elle n'est pas tragique, et il y a des choses bien plus graves dans la vie.
Néanmoins, lorsqu'on la vit, rien n'est plus important au monde, et quel suspense !!!
Cannelle est une petite chatte adorable. C'est la dernière de la « famille ».
Avant elle, il y a Félix, gros matou roux non castré qu'on ne voit plus qu'une fois tous les trois mois. Dans le quartier on le surnomme Couillu. Ce chat a eu tous les malheurs du monde, il est rentré dans des états épouvantables, une patte tordue, les yeux ou la zigounette en sang, les oreilles à moitié arrachées, et à chaque fois il a dormi 2 ou 3 jours et il s'est levé, réparé. C'est un chat autoréparable.
Il y a Nickel, le chat le plus crétin de l'Ouest. Il est inapprochable. Sûrement traumatisé dans sa tendre enfance, il a peur de l'homme (et de sa femme, de ses petits, de ses cousines…). Ça fait bien 6 mois que je ne l'ai pas touché. Il aime les autres chats, surtout les mâles. Il leur fait des câlins terribles, et ce, depuis que Félix, un jour de printemps, a essayé de lui grimper dessus. Lorsque l'on réussit à l'attraper, il est tout doux, il se roule en boule, tout rentre à l'intérieur (pattes, queues, oreilles), comme un hérisson, et il transpire des pattes. Mais ce n'est pas arrivé depuis bien longtemps.
Donc Il est là. Fidèle au poste. Sur le paillasson. Parfois même, il miaule derrière la porte pour dire qu'il a faim, signe que c'est un vrai chat. En plus il est pratique il mange de tout ! C'est un chat poubelle.
Némo est très mignon, dégourdi, intelligent et il l'a tout de suite été. Nous l'avons eu alors qu'il pouvait encore dormir dans les chaussons de ma fille (qui devait chausser du 26 à l'époque). Il a bien une tare, néanmoins… Sevré trop tôt, il me prend pour sa mère et me tête le lobe de l'oreille à la première occasion. Au début ça fait comme un bisou, mais au bout de 10 minutes, poliment, je l'interromps. Il reste néanmoins très indépendant et nous lui servons essentiellement de cuisiniers.
Et voilà Cannelle. La fille. La poulette. La choupette.
Elle a su très vite se faire une place au milieu des mâles et j'adore sa façon de marcher en trottinant des fesses. Nous l'avons depuis 6 mois. C'est un chat câlin. Elle n'a pas envie de sortir, elle préfère passer son temps sur les lits et attendre les caresses. Au début, elle faisait pipi partout et j'ai failli la manger en civet. Mais tout est presque rentré dans l'ordre.
Vendredi soir, Cannelle n'est pas rentrée.
Bizarre.
Nous étions sûrs de la trouver samedi matin dans le panier devant la porte.
Rien.
Enfin si, Nickel, mais c'est normal. Il est toujours là.
Samedi midi, pas de Cannelle.
Là, ça commençait à sentir le roussi. Les enfants ont pleuré à tour de rôle.
Samedi soir, toujours rien.
Et bien sûr, Dimanche non plus.
Les hypothèses étaient nombreuses : Enlèvement, séquestration, elle aurait pu s'être perdue, avoir été écrasée et jetée dans une poubelle. Un grand nombre de ces hypothèses conduisait vers la mort ou la perte.
Et nos recherches dans le quartier n'ont rien donné. Après concertation, nous avons donc décidé de mettre des petites affiches, au cas où.
J'ai fait ça bien : en couleurs, avec numéros prédécoupés, scotch double face et en avant !
Au début, j'avais marqué « Perdu petit chat » mais le « chef de famille » a décidé qu'il fallait être plus précis et marquer « perdue petite chatte », ce que j'avais essayé d'éviter, puisque j'allais coller cette affiche un peu partout et notamment à proximité des collègues et lycées du coin.
Vous voyez pourquoi ?
Ça n'a pas raté, j'ai eu 2 appels de lycéens crétins qui m'ont dit qu'ils avaient retrouvé ma chatte, et le reste de la blague bien lourde.
Bref….
Dimanche soir.
Coup de fil.
Dame gentille qui m'apprend qu'un chat a été percuté par une voiture dans une rue voisine et qu'il y a une annonce à côté de la mienne. Une vraie « petite » annonce, que j'ai en effet croisée mais pas vue en collant les miennes. En effet, « Vendredi, une jeune chatte noire tigrée a été accidentée et conduite chez un vétérinaire. La récupérer au plus vite sinon elle sera piquée. »
Le fils de cette dame l'a vue. Elle était prostrée et pleine de sang.
