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FLO, le BLOG sans filtre - "Mémos, mes maux et mes mots"
vendredi 29 mai 2009, a 14:10
Et s'ils partaient finalement ?

Je viens de recevoir ceci. Evidemment je ne résiste pas, c'est la période pour ça…

 

Je me demande même si je ne l'ai pas déjà mis l'année dernière en fait.

Pas grave…. :

 

Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas.

Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.

Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne). Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna ceci :
. Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne paient rien.
. Le cinquième paye 1 euros
. Le sixième paye 3 euros
. Le septième paye 7 euros
. Le huitième paye 12 euros
* Le neuvième paye 18 euros
* Le dernier (le plus riche ?!) paye 59 euros.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement!

Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de fidélité !
« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes.
Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement.
Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?

Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3.33 euros. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière.
Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs. Ce qui donna ceci :
* Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? Ndt)
* Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% de réduction)
* Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction)
* Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction)
* Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction)
* Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
« J'ai seulement eu 1 euros sur les 20 euros de remise », dit le 6ème il désigna le 10ème « lui, il a eu 9 euros ».
« Ouais ! dit le 5ème , j'ai seulement eu 1 euros d'économie » « C'est vrai ! » s'exclama le 7ème , « pourquoi aurait- il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction »> « Attendez une minute » cria le 1er homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres!».
Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent.
La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !
Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition.
Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.
Taxez les plus fort , accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils vont boire à l'étranger...


Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication
n'est possible.

dimanche 11 janvier 2009, a 21:55
Pas logique...

C'est l'histoire d'une vieille dame à l'hôpital.

Elle a 96 ans. Elle a toute sa tête, mais tellement de choses qui ne vont pas ailleurs qu'elle n'en peut plus de lutter.

Elle voudrait « partir », comme elle dit.

Elle a fini, elle a fait tout ce qu'elle devait faire. Maintenant, à quoi bon rester sur terre si c'est pour souffrir comme ça, depuis des mois.

Elle nous dit Adieu depuis des années, déjà.

Mais elle est toujours là.

 

C'est l'histoire de médecins qui font tout pour la garder en vie, qui la bourrent de médicaments, lui charcutent les veines à la recherche d'un ultime endroit pour piquer.

Des médecins qui font leur métier.

Des médecins montrés du doigt, ces derniers temps, pour avoir laissé mourir des gens qui n'en avaient pas envie.

Alors la vieille dame, ils la maintiennent, même si elle ne veut pas.

On lui amène des plateaux garnis, à 8h, 12h00, à 18h20. Du gigot d'agneau (qu'elle ne peut pas couper), des haricots (froids), des clémentines (qu'elle ne pourra pas peler), des choses sucrées (elle est diabétique).

Alors elle ne mange rien.

Elle n'a pas faim, elle veut mourir et elle n'y arrive pas toute seule (ni à manger, ni à mourir).

Son plateau repart, quasi intact, tous les jours, à la poubelle.

Des clémentines, des bananes, des fromages emballés, des yaourts…A la benne. Tout ce gâchis…

 

C'est l'histoire d'un mec, normal.

Et qui donne aux restos du cœur, tous les ans. Parce qu'il pense qu'aujourd'hui, on n'a plus le droit d'avoir faim ni d'avoir froid.

 

 

Aujourd'hui, je me pose la question.

Est-ce que tout ça est vraiment logique ?

Est-ce que notre système de vie ultra protégé, cloisonné, légalisé, ne nous empêche pas de voir l'évidence ?

 

Pourquoi la vieille dame ne pourrait pas dire à son médecin : « Docteur, arrêtez tout. Endormez-moi gentiment » ?

Pourquoi l'hôpital ne pourrait-il pas donner les restes des malades non contagieux à ceux qui ont vraiment faim, dehors ?

 

Pourquoi tout est toujours aussi compliqué ici ??????

 

mardi 30 décembre 2008, a 23:55
HAPPY 2009 !!!

Et voilà, on y est presque.

Alors un tout petit peu en avance, mes vœux sonores et animés.

A l'année prochaine !



samedi 18 octobre 2008, a 00:23
Pauvre Marseillaise...

Un de mes amis m'a presque reproché l'autre jour de ne pas écrire de sujets polémiques ces temps ci. Je n'avais pas l'inspiration belliqueuse.

Mais me revoilà…

 

 

Je n'aime pas le foot, ou plutôt, je m'en foot (Wahh trop facile !).

Je n'ai aucune affection particulière pour Lââm.

Je ne connais pas la Marseillaise par cœur.

Mais son côté solennel me donne toujours des frissons.

Et si j'avais été dans ce stade ce jour là, ça m'aurait donné envie de pleurer.

 

Partout sur la toile, sur les sites de partage, sur les blogs, je lis une avalanche d'insultes pour les uns ou les autres, un délire de mots totalement disproportionnés, n'ayant plus rien à voir avec le stade, comme si cet événement cristallisait une haine féroce entre communautés. C'est peut-être vrai pour certains. Mais en entendant le volume sonore des sifflets ce jour là, je ne peux pas y croire.

Je ne peux pas croire que la moitié du stade de France se rendait compte de l'ampleur de « l'insulte » et de ce que ça allait impliquer.

 

Comme certains journalistes entendus, je m'interroge. Quel intérêt à siffler l'équipe nationale de leur pays d'accueil, composée en majorité de jeunes d'origine africaine, comme eux ?

Jalousie  parce qu'ils ont réussi ?

Pourquoi venir les voir jouer alors ?

Haine pour la France qui ne les « intègre pas » ?

Je ne veux pas entendre ça. Pas dans notre pays. Je ne veux même pas ouvrir le débat là dessus. Les mecs qui vont au stade de France en copains ne sont pas les plus malheureux de la terre ! Soit ils ont payé, soit ils sont invités gratuitement.

Qu'ils ouvrent les yeux sur le monde.

Connerie pure ? Imbécillité (avec 2 L, oui oui) chronique ? Crétinerie profonde et irrémédiable ?

C'est bien possible…

Et en général, ça ne s'arrange pas avec le temps.

Est-ce que par hasard ça ne serait pas une réaction du même type que celle qui les pousse à brûler les voitures de leur quartier (et donc de leurs voisins) pour marquer leur « haine » ?

A mettre le feu aux bus pour ensuite hurler qu'on ne les aide pas à se déplacer ?

A caillasser les pompiers qui viennent sauver leurs sœurs ?

 

Le cercle vicieux tourne, tourne, tourne. De plus en plus vite. Celles et ceux qui ont compris sautent du manège en marche, courent et finissent par reprendre leurs esprits.

Les autres continuent, salissant l'image de tout leur peuple, rendant encore plus difficile leur avenir, et quand les pièces du manège cèderont, ils iront tous droit dans le mur.

Le pire, c'est qu'ils diront que c'est pas leur faute…

 

 

 

PS : Pour détendre l'atmosphère, allez faire un tour ici...

 



vendredi 06 juin 2008, a 07:32
Un accident de car...

 

Un accident de car…

Un accident est toujours stupide.

Il y en a des centaines, des milliers de par le monde, chaque jour.

Et des attentats, des catastrophes naturelles, des maladies, des injustices, des gens que l'on aime, et qui partent, quand même.

On ne peut pas passer sa vie à pleurer sur tous les malheurs du monde.

Les médias décident de nous attendrir avec tel ou tel évènement alors que des drames semblables ne font aucun écho.

 

C'est en me répétant cela que j'écoutais les extraits de la cérémonie d'Adieu aux 7 enfants, morts écrasés par un train, à Allinges, en haute Savoie, dans leur car scolaire, pour quelques secondes de perdues, ou pour avoir voulu gagner ces quelques secondes. Ce n'est plus le problème.

J'écoutais les parents, qui, la voix étranglée par le chagrin, parlaient une dernière fois à leurs gamins.

J'écoutais leurs amis, raconter des scènes de vie passée qui jamais plus ne se reproduiront, des petits détails qui prenaient soudain une importance démesurée.

J'écoutais ces cœurs meurtris, ces vies brisées, ces amours infinis, et je pleurais, de grosse larmes silencieuses couraient le long de mes joues.

 

Comment ne pas s'identifier ?

Ces enfants n'habitaient pas dans un pays en guerre, ces enfants ne prenaient pas de risques particuliers, ces enfants n'étaient certainement pas des anges, mais ils avaient toute la vie devant eux.

Ces enfants auraient pu être les miens, les vôtres, leurs amis, leurs cousins.

Je ne les connaissais pas il y a quelques jours.

Ils sont soudain si proches, et pourtant si loin, partis, à jamais.

 

Mes pensées les plus profondes à tous ceux qui les aimaient, et à tous ceux qui en garderont une blessure indélébile.

 

 

mercredi 28 mai 2008, a 09:50
Coup de gueule du jour : votre mauvaise foi me hérisse.

Je suis énervée.

Et donc il faut que ça sorte, tout de suite.

Je suis énervée par votre mauvaise foi.

 

Je dois écrire depuis longtemps une bafouille sur la fuite des capitaux à l'étranger, chiffres à l'appui, se basant sur un article économique lu dans Capital.

J'en parle souvent, mais cela devient nécessaire de remettre les points sur les i. Promis, bientôt. Il faut aussi que je parle des pêcheurs.

 

A l'heure où le pouvoir d'achat fait tirer la langue à la majorité d'entre nous, nous cherchons un responsable de notre malaise, nous pointons du doigt ceux qui sont augmentés quand nous n'arrivons à tirer, dans le meilleur des cas, que 2% d'augmentation (pour ma part, avec le rachat de ma société et mon changement de boulot, j'ai perdu 34% de salaire, alors c'est vous dire si je suis objective en la matière et ultra concernée !).

Sarkozy est parfait dans le rôle, surtout qu'il nous avait promis un peu vite une augmentation du pouvoir d'achat.

J'entends donc, à la caisse du supermarché, des « gros bœufs » accuser le gouvernement de l'augmentation du prix de l'essence. Notre vision franco-française de l'économie mondiale me fait parfois bondir…

Je reçois des e.mail avec des fichiers powerpoint qui tentent de démontrer que le dollar est moins cher qu'avant, le baril plus cher, et que l'un dans l'autre ça devrait nous coûter le même prix qu'avant. Et que donc il y a des gros pourris qui s'en mettent plein les fouilles.

Sûrement.

Mais c'est aussi sans compter le prix du transport de pétrole qui, depuis l'Erika et le renouvellement quasi systématique de la flotte mondiale, a fortement augmenté.

Malgré cela, les tempêtes existeront toujours (de plus en plus) et il y aura d'autres marées noires. On trouvera d'autres responsables, à ce moment là parce que la faute à « pas de chance », ce n'est pas notre genre.

 

Et coup de grâce, je lis ce matin dans mon « 20 minutes » un article sur les grands patrons du CAC 40 qui ont été augmentés de 58 % en 2007. L'enveloppe globale atteint les 161 millions d'euros qu'ils se partagent à 40. Soit un peu plus de 4 millions chacun.

Quelle honte !!!!!

Nous aussi on voudrait bien !

Quelle bande de voleurs, de gros pourris, de profiteurs, c'est dégueulasse. Il  faut leur couper la tête...

C'est ça que vous voulez entendre ? C'est en tous cas ce que je lis en substance dans les commentaires des lecteurs de cet article.

Plusieurs choses qui m'agacent :

* Ce côté typiquement français de regarder toujours dans l'assiette du voisin. Qu'est ce qui t'empêche, toi, étudiant, de devenir grand patron du CAC40 ? Le manque d'intelligence ? De courage ? l'exemple familial ? La paresse ? ou un peu de tout ça. Alors au lieu d'être jaloux, regarde et imite.

* Cette méconnaissance des chiffres notoire.

Qu'est ce que ça changerait pour vous si ces patrons gagnaient zéro euros ?

2,6 euros de plus dans l'année pour chacun ! Wahou !!!!!!! ça vaut le coup de faire une révolution !!!!

* Et surtout, surtout et surtout :

Cette mauvaise foi !!! Je vous vois pleurer, cracher sur ces grands patrons qui palpent gros, certes, mais au prix d'énormes sacrifices passés, de beaucoup d'heures de travail, d'études longues et difficiles, de prises de risques etc…

Et en ce qui concerne les acteurs, actrices, chanteurs, mannequins, sportifs, qui palpent bien plus, là…. RIEN !!! Vous trouvez ça NORMAL.

Des bons mais aussi des anorexiques sans cervelle, des chanteurs sans voix, des sportifs sur le retour, ça ne vous pose pas de problème qu'ils gagnent des millions juste pour se déhancher dans la robe immettable d'un couturier sous cocaïne ou pour taper dans une baballe ???????????

Que des Depardieu, Auteuil, Dujardin (entre 3 et 5 millions d'euros),

des Madonna (15 000 euros par minute de concert, 72 millions par an),

des Gisèle Bündchen (7,5 millions de dollar par an, ou beaucoup plus)

des Zidane (13 millions d'euros par an),

des Britney Spears (6 millions d'euros par an),

des Beckam (25 millions d'euros par an),

des Tiger Woods (66 milions d'euros par an),

des Mickael Shumacher (63 millions d'euros par an, et encore, lui il prend de vrais risques) ramassent des milliards à eux tous, ce n'est pas choquant., alors dans ce cas aussi, c'est nous qui payons !!!

Dans les commentaires, je lis « C'est super, je veux être mannequin, chanteuse, actrice, footballeur… ».

De l'envie, du désir, de l'admiration. Pas cette jalousie malsaine qui vous anime quand il s'agit des grands patrons du CAC40, qui pourtant, au jour le jour, doivent certainement plus bosser !!!!

 

Voilà, ça m'énerve. C'est dit. Ouf.

A la prochaine…

 

 

PS : Je viens de tomber sur quelques chiffres complémentaires :

Dans le Capital de Juin 2008, les chiffres suivants ont, à mon sens, bien plus de raison de faire bondir que ceux du CAC 40. Surtout que les bénéficiaires ont souvent moins de 30 ans.

 

Rappelons le, le patron le mieux payé du CAC40, Bernard Arnault, a gagné en 2007, toutes rémunérations et gains confondus : 13 millions d'euros.

A côté de cela :

Thierry HENRY : 17,4 millions d'euros

Patrick VIERA : 8,2 millions

Djibril CISSE : 6,9 millions

Nicolas ANELKA : 5.8 millions etc etc… l'on finit la liste avec Ribéry (5 millions), Coupet (4,7 millions) et Benzema, 20 ans tout juste, 2,8 millions.

Et claude Makalele (5,4 millions) s'est offert une montre en diamants à 90 000 euros !

Imaginez s'il sagissait de….

 Je vous laisse imaginer, justement !

 

vendredi 04 avril 2008, a 23:33
Tous les jours une surprise

Je ne peux pas dire que j'apprécie toutes les surprises.

Les très grosses surprises me chamboulent trop (quoique, gagner au loto, pourquoi pas, encore faudrait-il que je joue. Et gagner sans avoir joué me surprendrait encore plus !).

Les mauvaises surprises me font peur.

Mais les bonnes surprises sans conséquences, j'adore !

 

Depuis que je travaille dans ma nouvelle entreprise, j'ai des petites surprises bien agréables chaque jour.

 

- Le premier jour, rien de spécial (alors que pourtant, un 1er avril…). Mais un premier jour est aussi toujours une surprise en soi… Agréable surprise quand-même de découvrir ses nouveaux collègues, des gens intelligents et agréables.

 

- Le deuxième jour, alors que nous étions en réunion, une collègue terminant un entretien rentre dans la salle afin que son interlocuteur récupère son manteau, laissé dans cette salle en arrivant. Je le regarde. Je le connais. C'est un ami !

Pas habillé comme ça, pas ici, donc mon cerveau ramolli met quelques secondes de plus que nécessaire à donner l'ordre à ma bouche de prononcer son prénom, mais il fait la même tête étonnée que moi, donc nous embrassons chaleureusement devant l'air encore plus étonné de mes collègues, persuadés à présent que je connais la moitié des habitants de la région parisienne !

 

- Ma surprise du 3ème jour me fait beaucoup penser au sketch de Bigard sur les chauves souris enragées. Si vous le connaissez, vous comprenez. Sinon, ben tant pis je ne vais pas vous le faire là tout de suite. Il est là.

Le troisième jour, donc, en ouvrant la porte de l'entreprise sur le palier de l'immeuble, pour aller déjeuner avec des amis, j'ai l'originale surprise de trouver une mésange (oui, l'oiseau bleu au ventre jaune) sur le paillasson. Bien sûr qu'elle est vivante ! Elle me fixe avec ses petits yeux noirs. Que faire ?

L'attraper ? Hum… Je ne m'appelle pas Peter Pan

La faire rentrer dans l'entreprise afin de la faire ensuite sortir par une fenêtre ?

Oui, c'est scabreux, et si elle fait caca sur mon clavier d'ordi ça va m'énerver. Quand j'étais ado j'avais un canari que je lachais dans l'appartement régulièrement. Quand j'oubliais de le rentrer il se perchait sur le téléphone ou un tableau au dessus du canapé et je vous laisse imaginer la suite.

Bref, que faire… ?

Je ferme la porte, j'appelle ceux qui sont dans les parages, et j'imagine que j'ai peut-être halluciné.

J'ouvre tout doucement, elle est toujours là !

Mais comment est-elle arrivée là ???

Une prouesse. Je suppose qu'elle n'a pas pris l'ascenseur. Je vais donc la faire descendre par l'escalier, ou plutôt LES escaliers car il y a un décrochage intermédiaire.

Docile, elle sautille à quelques marches devant moi. Elle vole parfois quand elle voit le bout de mes bottes de trop près. Elle m'attend sur le palier suivant. L'entreprise est risquée car elle peut très bien décider de remonter. Mais elle est sympa, elle descend. Il faut dire que je lui parle beaucoup et je lui explique le chemin.

Le changement d'escalier se passe sans problème. Me voilà en bas. Elle est sauvée, je suis toute contente de ma B.A. du jour !