Brrrrrr……
Je ne vous raconte pas la nuit que j'ai passée…
Gros soucis de boulot + Pleine lune + Cannelle = Nuit pourrie….
J'ai imaginé les 4 hypothèses restantes :
- Ce n'est pas elle
- C'est elle mais elle n'a pas survécu à ses blessures
- C'est elle, elle a survécu mais nous ne l'avons pas récupérée assez vite et elle a été euthanasiée.
- C'est elle et elle va bien.
La 4ème hypothèse me paraissait minuscule et je commençais à faire mon deuil, les enfants aussi. En pleurant.
Ce matin, j'étais en transe. Je n'y pouvais rien, j'avais le cœur qui battait trop vite, j'étais fébrile et maladroite. En attendant l'heure de l'ouverture du vétérinaire en question (chez qui j'avais glissé ma petite affiche la veille), je n'arrivais à me concentrer sur rien. Même pas sur une partie de Tétris ou un autre jeu crétin.
J'ai été lâche, j'ai demandé à mon mari d'y aller en partant au travail. Et là, ça a été pire. Les secondes me paraissaient être des heures. Et tout ça pour un chat !!!!!!!!
Comment peut-on survivre à la perte d'un enfant ????
J'ai attendu.
Le coup de téléphone, enfin.
Fébrile, je décroche, en me promettant de ne pas pleurer.
Mon Allo se brise en sortant.
Et c'est finalement deux petites larmes de joie qui ont coulé.
Vivante, et en forme en plus !
J'ai bondi jusque là bas pour la récupérer enfin.
Ma petite poulette jolie…
Elle dort, elle va bien.
Toute la journée de lundi, j'ai été témoin d'un extraordinaire élan de solidarité !
Au moins 10 coups de téléphone (+ les 2 crétins) de témoins plus ou moins proches de l'évènement.
Voici le fin mot de l'histoire :
Une voiture percute Cannelle, qui en reste pantoise, immobile et muette sur la route. Un collégien voit la scène, la ramasse et la pose sur le trottoir, puis veille sur elle. Quelqu'un appelle un véto qui dit que ce n'est pas son boulot de venir la chercher. Puis la police qui dit pareil. Un attroupement, des gens qui vont sonner aux portes des maisons avoisinantes, et Cannelle toujours sonnée et qui saigne sur le trottoir, pendant 1h et demie.
Une autre dame qui cherchait aussi une solution, voit la police de proximité (je ne sais pas si c'est leur nom, mais un style. D'habitude ils font traverser les enfants qui vont à l'école) et leur en parle. Ils vont chercher une voiture et transportent Cannelle chez le véto le plus proche qui la soigne gratuitement, et m'assure que bien sûr, ils ne l'auraient pas piquée si elle allait bien.
La dame met des affiches pour prévenir. Voit les miennes le lendemain et m'appelle. Et voilà !!!!! la boucle est bouclée. Cannelle est une star.
Et un grand grand merci à tous (sauf à l'abruti qui l'a renversée, cela va sans dire.)
Je ne sais pas comment s'appelle le Dieu des petits chats, mais en tous cas, vendredi, il était là.
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| lundi 19 novembre 2007, a 22:17 |
| Scène de vie pas si ordinaire |
Ce soir, gare Saint Lazare, avant que ça n'empire...
Ce que j'ai vécu aujourd'hui était dantesque.
Autour de moi, j'ai vu des milliers de gens au regard incrédule, désolé, apeuré, violent ou vide.
Nous étions des milliers de femmes, d'hommes, de jeunes, de vieux, de toutes les tailles et de toutes les couleurs.
Ces 5 derniers jours, quand nous avions de la chance, nous étions entassés dans des boites triangulaires roulantes, archi pleines, secoués et pressés.
Quand nous n'en n'avions pas, nous étions sur les quais, attendant, espérant.
D'autres étaient moins serrés, dans leur voiture, pendant des heures. Puis les vélos, les scooters, eux-mêmes bloqués les uns contre les autres. Les piétons, les courageux, où n'étant pas trop loin de leur travail.
Depuis quelques jours, le froid. Aujourd'hui, la pluie. La nuit. Qu'est ce qui est pire après tout ?
Alors pourquoi aujourd'hui pire que les autres jours ? Pourquoi tant de monde ?
Parce que les gens n'ont plus de congés à gâcher et qu'il faut qu'ils aillent travailler. Surtout que demain c'est la grève dans les écoles et qu'ils doivent encore poser un jour.
Parce que les gens sont fatigués de se lever en moyenne 1h plus tôt et de rentrer 1h plus tard (dans le meilleur des cas)
Parce que les gens se sont fiés aux prévisions de trafic et que celles là n'ont pas été suivies.
Parce que les gens croyaient que ça serait mieux alors que chaque jour c'est de pire en pire.