Mais non, j'avais oublié le sas automatique. Dès que je m'en approche, les portes s'ouvrent avec un chuintement qui la fait fuir de l'autre côté du hall monumental. Comment faire ?

Je la coince contre un pot de fleurs. A ce moment un homme descend. Il me voit dans ma curieuse posture, et je l'interpelle de suite : « monsieur, pouvez-vous m'aider ? Je veux sauver une mésange ». Il a souri gentiment, mais il m'a prise pour une timbrée, une Brigitte Bardot des piafs, une mini greenpeace… Heureusement, la mésange s'est envolée, ce qui a prouvé que je n'étais qu'une demi folle. Au lieu de rester devant la porte du sas pour qu'elle reste ouverte, il s'est tiré !!!

J'ai quand même eu le temps d'agiter mon manteau vivement et la mésange est passée juste avant que les portes ne se referment derrière elle. Cool !

Elle s'est ensuite scotchée contre la vitre de la 2ème porte, Zorro est arrivé avec sa cape rouge pour la rediriger (oui, c'est moi) et zou, elle a repris son envol, vers le joli ciel bleu parisien.

Chouette !!!

C'est rien, mais ça a égayé ma journée.

Evidemment, quand je suis arrivée un peu en retard à mon dej et que j'ai expliqué que c'était parce que j'avais sauvé une mésange, mes cop's m'ont regardée comme si j'avais fumé… Mais j'ai l'habitude…(pas de fumer, de passer pour folle)

Puis, le soir, en partant, j'ouvre la porte, et je trouve…. 10 centimes d'euros (que je m'engage à reverser intégralement à mes enfants une fois que j'aurai réussi à couper cette satanée pièce en 2).

Il est surprenant quand même ce paillasson !

 

 

 

lundi 21 janvier 2008, a 21:00
Une histoire de chatte...

L'histoire que je vais vous raconter m'est arrivée ce week-end. Elle n'est pas tragique, et il y a des choses bien plus graves dans la vie.

Néanmoins, lorsqu'on la vit, rien n'est plus important au monde, et quel suspense !!!

 

Cannelle est une petite chatte adorable. C'est la dernière de la « famille ».

Avant elle, il y a Félix, gros matou roux non castré qu'on ne voit plus qu'une fois tous les trois mois. Dans le quartier on le surnomme Couillu. Ce chat a eu tous les malheurs du monde, il est rentré dans des états épouvantables, une patte tordue, les yeux ou la zigounette en sang, les oreilles à moitié arrachées, et à chaque fois il a dormi 2 ou 3 jours et il s'est levé, réparé. C'est un chat autoréparable.

 

Il y a Nickel, le chat le plus crétin de l'Ouest. Il est inapprochable. Sûrement traumatisé dans sa tendre enfance, il a peur de l'homme (et de sa femme, de ses petits, de ses cousines…). Ça fait bien 6 mois que je ne l'ai pas touché. Il aime les autres chats, surtout les mâles. Il leur fait des câlins terribles, et ce, depuis que Félix, un jour de printemps, a essayé de lui grimper dessus. Lorsque l'on réussit à l'attraper, il est tout doux, il se roule en boule, tout rentre à l'intérieur (pattes, queues, oreilles), comme un hérisson, et il transpire des pattes. Mais ce n'est pas arrivé depuis bien longtemps.

 Donc Il est là. Fidèle au poste. Sur le paillasson. Parfois même, il miaule derrière la porte pour dire qu'il a faim, signe que c'est un vrai chat. En plus il est pratique il mange de tout ! C'est un chat poubelle.

 

Némo est très mignon, dégourdi, intelligent et il l'a tout de suite été. Nous l'avons eu alors qu'il pouvait encore dormir dans les chaussons de ma fille (qui devait chausser du 26 à l'époque). Il a bien une tare, néanmoins… Sevré trop tôt, il me prend pour sa mère et me tête le lobe de l'oreille à la première occasion. Au début ça fait comme un bisou, mais au bout de 10 minutes, poliment, je l'interromps. Il reste néanmoins très indépendant et nous lui servons essentiellement de cuisiniers.

 

Et voilà Cannelle. La fille. La poulette. La choupette.

Elle a su très vite se faire une place au milieu des mâles et j'adore sa façon de marcher en trottinant des fesses. Nous l'avons depuis 6 mois. C'est un chat câlin. Elle n'a pas envie de sortir, elle préfère passer son temps sur les lits et attendre les caresses. Au début, elle faisait pipi partout et j'ai failli la manger en civet. Mais tout est presque rentré dans l'ordre.

 

Vendredi soir, Cannelle n'est pas rentrée.

Bizarre.

Nous étions sûrs de la trouver samedi matin dans le panier devant la porte.

Rien.

Enfin si, Nickel, mais c'est normal. Il est toujours là.

Samedi midi, pas de Cannelle.

Là, ça commençait à sentir le roussi. Les enfants ont pleuré à tour de rôle.

Samedi soir, toujours rien.

Et bien sûr, Dimanche non plus.

Les hypothèses étaient nombreuses : Enlèvement, séquestration, elle aurait pu s'être perdue, avoir été écrasée et jetée dans une poubelle. Un grand nombre de ces hypothèses conduisait vers la mort ou la perte.

Et nos recherches dans le quartier n'ont rien donné. Après concertation, nous avons donc décidé de mettre des petites affiches, au cas où.

J'ai fait ça bien : en couleurs, avec numéros prédécoupés, scotch double face et en avant !

Au début, j'avais marqué « Perdu petit chat » mais le « chef de famille » a décidé qu'il fallait être plus précis et marquer « perdue petite chatte », ce que j'avais essayé d'éviter, puisque j'allais coller cette affiche un peu partout et notamment à proximité des collègues et lycées du coin.

Vous voyez pourquoi ?

Ça n'a pas raté, j'ai eu 2 appels de lycéens crétins qui m'ont dit qu'ils avaient retrouvé ma chatte, et le reste de la blague bien lourde.

Bref….

Dimanche soir.

Coup de fil.

Dame gentille qui m'apprend qu'un chat a été percuté par une voiture dans une rue voisine et qu'il y a une annonce à côté de la mienne. Une vraie « petite » annonce, que j'ai en effet croisée mais pas vue en collant les miennes. En effet, « Vendredi, une jeune chatte noire tigrée a été accidentée et conduite chez un vétérinaire. La récupérer au plus vite sinon elle sera piquée. »

Le fils de cette dame l'a vue. Elle était prostrée et pleine de sang.

Brrrrrr……

Je ne vous raconte pas la nuit que j'ai passée…

Gros soucis de boulot + Pleine lune + Cannelle = Nuit pourrie….

J'ai imaginé les 4 hypothèses restantes :

-         Ce n'est pas elle

-         C'est elle mais elle n'a pas survécu à ses blessures

-         C'est elle, elle a survécu mais nous ne l'avons pas récupérée assez vite et elle a été euthanasiée.

-         C'est elle et elle va bien.

La 4ème hypothèse me paraissait minuscule et je commençais à faire mon deuil, les enfants aussi. En pleurant.

 

Ce matin, j'étais en transe. Je n'y pouvais rien, j'avais le cœur qui battait trop vite, j'étais fébrile et maladroite. En attendant l'heure de l'ouverture du vétérinaire en question (chez qui j'avais glissé ma petite affiche la veille), je n'arrivais à me concentrer sur rien. Même pas sur une partie de Tétris ou un autre jeu crétin.

J'ai été lâche, j'ai demandé à mon mari d'y aller en partant au travail. Et là, ça a été pire. Les secondes me paraissaient être des heures. Et tout ça pour un chat !!!!!!!!

Comment peut-on survivre à la perte d'un enfant ????

 

J'ai attendu.

Le coup de téléphone, enfin.

Fébrile, je décroche, en me promettant de ne pas pleurer.

Mon Allo se brise en sortant.

 

Et c'est finalement deux petites larmes de joie qui ont coulé.

Vivante, et en forme en plus !

J'ai bondi jusque là bas pour la récupérer enfin.

Ma petite poulette jolie…

Elle dort, elle va bien.

 

Toute la journée de lundi, j'ai été témoin d'un extraordinaire élan de solidarité !

Au moins 10 coups de téléphone (+ les 2 crétins) de témoins plus ou moins proches de l'évènement.

 

Voici le fin mot de l'histoire :

Une voiture percute Cannelle, qui en reste pantoise, immobile et muette sur la route. Un collégien voit la scène, la ramasse et la pose sur le trottoir, puis veille sur elle. Quelqu'un appelle un véto qui dit que ce n'est pas son boulot de venir la chercher. Puis la police qui dit pareil. Un attroupement, des gens qui vont sonner aux portes des maisons avoisinantes, et Cannelle toujours sonnée et qui saigne sur le trottoir, pendant 1h et demie.

Une autre dame qui cherchait aussi une solution, voit la police de proximité (je ne sais pas si c'est leur nom, mais un style. D'habitude ils font traverser les enfants qui vont à l'école) et leur en parle. Ils vont chercher une voiture et transportent Cannelle chez le véto le plus proche qui la soigne gratuitement, et m'assure que bien sûr, ils ne l'auraient pas piquée si elle allait bien.

La dame met des affiches pour prévenir. Voit les miennes le lendemain et m'appelle. Et voilà !!!!! la boucle est bouclée. Cannelle est une star.

 

Et un grand grand  merci à tous (sauf à l'abruti qui l'a renversée, cela va sans dire.)

 

Je ne sais pas comment s'appelle le Dieu des petits chats, mais en tous cas, vendredi, il était là.

 

lundi 19 novembre 2007, a 22:17
Scène de vie pas si ordinaire

Ce soir, gare Saint Lazare, avant que ça n'empire...

 

 

Ce que j'ai vécu aujourd'hui était dantesque.

Autour de moi, j'ai vu des milliers de gens au regard incrédule, désolé, apeuré, violent ou vide.

Nous étions des milliers de femmes, d'hommes, de jeunes, de vieux, de toutes les tailles et de toutes les couleurs.

 

Ces 5 derniers jours, quand nous avions de la chance, nous étions entassés dans des boites triangulaires roulantes, archi pleines, secoués et pressés.

Quand nous n'en n'avions pas, nous étions sur les quais, attendant, espérant.

D'autres étaient moins serrés, dans leur voiture, pendant des heures. Puis les vélos, les scooters, eux-mêmes bloqués les uns contre les autres. Les piétons, les courageux, où n'étant pas trop loin de leur travail.

Depuis quelques jours, le froid. Aujourd'hui, la pluie. La nuit. Qu'est ce qui est pire après tout ?

 

Alors pourquoi aujourd'hui pire que les autres jours ? Pourquoi tant de monde ?

Parce que les gens n'ont plus de congés à gâcher et qu'il faut qu'ils aillent travailler. Surtout que demain c'est la grève dans les écoles et qu'ils doivent encore poser un jour.

Parce que les gens sont fatigués de se lever en moyenne 1h plus tôt et de rentrer 1h plus tard (dans le meilleur des cas)

Parce que les gens se sont fiés aux prévisions de trafic et que celles là n'ont pas été suivies.

Parce que les gens croyaient que ça serait mieux alors que chaque jour c'est de pire en pire.

Et donc ce soir, à la gare Saint Lazare, c'était indescriptible.

Je vais essayer quand même, mais ceux qui l'ont vécu savent que les mots ne reflètent pas le quart de la moitié de la situation.

 

Commençons par le début :

Ce matin, le rare train annoncé est arrivé presque à l'heure, déjà plein, sur un quai noir de monde. Les moins pressés ont renoncé. Je me suis trouvée juste devant la porte et ai décidé de monter dedans, coûte que coûte. Impossible. J'ai espéré que les gens dedans allaient se tasser, se répartir un peu et j'ai mis les deux pieds dans le train, tout mon corps dehors, me tenant par la barre métallique. Derrière moi, un grand monsieur a décidé de rentrer aussi, il m'a poussée à l'intérieur et m'a collée serrée. Je pouvais à peine respirer. Le train a sifflé (1 fois, 3 fois c'est qu'au cinéma) et le monsieur a eu tout l'arrière train coincé entre les portes. Décidé à ne pas abandonner sa moitié, il a effectué des mouvements de bassin saccadés pour faire rentrer le reste de son corps dans le wagon. Ce fut chose faite… On était du coup très intimes lui et moi ! Comme il était très drôle, il a fait l'animation pendant le trajet. Il a demandé à ceux qui étaient dans les escaliers de monter un peu. Un seul a bougé, il a dit bravo. Puis un truc du genre « regardez comme ils nous regardent de leur escalier, ils nous toisent. C'est les nantis,  la vraie France d'en haut ». Une autre a dit « Mais avancez ! La petite dame derrière moi est si collée à moi que je sens son cœur battre ». Et c'était sûrement vrai. L'atmosphère était bien détendue et nous avons tous bien ri. Le sauna compressif faisait son petit effet, je sentais les gouttes de sueur perler sur mon front mais impossible d'attraper mon mouchoir. Tant pis. Nous étions tous dans le même état.

Ouf, l'arrivée. Le plus dur va être de sauter en arrière, mais heureusement j'ai réussi à me retourner en vol. Le monsieur aussi. Trop forts !

 

Les mêmes, le soir….

 

Je suis arrivée vers 18h, désirant prendre l'hypothétique 18h07, prévu par abcdtrains.

Point de train, ni annoncé, ni annulé, il n'existe même pas.

OK. Le prochain est annoncé à 18h27. Pas trop grave. Sauf que 27 quais sont possibles. Donc, où se mettre ? Devant les voies habituelles ? Ou stratégiquement en retrait afin de pouvoir réagir plus vite ?

Je choisis le retrait. Puis la gare de remplit. Je privilégie alors la place juste en dessous des panneaux d'affichage, en face du quai 10. Petit à petit, l'heure tourne. Il est maintenant 18h20. On nous annonce un train, mais rien à l'horizon. Nous sommes de plus en plus serrés.

La gare est vide de trains. C'est louche. Certains renoncent et rebroussent chemin. Mais ils n'atteindront jamais la sortie, car la foule est si dense qu'on ne peut la traverser.

2 trains sont annoncés pour des directions différentes de la mienne, sur des quais très éloignés.

Cela donne une foule compacte qui ne bouge pas, et deux mouvements opposés qui vont à gauche et à droite. La collision a lieu pile là où je me trouve. Une maman est avec sa fille et la protège du mieux qu'elle peut des coups de sacs ou de coudes. Il y a même un groupe de types bourrés qui passe en écrasant tout le monde. La tension monte.

Ouf, le gros des troupes est passé. Nous attendons encore. J'ai mon sac contre moi et les bras repliés dessus. Je voudrais téléphoner mais je ne peux pas bouger les bras pour ouvrir mon sac.

18h30, un train arrive, il a une bonne tête, il ressemble au nôtre (celui que les « gens » attendent avec moi depuis 1 heure). Il arrive au quai 12, donc pas loin de moi. Il n'est pas affiché mais c'est sûrement lui.

A ce moment précis, il se passe une chose très bizarre que je n'ai jamais vécue avant : je suis transportée de quelques mètres sans même m'en rendre compte. La foule se presse, comme si nous étions dans un entonnoir et qu'on ouvrait la vanne. Je me sens grain de sable de sablier, goutte d'eau dans la tempête, toute petite, incapable de résister à la force qui me pousse. Tous, nous hurlons : « poussez pas ». Et ils poussent. Je me retrouve derrière un panneau d'affichage posé à terre, je mets 5 bonnes minutes à m'en dégager, car il penche de plus en plus et j'imagine les titres du 20 h : « Gare Saint Lazare, une mère de famille écrasée par un panneau renversé par la foule. »

Non, pas ce soir, ce n'est pas mon heure. Une fois derrière le panneau, je vois les gens qui se pressent et le poussent. Je leur dit « mais arrêtez, vous ne voyez pas que c'est dangereux ? »

Ils s'en contrefichent.

Chacun pour soi ? OK, chacun pour soi.

Un peu plus loin j'entends une bagarre.

Les CRS sont là. (ou Police ferroviaire, je ne sais pas)

Le problème est le suivant :

X personnes descendent d'un train et se retrouvent dans le goulet du bout du quai.

X personnes (mais 10 fois plus nombreuses) veulent monter dans ce train et poussent vers le train. Et moi je suis au milieu !

Les CRS s'énervent alors, montent sur la locomotive pour nous dire de laisser sortir les gens. Rien n'y fait, les gens qui sortent sont repoussés vers leur train. C'est débile, insoluble, mais le mouvement de foule est débile aussi, et incontrôlable. Ceux de derrière ne voient pas ce qui se passe et croient qu'il faut pousser pour avancer. J'ai perdu la maman et sa fille. J'ai peur pour elles. Je suis tordue, écrasée, compressée. Que j'étais à l'aise dans mon train ce matin ! C'était un 3 étoiles à côté de ça. Scènes de panique, les gens commencent à crier. Les flics s'énervent, sortent les matraques et les gaz lacrymo. Wahhhhhhhh ! ça pue d'avance. Heureusement ils ne s'en serviront pas. Mais ça sent la bavure. Je ne peux rien faire d'autre que suivre le mouvement. Une jeune femme veut aller sur le quai 14. Pas le choix, elle ira sur le 12. Il ne fallait pas être là.

J'ai peur. Franchement. Je sens mon cœur qui s'est mis en mode maximum, mon adrénaline prête à envahir mon corps. Des hommes se battent. Des femmes pleurent, hurlent. C'est horrible.

Je n'ai jamais vécu ça, et pourtant des trains et des grèves, j'en ai vu.

 

Finalement, la police fait un cordon « sanitaire » avec les matraques pour faire évacuer le quai des voyageurs déjà arrivés. Il y a une brèche sur le côté, dans laquelle je m'engouffre encore malgré moi. Les gens réalisent qu'il y a un trou et donc le quai, juste avant le train. Mouvement de recul. Je me retrouve le dos scié par une matraque. Puis le quai se dégage, les derniers sont sortis. Je sors du bouchon. Miracle. Je respire un grand coup puis je cours, tout au bout du train. Incroyable, j'étais parmi les premiers et il est déjà plein. Je monte dans l'avant dernier wagon. Je leur dis « avancez, montez le plus possible. Il y a 1000 personnes qui arrivent, on va tous crever. » Oui, à ce moment là, je suis un peu extrémiste dans mes propos, mais je suis passée en mode « guerre civile » et Rambo, c'est mon pote.