Et donc ce soir, à la gare Saint Lazare, c'était indescriptible.
Je vais essayer quand même, mais ceux qui l'ont vécu savent que les mots ne reflètent pas le quart de la moitié de la situation.
Commençons par le début :
Ce matin, le rare train annoncé est arrivé presque à l'heure, déjà plein, sur un quai noir de monde. Les moins pressés ont renoncé. Je me suis trouvée juste devant la porte et ai décidé de monter dedans, coûte que coûte. Impossible. J'ai espéré que les gens dedans allaient se tasser, se répartir un peu et j'ai mis les deux pieds dans le train, tout mon corps dehors, me tenant par la barre métallique. Derrière moi, un grand monsieur a décidé de rentrer aussi, il m'a poussée à l'intérieur et m'a collée serrée. Je pouvais à peine respirer. Le train a sifflé (1 fois, 3 fois c'est qu'au cinéma) et le monsieur a eu tout l'arrière train coincé entre les portes. Décidé à ne pas abandonner sa moitié, il a effectué des mouvements de bassin saccadés pour faire rentrer le reste de son corps dans le wagon. Ce fut chose faite… On était du coup très intimes lui et moi ! Comme il était très drôle, il a fait l'animation pendant le trajet. Il a demandé à ceux qui étaient dans les escaliers de monter un peu. Un seul a bougé, il a dit bravo. Puis un truc du genre « regardez comme ils nous regardent de leur escalier, ils nous toisent. C'est les nantis, la vraie France d'en haut ». Une autre a dit « Mais avancez ! La petite dame derrière moi est si collée à moi que je sens son cœur battre ». Et c'était sûrement vrai. L'atmosphère était bien détendue et nous avons tous bien ri. Le sauna compressif faisait son petit effet, je sentais les gouttes de sueur perler sur mon front mais impossible d'attraper mon mouchoir. Tant pis. Nous étions tous dans le même état.
Ouf, l'arrivée. Le plus dur va être de sauter en arrière, mais heureusement j'ai réussi à me retourner en vol. Le monsieur aussi. Trop forts !
Les mêmes, le soir….
Je suis arrivée vers 18h, désirant prendre l'hypothétique 18h07, prévu par abcdtrains.
Point de train, ni annoncé, ni annulé, il n'existe même pas.
OK. Le prochain est annoncé à 18h27. Pas trop grave. Sauf que 27 quais sont possibles. Donc, où se mettre ? Devant les voies habituelles ? Ou stratégiquement en retrait afin de pouvoir réagir plus vite ?
Je choisis le retrait. Puis la gare de remplit. Je privilégie alors la place juste en dessous des panneaux d'affichage, en face du quai 10. Petit à petit, l'heure tourne. Il est maintenant 18h20. On nous annonce un train, mais rien à l'horizon. Nous sommes de plus en plus serrés.
La gare est vide de trains. C'est louche. Certains renoncent et rebroussent chemin. Mais ils n'atteindront jamais la sortie, car la foule est si dense qu'on ne peut la traverser.
2 trains sont annoncés pour des directions différentes de la mienne, sur des quais très éloignés.
Cela donne une foule compacte qui ne bouge pas, et deux mouvements opposés qui vont à gauche et à droite. La collision a lieu pile là où je me trouve. Une maman est avec sa fille et la protège du mieux qu'elle peut des coups de sacs ou de coudes. Il y a même un groupe de types bourrés qui passe en écrasant tout le monde. La tension monte.
Ouf, le gros des troupes est passé. Nous attendons encore. J'ai mon sac contre moi et les bras repliés dessus. Je voudrais téléphoner mais je ne peux pas bouger les bras pour ouvrir mon sac.
18h30, un train arrive, il a une bonne tête, il ressemble au nôtre (celui que les « gens » attendent avec moi depuis 1 heure). Il arrive au quai 12, donc pas loin de moi. Il n'est pas affiché mais c'est sûrement lui.
A ce moment précis, il se passe une chose très bizarre que je n'ai jamais vécue avant : je suis transportée de quelques mètres sans même m'en rendre compte. La foule se presse, comme si nous étions dans un entonnoir et qu'on ouvrait la vanne. Je me sens grain de sable de sablier, goutte d'eau dans la tempête, toute petite, incapable de résister à la force qui me pousse. Tous, nous hurlons : « poussez pas ». Et ils poussent. Je me retrouve derrière un panneau d'affichage posé à terre, je mets 5 bonnes minutes à m'en dégager, car il penche de plus en plus et j'imagine les titres du 20 h : « Gare Saint Lazare, une mère de famille écrasée par un panneau renversé par la foule. »
Non, pas ce soir, ce n'est pas mon heure. Une fois derrière le panneau, je vois les gens qui se pressent et le poussent. Je leur dit « mais arrêtez, vous ne voyez pas que c'est dangereux ? »
Ils s'en contrefichent.