Personne ne bouge. « OK, vous n'avancez pas ? Alors JE monte ». Et je me suis frayée un chemin. Fermement. Au premier étage du train, on respire. Une dame très gentille me propose même sa place. C'est que je dois avoir une de ces têtes !!!! finalement, elle prend juste mon sac sur ses genoux, et j'observe, de ma tour d'ivoire  les scènes de panique, en dessous, et tous les gens qui n'ont pas réussi à monter dans ce train, le seul de l'heure, et le dernier avant un long moment. J'ai les membres qui tremblent, je transpire. A ce moment, il ne faut pas m'énerver plus. Et je sens que nous sommes presque tous dans cet état. Il suffit d'une étincelle.

 

A ce moment là, je maudis ces grévistes, je leur en veux terriblement de mettre la vie de tous ces gens en danger. Entre les vélos, les automobilistes excédés, les mouvements de foule comme celui là, oui, ils mettent en danger des vies. Ils polluent la planète. Ils nous coûtent cher.

Je leur en veux de nous infliger ce stress. Je leur en veux de nous pourrir la vie, de monopoliser nos blogs et nos sujets de conversation, de nous rendre acariâtres, fatigués.

Je leur en veux.

Je les maudis.

Qu'ils aillent au diable, eux et leurs privilèges.

Pourquoi les pompiers, les militaires n'ont-ils pas le droit de faire grève ?

Vous trouvez ça normal ? Evidemment ! « Allo le 18 ? ah non, y'a grève. Débrouillez vous avec le feu ».

Alors pourquoi ce service public là n'en est pas un ?

Pourquoi n'a t-on pas le droit de remplacer un gréviste ?

Pourquoi ces gens sabotent le travail de ceux qui veulent travailler ?

Pourquoi ces gens ne pensent-il qu'à eux ?

 

C'est décidé, demain, je prends mon vélo. Je ne veux pas revivre ça.

Heu, il pleut demain ???

Oui…

Bon…

Je vais réfléchir. Avec un peu de chance il y aura moins de monde (moins de fonctionnaires qui travaillent, moins de parents puisqu'il faut garder les enfants….)

 

A suivre….

dimanche 18 novembre 2007, a 18:46
La passion n'est pas durable

La passion, c'est quoi ?

Après la fidélité, l'amour, l'amitié sans sexe, voici la passion !
Que ceux qui m'aiment se rassurent, je vais très bien.
L'idée a germé au cours d'une conversation amicale alors que nos points de vue sur ladite passion n'étaient pas les mêmes.


A tous ceux qui recherchent la passion et l'entretiennent à tout prix, je vous en redonne la définition :


"Passion vient du latin patior signifiant souffrir, éprouver, endurer autrement dit un ensemble d'états dans lesquels un individu est passif, par opposition aux états dont il est lui-même la cause. Ce sens ancien est resté et un nouveau sens en est dérivé. En effet, de nos jours le mot passion est aussi employé pour parler d'une émotion qui est plus forte que nous (d'une certaine manière que l'on subit), comme dans l'expression avoir une passion pour quelque chose."


A première vue, ce n'est quand même pas tip top tous les jours !

 

La littérature a largement traité le sujet. Le côté destructeur de la passion ressort presque toujours. Même " le zèbre " auquel je fais souvent référence, finit par disparaître pour entretenir la passion de sa femme. C'est un peu ballot non ?

 

Quelques citations :


(source " petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête...et par beau temps aussi ". Christine ORBAN)

 

- Le début d'une passion, c'est quand une seule personne cache toutes les autres. La fin, c'est quand elles réapparaissent.

 

- L'amour range, la passion dérange.

 

- La passion passera... Cela semble inimaginable et réconfortant tout de même de se le dire quand on est dedans.

 

- La durée différencie l'amour de la passion.

 

- La seule différence entre le caprice et la passion d'une vie, c'est que le caprice dure un petit peu plus longtemps.
Oscar Wilde, le portrait de Dorian Gray.


Certains couples, certains éléments du couple espèrent à tout prix vivre toute leur vie cette passion.
Je pense que c'est impossible, avec la même personne, dans la vraie vie, et que surtout, c'est bien inutile.
Me voilà bien péremptoire...
Attention, je vous vois vous hérisser d'ici, singles et jeunes couples encore passionnés, idéalistes voguant de passion en passion, ou vous, oui, vous, qui me lisez et qui vous méprenez sur les termes que vous employez quand vous parlez de passion.


La passion est destructrice, la passion est faite de cris, de pleurs, de vengeances (crimes passionnels...), d'espionnage, de retrouvailles tumultueuses et forniquantes, de jalousie, de baisers langoureux et durables, de lettres, de pensées incessantes, de doutes, de menaces de suicide, de mauvaises certitudes, d'envie, de désirs, de tristesse, de coeurs qui s'emballent, de TOUJOURS, de JAMAIS, d'Adieux, de petits matins ensoleillés et prometteurs, de solitude, de mains qui se frôlent et se déchirent etc etc....

Oui, c'est bon. Mais il ne faut pas être cardiaque pour vivre la passion à long terme. Et tout est question de dosage !


La vie n'est ni un film américain, ni un roman.
On n'épouse pas Reth Butler tous les jours en fuyant Atlanta en flammes, on ne vit pas avec James Bond, on ne détruit pas entièrement sa maison soi même sur un coup de tête même si on s'appelle Mr et Mrs Smith, on traverse finalement assez peu l'Atlantique juste pour dire je t'aime et on a rarement le loisir d'hésiter entre Brad Pitt et George Clooney...

 

Que devient votre passion, votre désir de passion éternelle, dans la vraie vie ?

 

Il faut être deux pour accepter cette folie. Seul l'un des 2 joue les Roméo ? 

Terriblement frustrant...

 

Les enfants sont-ils compatibles avec cet amour flamboyant ? Dans l'aile nord du château, oui. Dans un F3 à Bondy, ils le comprennent moins. Ça donne, le lundi à l'école :
" Mon papa et ma maman, ils se courent après, tout nus, ils ferment la porte de la chambre et ma maman pleure et pousse des cris parce que papa lui fait mal ."

 

Au 203ème bouquet de fleurs livré au bureau par un groom déguisé en coeur rouge, on trouve ça moins fantastique. Et on se dit qu'il ferait mieux d'acheter un lave vaisselle s'il ne sait pas quoi faire de son argent.

 

Le dîner aux chandelles reste un bon truc. Mais en général on y parle de plombier qui n'est toujours pas venu et encore sans prévenir, de la gastro de la petite et de la belle mère qui fait encore des siennes. Les projets d'avenir, les grandes décisions, elles ont soit été déjà prises, ou bien on en parle à table à la maison entre la poire et le fromage, ou en voiture. Sinon, c'est que c'est grave, genre "faut qu'on parle".


Une fois de temps en temps, oui, on s'habille joli, on va dîner, on refuse poliment le champagne et on annonce qu'on va avoir un autre bébé.
Mais le lendemain, l'élu nous retrouve en train de gerbouiller notre petit dej au dessus des toilettes et c'est nettement moins " passionnant ".

 

La passion résiste elle à la grippe ?
Perso je ne l'ai jamais eue, mais je doute que ce soit le moment pour faire des jolies déclarations d'amour ou de grandes envolées lyriques, à une petite chose tremblante et transpirante qu'on ne peut même pas toucher sous peine de se brûler les doigts. Pas facile de redémarrer après.
Et à la gastro entérite ????
Là, j'affirme que non.
Outre le bruit et les odeurs, il y a la honte absolue. J'ai l'habitude de m'évanouir quand j'ai une gastro. La dernière fois, il y a 5 ans, j'ai vomi sur mon mari. Sans même m'en rendre compte. Il m'assure qu'il a oublié. Je n'en crois rien.


La passion résiste elle a l'accouchement ?
C'est un des moments les plus forts que peut vivre un couple, d'une intensité fabuleuse, mais ce moment est créateur d'amour, de bonheur. Pas de passion. Car en même temps, c'est gore...

 

La vie en famille est à mon avis un obstacle à la passion, qui cède alors la place à l'amour, profond et constructif.


En famille, on se chamaille pour des détails, surtout si tout va bien.
Si on a des vrais problèmes, on y pense, on tente de les résoudre, on se soutient et s'aide.
Pas de passion là dedans....

 

Le seul moment où, à mon avis, on revit la passion des débuts dans un couple, c'est quand la rupture a été évitée de peu, ou qu'un grave problème a été résolu. Retrouver sa femme qu'on croyait ensevelie sous l'avalanche 5 jours avant vous redonne du jus pour quelques mois.
Savoir que finalement, il vous choisit vous, plutôt que cette pouff plus jeune qui a failli vous le voler, et vous vous sentez pousser des ailes. Lingerie fine, guêpière, massage à l'huile aphrodisiaque feront votre bonheur quelques temps, ainsi que celui des commerçants. Puis la vie reprendra le dessus.