Chacun pour soi ? OK, chacun pour soi.
Un peu plus loin j'entends une bagarre.
Les CRS sont là. (ou Police ferroviaire, je ne sais pas)
Le problème est le suivant :
X personnes descendent d'un train et se retrouvent dans le goulet du bout du quai.
X personnes (mais 10 fois plus nombreuses) veulent monter dans ce train et poussent vers le train. Et moi je suis au milieu !
Les CRS s'énervent alors, montent sur la locomotive pour nous dire de laisser sortir les gens. Rien n'y fait, les gens qui sortent sont repoussés vers leur train. C'est débile, insoluble, mais le mouvement de foule est débile aussi, et incontrôlable. Ceux de derrière ne voient pas ce qui se passe et croient qu'il faut pousser pour avancer. J'ai perdu la maman et sa fille. J'ai peur pour elles. Je suis tordue, écrasée, compressée. Que j'étais à l'aise dans mon train ce matin ! C'était un 3 étoiles à côté de ça. Scènes de panique, les gens commencent à crier. Les flics s'énervent, sortent les matraques et les gaz lacrymo. Wahhhhhhhh ! ça pue d'avance. Heureusement ils ne s'en serviront pas. Mais ça sent la bavure. Je ne peux rien faire d'autre que suivre le mouvement. Une jeune femme veut aller sur le quai 14. Pas le choix, elle ira sur le 12. Il ne fallait pas être là.
J'ai peur. Franchement. Je sens mon cœur qui s'est mis en mode maximum, mon adrénaline prête à envahir mon corps. Des hommes se battent. Des femmes pleurent, hurlent. C'est horrible.
Je n'ai jamais vécu ça, et pourtant des trains et des grèves, j'en ai vu.
Finalement, la police fait un cordon « sanitaire » avec les matraques pour faire évacuer le quai des voyageurs déjà arrivés. Il y a une brèche sur le côté, dans laquelle je m'engouffre encore malgré moi. Les gens réalisent qu'il y a un trou et donc le quai, juste avant le train. Mouvement de recul. Je me retrouve le dos scié par une matraque. Puis le quai se dégage, les derniers sont sortis. Je sors du bouchon. Miracle. Je respire un grand coup puis je cours, tout au bout du train. Incroyable, j'étais parmi les premiers et il est déjà plein. Je monte dans l'avant dernier wagon. Je leur dis « avancez, montez le plus possible. Il y a 1000 personnes qui arrivent, on va tous crever. » Oui, à ce moment là, je suis un peu extrémiste dans mes propos, mais je suis passée en mode « guerre civile » et Rambo, c'est mon pote.
Personne ne bouge. « OK, vous n'avancez pas ? Alors JE monte ». Et je me suis frayée un chemin. Fermement. Au premier étage du train, on respire. Une dame très gentille me propose même sa place. C'est que je dois avoir une de ces têtes !!!! finalement, elle prend juste mon sac sur ses genoux, et j'observe, de ma tour d'ivoire les scènes de panique, en dessous, et tous les gens qui n'ont pas réussi à monter dans ce train, le seul de l'heure, et le dernier avant un long moment. J'ai les membres qui tremblent, je transpire. A ce moment, il ne faut pas m'énerver plus. Et je sens que nous sommes presque tous dans cet état. Il suffit d'une étincelle.
A ce moment là, je maudis ces grévistes, je leur en veux terriblement de mettre la vie de tous ces gens en danger. Entre les vélos, les automobilistes excédés, les mouvements de foule comme celui là, oui, ils mettent en danger des vies. Ils polluent la planète. Ils nous coûtent cher.
Je leur en veux de nous infliger ce stress. Je leur en veux de nous pourrir la vie, de monopoliser nos blogs et nos sujets de conversation, de nous rendre acariâtres, fatigués.
Je leur en veux.
Je les maudis.
Qu'ils aillent au diable, eux et leurs privilèges.
Pourquoi les pompiers, les militaires n'ont-ils pas le droit de faire grève ?
Vous trouvez ça normal ? Evidemment ! « Allo le 18 ? ah non, y'a grève. Débrouillez vous avec le feu ».
Alors pourquoi ce service public là n'en est pas un ?
Pourquoi n'a t-on pas le droit de remplacer un gréviste ?
Pourquoi ces gens sabotent le travail de ceux qui veulent travailler ?
Pourquoi ces gens ne pensent-il qu'à eux ?
C'est décidé, demain, je prends mon vélo. Je ne veux pas revivre ça.
Heu, il pleut demain ???
Oui…
Bon…
Je vais réfléchir. Avec un peu de chance il y aura moins de monde (moins de fonctionnaires qui travaillent, moins de parents puisqu'il faut garder les enfants….)
A suivre…. |
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| dimanche 18 novembre 2007, a 18:46 |
| La passion n'est pas durable |
La passion, c'est quoi ?
Après la fidélité, l'amour, l'amitié sans sexe, voici la passion ! Que ceux qui m'aiment se rassurent, je vais très bien. L'idée a germé au cours d'une conversation amicale alors que nos points de vue sur ladite passion n'étaient pas les mêmes.
A tous ceux qui recherchent la passion et l'entretiennent à tout prix, je vous en redonne la définition :
"Passion vient du latin patior signifiant souffrir, éprouver, endurer autrement dit un ensemble d'états dans lesquels un individu est passif, par opposition aux états dont il est lui-même la cause. Ce sens ancien est resté et un nouveau sens en est dérivé. En effet, de nos jours le mot passion est aussi employé pour parler d'une émotion qui est plus forte que nous (d'une certaine manière que l'on subit), comme dans l'expression avoir une passion pour quelque chose."
A première vue, ce n'est quand même pas tip top tous les jours !
La littérature a largement traité le sujet. Le côté destructeur de la passion ressort presque toujours. Même " le zèbre " auquel je fais souvent référence, finit par disparaître pour entretenir la passion de sa femme. C'est un peu ballot non ?
Quelques citations :
(source " petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête...et par beau temps aussi ". Christine ORBAN)
- Le début d'une passion, c'est quand une seule personne cache toutes les autres. La fin, c'est quand elles réapparaissent.
- L'amour range, la passion dérange.
- La passion passera... Cela semble inimaginable et réconfortant tout de même de se le dire quand on est dedans.
- La durée différencie l'amour de la passion.
- La seule différence entre le caprice et la passion d'une vie, c'est que le caprice dure un petit peu plus longtemps. Oscar Wilde, le portrait de Dorian Gray.
Certains couples, certains éléments du couple espèrent à tout prix vivre toute leur vie cette passion. Je pense que c'est impossible, avec la même personne, dans la vraie vie, et que surtout, c'est bien inutile. Me voilà bien péremptoire... Attention, je vous vois vous hérisser d'ici, singles et jeunes couples encore passionnés, idéalistes voguant de passion en passion, ou vous, oui, vous, qui me lisez et qui vous méprenez sur les termes que vous employez quand vous parlez de passion.
La passion est destructrice, la passion est faite de cris, de pleurs, de vengeances (crimes passionnels...), d'espionnage, de retrouvailles tumultueuses et forniquantes, de jalousie, de baisers langoureux et durables, de lettres, de pensées incessantes, de doutes, de menaces de suicide, de mauvaises certitudes, d'envie, de désirs, de tristesse, de coeurs qui s'emballent, de TOUJOURS, de JAMAIS, d'Adieux, de petits matins ensoleillés et prometteurs, de solitude, de mains qui se frôlent et se déchirent etc etc....
Oui, c'est bon. Mais il ne faut pas être cardiaque pour vivre la passion à long terme. Et tout est question de dosage !
La vie n'est ni un film américain, ni un roman. On n'épouse pas Reth Butler tous les jours en fuyant Atlanta en flammes, on ne vit pas avec James Bond, on ne détruit pas entièrement sa maison soi même sur un coup de tête même si on s'appelle Mr et Mrs Smith, on traverse finalement assez peu l'Atlantique juste pour dire je t'aime et on a rarement le loisir d'hésiter entre Brad Pitt et George Clooney...
Que devient votre passion, votre désir de passion éternelle, dans la vraie vie ?
Il faut être deux pour accepter cette folie. Seul l'un des 2 joue les Roméo ?
Terriblement frustrant...
Les enfants sont-ils compatibles avec cet amour flamboyant ? Dans l'aile nord du château, oui. Dans un F3 à Bondy, ils le comprennent moins. Ça donne, le lundi à l'école : " Mon papa et ma maman, ils se courent après, tout nus, ils ferment la porte de la chambre et ma maman pleure et pousse des cris parce que papa lui fait mal ."
Au 203ème bouquet de fleurs livré au bureau par un groom déguisé en coeur rouge, on trouve ça moins fantastique. Et on se dit qu'il ferait mieux d'acheter un lave vaisselle s'il ne sait pas quoi faire de son argent.
Le dîner aux chandelles reste un bon truc. Mais en général on y parle de plombier qui n'est toujours pas venu et encore sans prévenir, de la gastro de la petite et de la belle mère qui fait encore des siennes. Les projets d'avenir, les grandes décisions, elles ont soit été déjà prises, ou bien on en parle à table à la maison entre la poire et le fromage, ou en voiture. Sinon, c'est que c'est grave, genre "faut qu'on parle".