 

 

C'est la routine qui vous fait peur ????


C'est pour éviter ce que vous croyez être un écueil que vous êtes prêt à toutes les folies ?
Vous ne pourrez rien contre le quotidien et son côté répétitif.
Si vous êtes heureux à l'instant T dans la maison M avec le conjoint C, pourquoi vouloir toujours plus ?
Changez-vous de marque de café tous les matins ? Sans doute non. Vous êtes content de le sentir au dessus du bol, ce café que vous avez choisi parmi d'autres et qui vous va bien.
Le couple c'est pareil. Il faut avoir la sagesse de savoir apprécier ce que l'on a, si c'est bien.
Ça n'empêche pas les surprises, les mots doux, les attentions, les bisous dans l'oreille ou la grosse pelle au cinéma, mais là, c'est encore de l'amour.

 

Et même si on ne court pas sur ce quai de gare pour se jeter dans les bras de l'autre, en pleurant de joie, on est quand même fichtrement contente de le retrouver, et c'est bien ça l'essentiel.

 

Un petit sondage pour finir, pour voir si vous êtes d'accord...

 

 



samedi 10 novembre 2007, a 20:53
L’amitié hommes femmes, ça existe ?

 

« Le très joli dessin ci dessous, sorti de mon esprit tordu est finalement très simple.

Dans 90% des cas il n'y a pas de problème. Seules 3% des histoires finissent mal. Alors on peut vraiment se lancer dans l'amitié sans arrière pensée ! »

Flo, blogueuse, éternelle optimiste.

 

 

Quoi ? Encore ?

Mais qu'est ce qu'elle a la Flo en ce moment ?

La fidélité, l'amour, et maintenant les hommes et les femmes.

Ne vous inquiétez pas... Après plusieurs (horribles) jours en panne d'Internet je reviens en pleine forme et si je vous parle d'amour, c'est temporaire, c'est pour mieux vous parler des fonctionnaires ou de mon dernier soutien gorge jusqu'à la fin du mois...

 

Alors est-ce que c'est possible ?

Sans hésiter, je dis OUI.

Pour tout un tas de raisons, dans une multitude de cas, et aussi parce que j'en ai plein.

 

LInternaute s'est aussi penché sur la question récemment. Cest un mâle (un vrai, avec des poils et des muscles) qui me l'a envoyé, d'ailleurs.

 

Dans le mini sondage, 48 personnes disent que cela est possible, et 18 impossible. Donc, globalement, je suis dans le « move ».

Pour une fois ça rassure...

 

Tout d'abord, il faut savoir ce que l'on entend par amitié.

Pour moi, l'amitié, cest comme l'amour, avec du sexe en moins. Ah non, ça marche pas. On aime nos enfants et on ne couche pas avec.

Alors, l'amitié, cest comme l'amour, sauf qu'on a le droit d'en avoir plusieurs. Heu, non. Avec les enfants ça fait encore flancher le raisonnement. Et puis certains ont plusieurs épouses.

Ne parlons pas d'amour en général alors. Car on est sensé aimer ses amis. Sinon, ce n'en n'est pas.

Parlons d'amour charnel, d'envie, de désir.

 

Alors, est-il possible d'avoir des amis d'un autre sexe sans les désirer ?

Ben oui évidemment !

- S'ils sont très vilains, qu'ils sentent pas bon, qu'ils sont trop vieux ou trop jeunes pour nous. Ou que tout simplement on ne se plait pas. En bref que toute notion de désir est formellement exclue.

- S'ils sont gays et nous aussi. Là, pas de problème ! Mais cest un peu tiré par les poils.

- Si le sexe et le désirs sont pour nous des notions lointaines ou que vraiment, ce n'est pas ce qui nous intéresse dans la vie. Et puis on peut aussi changer au cours de la vie. Etre à certains moments plus dans la séduction, l'envie, ou justement pas du tout et tranquille, heureux comme ça

- Si ce sont des couples amis, ou les amis du mari, ou les amies de la femme et qu'au bout de 23 ans de vacances ensemble, de réveillons,  de week-end et de soirées, on est vraiment tous potes. Profondément. Et qu'on se regarde comme si on était de la famille. On peut même se voir tout nus sans arrière pensée.

Dans tous ces cas (et quand même les plus nombreux, on n'est pas des bêtes quand même), l'amitié est bien sûr possible. Elle est même très chouette car le fait dêtre du sexe opposé amène un autre regard, des bons conseils éventuels, et notre différence nous enrichit.

 

Là où il y a problème, c'est si il y a attirance.

 

Si elle est mutuelle, et bien allons y, finissons en et on verra bien.

Entre adultes raisonnables et consentants, je ne pense sincèrement pas que cela puisse réellement gâcher une vraie amitié. Ou alors, c'est que celle ci était fondée sur le désir de l'un ou de l'autre et que depuis longtemps tous ses actes étaient manipulation pour réussir un jour à basculer l'autre sur le sofa. L'autre a pris pour de l'amitié ce qui n'était qu'une sombre machination guidée par les hormones du désir, et finalement, pas de regret. Cétait un faux ami.

Oui, ça peut aussi mal se passer parce que l'un devient plus amoureux que lautre ou qu'ils ne sentendent pas sexuellement. Et on peut se perdre. Il y a un risque. Mais si cest quelqu'un qui a un grand potentiel d'amitié avec nous, je ne pense pas que le risque soit si grand. Ça fait même des souvenirs !

Tout dépend du degré d'amitié sincère qui existait avant. Je crois que j'ai toujours commencé par coucher et suis devenue amie ensuite. Mais je pense que ça ne gâche pas forcément tout. Il faut pour cela être à l'aise avec soi même, assez libéré, et pouvoir mettre ce moment à part.

D'ailleurs, le fait de coucher avec votre fiancé/conjoint/copine ne vous empêche pas d'avoir avec elle/lui une conversation sérieuse avec, d'aller au ciné, au restau, en vacances ou de travailler ?

Une fois les premiers effets de la passion dépassés, vous pouvez le/la regarder dans les yeux sans nécessairement le/la voir à poil beuglant qu'il en veut encore ?

Pourquoi donc le sexe gâcherait tout à l'amitié alors qu'il renforce l'amour ?

 

Dans certains cas, le fait de coucher quelqu'un, même si ça ne dure pas, peut aussi déboucher sur une jolie amitié après. Un de mes témoins de mariage est un ex. C'est dégueulasse ? Ben non. Et puis j'avais 17 ans, il y a prescription. Je trouve justement qu'une fois qu'on a éliminé toute ambiguïté, on remplace cela par de la complicité, sans gène. Et c'est très agréable.

 

Je suis un peu confuse. Si si, je le sens bien.

C'est parce que je pense à plein d'amis en même temps. Et que chaque cas est si différent...

En résumé, je dirai ceci :

 

L'amitié est possible entre homme et femme.

S'il n'y a pas d'attirance, elle est simple.

S'il y en a et qu'elle est mutuelle, et bien yaka et on verra bien. On pourra toujours se marier ensuite. On pourra rester copains quand même ou même le devenir si on ne l'était pas encore tout à fait.

Parce que OUI, je vous l'affirme, le conjoint, quand on ne joue pas à la guerre des Roses, ça reste quand même notre meilleur pote ! On se dit beaucoup de choses, on se tient au courant, on ose dire que cette cravate est à chier et que cette robe nous grossit, et souvent on vote même pareil.

Et oui, un couple, un vrai, pour moi c'est avant tout les meilleurs amis du monde qui couchent ensemble. Sinon, cest une liaison, une relation, mais passée la passion, on n'a plus rien à se dire.

 

Ah oui, reste le sujet délicat de l'attirance, mais pas mutuelle.

Plusieurs cas de figure :

- Celui qui veut est un gros boeuf, il n'a pas compris que l'autre ne veut pas, ou ne veut pas comprendre, se croit irrésistible, change de stratégie comme de caleçon, se prend un râteau à chaque fois et continue quand même. La belle va se lasser. Ils ne vont plus être amis, cest sûr. Sauf si elle a besoin d'avoir une cour de prétendants, auquel cas elle le fera mariner jusquà ce que lui se lasse. Si ça les amuse cest pas pire qu'une partie de Bowling ratée ou de golf boueuse...

- Celui qui veut arrive à la séduire, à lui montrer que finalement il est génial et elle lui tombe dans les bras. Les amis deviennent amants tout en restant amis. Super. (voir l'excellent film « avant quil ne soit trop tard »)

- Celui qui veut sait qu'il n'y arrivera pas. Il en prend son parti. Fantasme en douce mais ne fait pas son gros lourd, bave aux lèvres, à essayer de lui tripoter les fesses à la première occase. Il n'est pas forcément malheureux. Il est content de la voir, même s'il sait qu'il ne se passera rien. Un jour, il rencontrera sa chacune et on espère qu'il restera copain avec la miss.

 

Et voilà ! C'est simple non ????