Une fois de temps en temps, oui, on s'habille joli, on va dîner, on refuse poliment le champagne et on annonce qu'on va avoir un autre bébé. Mais le lendemain, l'élu nous retrouve en train de gerbouiller notre petit dej au dessus des toilettes et c'est nettement moins " passionnant ".
La passion résiste elle à la grippe ? Perso je ne l'ai jamais eue, mais je doute que ce soit le moment pour faire des jolies déclarations d'amour ou de grandes envolées lyriques, à une petite chose tremblante et transpirante qu'on ne peut même pas toucher sous peine de se brûler les doigts. Pas facile de redémarrer après. Et à la gastro entérite ???? Là, j'affirme que non. Outre le bruit et les odeurs, il y a la honte absolue. J'ai l'habitude de m'évanouir quand j'ai une gastro. La dernière fois, il y a 5 ans, j'ai vomi sur mon mari. Sans même m'en rendre compte. Il m'assure qu'il a oublié. Je n'en crois rien.
La passion résiste elle a l'accouchement ? C'est un des moments les plus forts que peut vivre un couple, d'une intensité fabuleuse, mais ce moment est créateur d'amour, de bonheur. Pas de passion. Car en même temps, c'est gore...
La vie en famille est à mon avis un obstacle à la passion, qui cède alors la place à l'amour, profond et constructif.
En famille, on se chamaille pour des détails, surtout si tout va bien. Si on a des vrais problèmes, on y pense, on tente de les résoudre, on se soutient et s'aide. Pas de passion là dedans....
Le seul moment où, à mon avis, on revit la passion des débuts dans un couple, c'est quand la rupture a été évitée de peu, ou qu'un grave problème a été résolu. Retrouver sa femme qu'on croyait ensevelie sous l'avalanche 5 jours avant vous redonne du jus pour quelques mois. Savoir que finalement, il vous choisit vous, plutôt que cette pouff plus jeune qui a failli vous le voler, et vous vous sentez pousser des ailes. Lingerie fine, guêpière, massage à l'huile aphrodisiaque feront votre bonheur quelques temps, ainsi que celui des commerçants. Puis la vie reprendra le dessus.
C'est la routine qui vous fait peur ????
C'est pour éviter ce que vous croyez être un écueil que vous êtes prêt à toutes les folies ? Vous ne pourrez rien contre le quotidien et son côté répétitif. Si vous êtes heureux à l'instant T dans la maison M avec le conjoint C, pourquoi vouloir toujours plus ? Changez-vous de marque de café tous les matins ? Sans doute non. Vous êtes content de le sentir au dessus du bol, ce café que vous avez choisi parmi d'autres et qui vous va bien. Le couple c'est pareil. Il faut avoir la sagesse de savoir apprécier ce que l'on a, si c'est bien. Ça n'empêche pas les surprises, les mots doux, les attentions, les bisous dans l'oreille ou la grosse pelle au cinéma, mais là, c'est encore de l'amour.
Et même si on ne court pas sur ce quai de gare pour se jeter dans les bras de l'autre, en pleurant de joie, on est quand même fichtrement contente de le retrouver, et c'est bien ça l'essentiel.
Un petit sondage pour finir, pour voir si vous êtes d'accord...
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| samedi 10 novembre 2007, a 20:53 |
| L’amitié hommes femmes, ça existe ? |
« Le très joli dessin ci dessous, sorti de mon esprit tordu est finalement très simple.
Dans 90% des cas il n'y a pas de problème. Seules 3% des histoires finissent mal. Alors on peut vraiment se lancer dans l'amitié sans arrière pensée ! »
Flo, blogueuse, éternelle optimiste.
Quoi ? Encore ?
Mais qu'est ce qu'elle a la Flo en ce moment ?
La fidélité, l'amour, et maintenant les hommes et les femmes.
Ne vous inquiétez pas... Après plusieurs (horribles) jours en panne d'Internet je reviens en pleine forme et si je vous parle d'amour, c'est temporaire, c'est pour mieux vous parler des fonctionnaires ou de mon dernier soutien gorge jusqu'à la fin du mois...
Alors est-ce que c'est possible ?
Sans hésiter, je dis OUI.
Pour tout un tas de raisons, dans une multitude de cas, et aussi parce que j'en ai plein.
LInternaute s'est aussi penché sur la question récemment. Cest un mâle (un vrai, avec des poils et des muscles) qui me l'a envoyé, d'ailleurs.
Dans le mini sondage, 48 personnes disent que cela est possible, et 18 impossible. Donc, globalement, je suis dans le « move ».