Dailleurs, l'amitié, ce n'est pas non plus de la séduction ? On se fait rire, on cherche à capter l'attention,  on se fait des cadeaux, on s'appelle, on se raconte nos vies, on fait des tas de trucs ensemble et on est contents qu'il/elle soit là.

 

ARGHHHHHH !!!! Pourquoi se prendre autant la tête ?

Ce qui doit arriver arrive. Wait and see...

 

Qu'en pensez vous ?

 

jeudi 01 novembre 2007, a 16:51
Aime moi comme je t'aime....

 

J'ai déjà écrit sur l'amour, sur la fidélité. Le sujet est immense, et je suis plus scientifique que philosophe. Je n'ai nullement l'intention de balayer tout le domaine. Néanmoins, une autre question me taraude.

Lorsque j'observe mon propre comportement, mes propres désirs et besoins, lorsque j'écoute mes amis, amies, relations, j'entends souvent une même plainte, même si elle est exprimée différemment selon les cas.

Je, tu , il, elle, nous, vous, ils… Presque tous, nous aimerions être aimés de la même manière que nous, nous aimons (ça marche avec je, tu, il mais je ne vais pas tous vous les faire !)

Celles et ceux qui échappent à ça, qui arrivent à aimer de façon totalement inconditionnelle, sans aucun égoïsme, comme on peut aimer un enfant par exemple (même laid, bête, méchant, nul en tout, on l'aime), sont sans doute véritablement heureux de cet amour.

Ça marche aussi avec les amis.

 

Je ne suis pas sûre d'être claire…

Il faut des exemples.

J'ai déjà entendu une femme dire que si son amour est heureux avec une autre qu'elle, c'est le principal. Car elle l'aime et seul son bonheur lui importe.

Wahhh !!!

C'est super méga fort comme amour ça !

 

Est-ce que je rêve, ou ce que la plupart d'entre nous aiment mais attendent un retour d'amour similaire au leur ?

Est-ce que nous, les femmes, nous ne rêvons pas un peu trop du grand amour chevaleresque, tel qu'on le voit dans les films ou les pubs ?

J'ai souvent imaginé nos retrouvailles, courant, nous nous jetions dans les bras de l'autre avec fougue. En réalité, sur le quai de la gare, nous marchions. Petit smack. Salut. ça va ? Ouais, ça va.

A chaque fois, terrible atterissage dans la réalité.

 

Si Valérie aime de façon étouffante, assaillant son compagnon de mails, de texto et de mots doux, de cadeaux, est-ce qu'elle n'a pas l'impression qu'il ne l'aime pas s'il n'y répond pas avec le même empressement ?

 

Si Stéphanie dit « je t'aime » à toutes les sauces, et que Bernard, pudique et réservé, n'y arrive pas, n'a t-elle pas l'impression qu'il ne l'aime pas ? Surtout si elle lui a dit ce qu'elle attendait de lui ? Du coup Stéphanie ne lui dit plus, il ne le mérite pas, et elle en souffre.

 

Si Pierre n'est pas jaloux pour rien, et que Sophie l'est terriblement (même sans raison), est-ce qu'il n'a pas l'impression qu'elle lui pourrit la vie et pense à prendre ses jambes à son cou, alors que de son côté à elle, c'est sa façon de dire qu'elle l'aime ?

 

Si Jeanne aime réunir souvent ses amis chez elle, leur préparer des bons petits plats, et que certains ne rendent jamais l'invitation, va t-elle penser qu'ils n'ont que faire de son amitié, après tout ?

 

Si Rémy aime savoir que Valérie est là, mais qu'il a surtout envie d'être seul, sans que son attachement pour elle en soit diminué, est ce qu'elle va l'admettre sans rancœur ?

 

Si l'équilibre de Thomas est d'aller faire du vélo 2h par jour, parce qu'il est heureux  grâce à sa famille, Sylvie saura t-elle ne pas être jalouse de ce tas de ferraille qui le voit plus qu'elle ?

 

La route est longue pour arriver à se comprendre tout à fait, à renoncer à changer l'autre, à s'adapter à sa manière d'aimer, et la frontière entre compréhension  et « bonne poire » est délicate à éviter.

J'admire ces gens qui arrivent à donner leur amour aux autres, sans rien en attendre, ou en comprenant les messages de l'autre, même s'il ne s'agit pas de la même langue.

Ces gens qui disent : J'aime. Et voilà.

Au lieu de notre si compliqué et fréquent : Je t'aime mais je veux aussi aimer l'image que tu me renvoies de moi. Je veux que tu m'aimes comme moi je t'aime.

 

Est ce une question de communication, de caractère, de connaissance de l'autre, d'habitude (quelle horreur), de concessions, de maturité ?

Comment fait-on pour y arriver ? Faut-il se persuader tout les jours ou est-ce qu'une bonne fois pour toutes est suffisante ?

 

C'est l'heure du goûter, j'y cours, et je vous laisse englués dans toutes ces questions embarrassantes…

 

Et une petite chanson. Parce que je viens de voir "le coeur des hommes" au ciné, et que Marc Lavoine...



jeudi 25 octobre 2007, a 22:37
La fidélité en questions

 

 

Bien sûr, tout le monde a déjà épuisé le sujet. Les philosophes y ont pensé, les écrivains en ont fait des livres, les cinéastes des livres, les peintres des tableaux, les musiciens des chansons tristes ou gaies et les blogueurs des posts. Je crois que je n'ai rien vu, rien lu de tout ça, d'ailleurs.

Et donc, moi aussi, je m'y mets, en toute objectivité.

Je m'y mets car c'est pour moi une question sans réponse. Une question qui diffère tellement selon le côté où l'on se place qu'elle mérite de s'y attarder. J'aimerais avoir votre avis.

 

Forcément, il y aura un peu de sexe. Difficile de passer au travers.

Et puis franchement, il n'y en a pas dans mon blog, alors ça ne lui fera pas de mal.

Mais un tout petit peu, rien de racoleur.

En fait, je n'en sais rien car j'écris directement sans brouillon, et je ne sais pas à l'avance où tout ça va nous mener.

Lorsque j'ai une idée bien arrêtée, je sais où je veux aller et où je voudrais que vous me suiviez. Là, rien. Des bribes, des mots, des idées floues.

 

Qu'est ce que la fidélité ?

J'ai demandé à Wikipédia, juste pour voir.

Je vois de la Hi-Fi, des cartes de fidélité, le film de Sophie Marceau, du christianisme, la fidélité au roi, mais rien qui m'intéresse vraiment.

J'ai aussi trouvé ici ou là des citations, certes intéressantes, mais qui ne mènent nulle part.

« Les femmes fidèles sont toutes les mêmes, elles ne pensent qu'à leur fidélité et jamais à leur mari »

Jean Giraudoux

 

« On n'appartient qu'à soi-même, et c'est à soi-même qu'on doit la fidélité la plus importante »

Robert Blondin

 

"J'aime la cuisine de ta mère. ça m'empêche pas de bouffer au restau."

Mon père

 

Et pour finir, une assez horrible :

« La fidélité n'est pas plus naturelle à l'homme que la cage au tigre »

Georges Bernard Show (écrivain irlandais)

 

Bon, assez tergiversé, je me lance.

 

Dans le langage commun, la fidélité, c'est rester ensemble (couple, entreprise, marque de dentifrice…) et ne pas aller voir ailleurs. C'est clair. Même pas essayer. Enfin si, dans le dentifrice, ça marche. On peut tenter les rayures bleues et revenir dare dare à ses rayures vertes habituelles, parce que le vert, c'est pour vous l'espoir de ne jamais avoir de caries. La marque nous considèrera fidèle et oubliera bien vite cet achat compulsif extérieur.

Mais alors pourquoi pas en couple ?

PASKEU !!! C'est dégueulasse ! On n'a pas le droit !

En êtes vous sûr ?

Est-ce que avoir un jour un doute, essayer, et se dire après l'essai que c'est bien mieux à la maison, et revenir se blottir sans rien dire dans les bras chauds et doux de l'être réellement aimé, c'est si grave que ça ???

Oui oui oui diront les adolescentes fleurs fleues.

Bof, non, diront les cocus cocufiants, ou les couples sauvés du désastre de la séparation par leur discrétion ou leur tolérance.

 

Le fantasme inavouable :

En avoir un, ancien ou soudain, et le réaliser, sans l'être cher parce qu'on le considère comme inavouable, humiliant, stupide ou redhibitoire, et en être ensuite débarrassé à jamais, est-ce que c'est tromper ? Est-ce que ce n'est pas finalement mieux que de traîner sa propre femme en laisse ou en partouze et de gâcher irrémédiablement la suite si ce n'est pas son truc ?

Ce qui serait drôle, ce serait d'y retrouver l'autre… alors qu'on la croyait chez Tante Monique !

 

Et la pensée dans tout ça ?

Coucher avec son mari en pensant à lui, c'est de la fidèlité. Même si on a une pensée fugace pour le rôti de porc qui va être trop cuit si on tarde trop, ça reste ultra fidèle.

Coucher avec le facteur en pensant au facteur (ou pire, au fromager qui est bien meilleur amant et en a une plus grosse), là oui, c'est incontestablement tromper.