Pour une fois ça rassure...
Tout d'abord, il faut savoir ce que l'on entend par amitié.
Pour moi, l'amitié, cest comme l'amour, avec du sexe en moins. Ah non, ça marche pas. On aime nos enfants et on ne couche pas avec.
Alors, l'amitié, cest comme l'amour, sauf qu'on a le droit d'en avoir plusieurs. Heu, non. Avec les enfants ça fait encore flancher le raisonnement. Et puis certains ont plusieurs épouses.
Ne parlons pas d'amour en général alors. Car on est sensé aimer ses amis. Sinon, ce n'en n'est pas.
Parlons d'amour charnel, d'envie, de désir.
Alors, est-il possible d'avoir des amis d'un autre sexe sans les désirer ?
Ben oui évidemment !
- S'ils sont très vilains, qu'ils sentent pas bon, qu'ils sont trop vieux ou trop jeunes pour nous. Ou que tout simplement on ne se plait pas. En bref que toute notion de désir est formellement exclue.
- S'ils sont gays et nous aussi. Là, pas de problème ! Mais cest un peu tiré par les poils.
- Si le sexe et le désirs sont pour nous des notions lointaines ou que vraiment, ce n'est pas ce qui nous intéresse dans la vie. Et puis on peut aussi changer au cours de la vie. Etre à certains moments plus dans la séduction, l'envie, ou justement pas du tout et tranquille, heureux comme ça
- Si ce sont des couples amis, ou les amis du mari, ou les amies de la femme et qu'au bout de 23 ans de vacances ensemble, de réveillons, de week-end et de soirées, on est vraiment tous potes. Profondément. Et qu'on se regarde comme si on était de la famille. On peut même se voir tout nus sans arrière pensée.
Dans tous ces cas (et quand même les plus nombreux, on n'est pas des bêtes quand même), l'amitié est bien sûr possible. Elle est même très chouette car le fait dêtre du sexe opposé amène un autre regard, des bons conseils éventuels, et notre différence nous enrichit.
Là où il y a problème, c'est si il y a attirance.
Si elle est mutuelle, et bien allons y, finissons en et on verra bien.
Entre adultes raisonnables et consentants, je ne pense sincèrement pas que cela puisse réellement gâcher une vraie amitié. Ou alors, c'est que celle ci était fondée sur le désir de l'un ou de l'autre et que depuis longtemps tous ses actes étaient manipulation pour réussir un jour à basculer l'autre sur le sofa. L'autre a pris pour de l'amitié ce qui n'était qu'une sombre machination guidée par les hormones du désir, et finalement, pas de regret. Cétait un faux ami.
Oui, ça peut aussi mal se passer parce que l'un devient plus amoureux que lautre ou qu'ils ne sentendent pas sexuellement. Et on peut se perdre. Il y a un risque. Mais si cest quelqu'un qui a un grand potentiel d'amitié avec nous, je ne pense pas que le risque soit si grand. Ça fait même des souvenirs !
Tout dépend du degré d'amitié sincère qui existait avant. Je crois que j'ai toujours commencé par coucher et suis devenue amie ensuite. Mais je pense que ça ne gâche pas forcément tout. Il faut pour cela être à l'aise avec soi même, assez libéré, et pouvoir mettre ce moment à part.
D'ailleurs, le fait de coucher avec votre fiancé/conjoint/copine ne vous empêche pas d'avoir avec elle/lui une conversation sérieuse avec, d'aller au ciné, au restau, en vacances ou de travailler ?
Une fois les premiers effets de la passion dépassés, vous pouvez le/la regarder dans les yeux sans nécessairement le/la voir à poil beuglant qu'il en veut encore ?
Pourquoi donc le sexe gâcherait tout à l'amitié alors qu'il renforce l'amour ?
Dans certains cas, le fait de coucher quelqu'un, même si ça ne dure pas, peut aussi déboucher sur une jolie amitié après. Un de mes témoins de mariage est un ex. C'est dégueulasse ? Ben non. Et puis j'avais 17 ans, il y a prescription. Je trouve justement qu'une fois qu'on a éliminé toute ambiguïté, on remplace cela par de la complicité, sans gène. Et c'est très agréable.
Je suis un peu confuse. Si si, je le sens bien.
C'est parce que je pense à plein d'amis en même temps. Et que chaque cas est si différent...
En résumé, je dirai ceci :
L'amitié est possible entre homme et femme.
S'il n'y a pas d'attirance, elle est simple.
S'il y en a et qu'elle est mutuelle, et bien yaka et on verra bien. On pourra toujours se marier ensuite. On pourra rester copains quand même ou même le devenir si on ne l'était pas encore tout à fait.
Parce que OUI, je vous l'affirme, le conjoint, quand on ne joue pas à la guerre des Roses, ça reste quand même notre meilleur pote ! On se dit beaucoup de choses, on se tient au courant, on ose dire que cette cravate est à chier et que cette robe nous grossit, et souvent on vote même pareil.
Et oui, un couple, un vrai, pour moi c'est avant tout les meilleurs amis du monde qui couchent ensemble. Sinon, cest une liaison, une relation, mais passée la passion, on n'a plus rien à se dire.
Ah oui, reste le sujet délicat de l'attirance, mais pas mutuelle.
Plusieurs cas de figure :
- Celui qui veut est un gros boeuf, il n'a pas compris que l'autre ne veut pas, ou ne veut pas comprendre, se croit irrésistible, change de stratégie comme de caleçon, se prend un râteau à chaque fois et continue quand même. La belle va se lasser. Ils ne vont plus être amis, cest sûr. Sauf si elle a besoin d'avoir une cour de prétendants, auquel cas elle le fera mariner jusquà ce que lui se lasse. Si ça les amuse cest pas pire qu'une partie de Bowling ratée ou de golf boueuse...
- Celui qui veut arrive à la séduire, à lui montrer que finalement il est génial et elle lui tombe dans les bras. Les amis deviennent amants tout en restant amis. Super. (voir l'excellent film « avant quil ne soit trop tard »)
- Celui qui veut sait qu'il n'y arrivera pas. Il en prend son parti. Fantasme en douce mais ne fait pas son gros lourd, bave aux lèvres, à essayer de lui tripoter les fesses à la première occase. Il n'est pas forcément malheureux. Il est content de la voir, même s'il sait qu'il ne se passera rien. Un jour, il rencontrera sa chacune et on espère qu'il restera copain avec la miss.
Et voilà ! C'est simple non ????
Dailleurs, l'amitié, ce n'est pas non plus de la séduction ? On se fait rire, on cherche à capter l'attention, on se fait des cadeaux, on s'appelle, on se raconte nos vies, on fait des tas de trucs ensemble et on est contents qu'il/elle soit là.
ARGHHHHHH !!!! Pourquoi se prendre autant la tête ?
Ce qui doit arriver arrive. Wait and see...
Qu'en pensez vous ?
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| jeudi 01 novembre 2007, a 16:51 |
| Aime moi comme je t'aime.... |
J'ai déjà écrit sur l'amour, sur la fidélité. Le sujet est immense, et je suis plus scientifique que philosophe. Je n'ai nullement l'intention de balayer tout le domaine. Néanmoins, une autre question me taraude.
Lorsque j'observe mon propre comportement, mes propres désirs et besoins, lorsque j'écoute mes amis, amies, relations, j'entends souvent une même plainte, même si elle est exprimée différemment selon les cas.
Je, tu , il, elle, nous, vous, ils… Presque tous, nous aimerions être aimés de la même manière que nous, nous aimons (ça marche avec je, tu, il mais je ne vais pas tous vous les faire !)
Celles et ceux qui échappent à ça, qui arrivent à aimer de façon totalement inconditionnelle, sans aucun égoïsme, comme on peut aimer un enfant par exemple (même laid, bête, méchant, nul en tout, on l'aime), sont sans doute véritablement heureux de cet amour.
Ça marche aussi avec les amis.
Je ne suis pas sûre d'être claire…
Il faut des exemples.
J'ai déjà entendu une femme dire que si son amour est heureux avec une autre qu'elle, c'est le principal. Car elle l'aime et seul son bonheur lui importe.
Wahhh !!!
C'est super méga fort comme amour ça !
Est-ce que je rêve, ou ce que la plupart d'entre nous aiment mais attendent un retour d'amour similaire au leur ?
Est-ce que nous, les femmes, nous ne rêvons pas un peu trop du grand amour chevaleresque, tel qu'on le voit dans les films ou les pubs ?
J'ai souvent imaginé nos retrouvailles, courant, nous nous jetions dans les bras de l'autre avec fougue. En réalité, sur le quai de la gare, nous marchions. Petit smack. Salut. ça va ? Ouais, ça va.
A chaque fois, terrible atterissage dans la réalité.
Si Valérie aime de façon étouffante, assaillant son compagnon de mails, de texto et de mots doux, de cadeaux, est-ce qu'elle n'a pas l'impression qu'il ne l'aime pas s'il n'y répond pas avec le même empressement ?
Si Stéphanie dit « je t'aime » à toutes les sauces, et que Bernard, pudique et réservé, n'y arrive pas, n'a t-elle pas l'impression qu'il ne l'aime pas ? Surtout si elle lui a dit ce qu'elle attendait de lui ? Du coup Stéphanie | |