Mais….

Rester fidèle parce qu'on n'a pas d'occasion, qu'on n'ose pas en avoir, qu'on ne veut pas montrer ses mollets de coq à un autre, parce qu'on a peur de l'inconnu, du grand méchant loup (Homo homini lupus) ou de choper une maladie et de se faire choper ensuite, est-ce que c'est bien NOBLE ???

Est-ce que de s'endormir en pensant à un(e) autre, sauvagement ou romantiquement, même sans jamais sauter le pas, c'est de la fidélité ? Et faire l'amour en pensant à l'autre ? Bien pire… Mais est-ce vraiment pire que de faire l'amour avec l'autre en pensant au légitime, qui finalement, nous manque ?

Où est la part d'amour véritable et de culpabilité ?

Evidemment, c'est dur de vendre à Robert qu'on a couché avec Matthieu mais qu'on a pensé fort à lui tout le temps… mais ça se défend, ça s'est déjà vu.

 

Combien d'entre nous, au cours de leur vie de couple, peuvent se targuer de n'avoir jamais pensé, jamais été tentés par l'autre, celui vous regarde enfin dans le fond des yeux, celle qui vous appelle juste pour vous dire bonjour et entendre votre voix, alors votre femme vous houspille pour la 35ème fois de la semaine ou que votre mari ne s'est même pas rendu compte que vous étiez passée de blonde à rousse incendiaire ??

 

****** interdit aux mineurs ******

Et la pipe alors ?

D'après plusieurs conversations, j'en conclu que oui, sucer c'est tromper si c'est votre femme qui le fait.

Si « on » vous le fait, ben, c'est rien, c'est pas grave. Ce n'est pas ça, tromper. Non non ça compte pas.

****** fin d'interdiction aux mineurs ******

 

Et l'homosexualité ?

Tromper son mari avec une femme, c'est vraiment le tromper ? Ou s'être trompé soi-même pendant des années en ignorant ses propres tendances ?

 

Pareil pour l'entreprise.

Rester en râlant chaque jour contre le système, les locaux, le patron, la cantine, le salaire, la couleur de la moquette, est-ce bien nécessaire ? On se force à une fidélité exemplaire, mais pour qui, pour quoi ? l'entreprise s'en remettra, a priori on ne lui a pas fait d'enfants... Alors pourquoi on reste ? Par facilité, faiblesse, feignantise, confort ?  Pas glorieux.

 

 

Ah la la je ne sais plus !!!!!!!!!!!!!

Mais pourquoi me suis-je mise dans cette galère ?

 

 

mardi 23 octobre 2007, a 23:10
Qu'est-ce qui t'arrive, Mickey ?

  Cela fait quelques jours que je voulais vous la raconter.

Mickey et moi, c'est une vieille histoire. Malheureusement, je trouve qu'il a vieilli plus vite que moi et que l'oncle Picsou l'a perverti…

                                            ***********************

L'histoire commence réellement en 1992, Eurodisney ouvrait ses portes. Oui, ça s'appelait comme ça, à l'époque. Puis, comme les gens ne savaient pas où c'était et cherchaient le parc à Bruxelles ou Milan, on l'a rebaptisé Disneyland Paris. Pour les crétins.

J'y suis allée juste après l'ouverture. Etudiante, j'avais trouvé un bon plan grâce à un cher ami perdu de vue depuis (d'ailleurs, quelqu'un connaît J.P.TAIEB ???).

Il fallait se pointer très tôt le matin (genre 7h30, à Marne la Vallée. Le début est un supplice mais ça valait le coup) et assister à une conférence de pharmaciens organisée par un labo Suisse qui voulait leur fourguer leur marchandise encore mal connue.

Distribuer les badges, sourire, indiquer le vestiaire ou les toilettes. Jusque là, classique. C'était mon job d'étudiante.

Une fois tous ces gens installés, il fallait prendre en charge 6 marmots chacune et les accompagner dans les attractions d'un parc flambant neuf et surtout vide.

Vous imaginez le rêve ?

J'ai donc découvert ce parc avec des yeux d'enfants et dans des conditions presque idéales, car pas question de se lancer dans des attractions trop remuantes avec ces petits.

J'avais hérité d'un petit dur qui, une fois dans le bateau de Peter Pan m'a serré fort la main en me disant « dis, tu as vu, on vole vraiment ».

J'ai adoré !!!!!

Ce que j'ai le plus adoré, c'est qu'à la fin, nous avons ramené les marmots (quand je pense qu'ils ont 21 ans aujourd'hui !!!) à leurs parents et distribué les cartes d'entrées aux parents. Une petite centaine de pharmaciens avaient eu la bonne idée de ne pas venir, et nous avons partagé le tas d'invitations entre nous. Nous en avons rendues quelques unes, quand même, pour ne pas faire genre « oh dis donc, c'est tombé pile poil dîtes donc vos invitations !!! ».

Oui, bon, je sais, c'est pas bien !!!! Miss parfaite a aussi ses faiblesses. En plus c'est moi qui en ai eu l'idée. Mais ils étaient non remboursables. Oui oui je vous assure. Il y a 15 ans, il y a prescription non ? Et en plus, depuis, j'achète tous les shampoing du labo pour me faire pardonner…

Tout ça pour vous dire que Disney, je connais comme ma poche. J'y ai emmené tout le monde, plusieurs fois, parents, amis, cousines et malheureusement la source s'est tarie avant d'avoir mes propres enfants. Mais j'ai bien du y aller 20 fois.

Je suis donc une fan de la première heure, c'est clair.

 

Lors de ma dernière visite, il y a 10 jours, en week-end, en pleine saison haute avec animation Halloween, j'ai enfin ouvert les yeux et vu ce qui n'était pas beau à voir…

 

Outre l'exploitation du personnel (j'ai recruté pour eux il y a bien longtemps) et les conditions difficiles de l'époque (indemnité de moins d'1Franc par heure pour être déguisé et crever de chaud sous Donald, interdiction pour le personnel une fois dé-déguisé de franchir les portes du parc sans payer, horaires difficilement compatibles avec le RER etc etc),

outre la grosse machine à fric américanisée à outrance, les restaus infâmes et hors de prix et la queue insupportablement longue, qui ont toujours existé, il y avait 2 nouveaux points noirs :

 

- Le parc vieillit. Quand on ne tombe pas sur 3 attractions minimum en panne, elles sont en maintenance. Cela faisait 3 ans que je n'avais pas pu faire visiter « it's a small world » à mes enfants. Coup de bol, il marchait cette fois ci. Mais après 1h de queue, quand on vous annonce que le train de la mine est en panne pour une durée indéterminée, vous avez forcément envie de mordre quelqu'un. J'ai même vu un jour des visiteurs descendre à pied de la grande montagne orange, car leur train était bloqué en haut.

C'est très agaçant. Les fontaines à eau ne fonctionnent plus. Les toilettes sont condamnées. Certaines attractions (minimes, mais quand même) sont fermées définitivement....

 

- D'autre part, à force de réduire le personnel, ça se sent trop. Vraiment. 30 minutes d'attente au restaurant alors qu'on a réservé à une heure précise et que le restau est aux deux tiers vide, service nul, ambiance cantine bruyante au lieu du super orchestre de jazz vu la dernière fois, prix exorbitant du restau (120 euros à 4 pour un buffet léger léger), personnel énervé, très peu d'animations monstrueuses (Halloween oblige) au profit de simples sorcières en plâtre à l'allure curieusement germanique, parade minable…

Ah oui, aussi, à l'entrée des attractions, il n'y a presque jamais personne. Au lieu des monstres du manoir hanté (Halloween, quand même, je me répète mais ça devrait être l'attraction phare du moment !), il y a juste le panneau indiquant la longueur de l'attente. Faux. Car chaque enfant un peu espiègle s'amuse à le tourner lui même. Lorsque les temps sont indiqués sur des panneaux électroniques, ils sont également complètement fantaisistes, et il faut soit multiplier, soit diviser le temps par 3, ce qui laisse une marge significative ! Aucune fiabilité, donc. Agaçant.

 

Certes, ça reste toujours magique pour les enfants, et je suis peut-être un peu blasée, mais jusqu'à maintenant, j'ai vraiment été cool avec toi, Mickey.

Là, il faut que tu te reprennes en main, sérieusement. Sinon, je demande le divorce.

 

Signé : Minnie



samedi 15 septembre 2007, a 16:03
Le jeu du baton, 1/6

Je suis partie en séminaire quelques jours avec mon entreprise.

Je ne vais pas vous raconter ce qui s'y est dit, mais j'y ai vécu une expérience tordante.

Le jeu du baton. En tous cas c'est comme ça qu'on l'a appelée.

Vous connaissez ?

Le principe est tout simple.

Il faut un petit poteau non agressif. Un terrain alentour dégagé et non dangereux ( ni précipice, ni cactus, ni croc de boucher apparent). Une plage, c'est bien. Comme il y a de l'eau, c'est plus drôle.

 

Vous voilà prêt.

 

Ensuite, deux équipes. On peut le faire en solitaire pour l'expérience mais c'est moins ludique.

Il s'agissait ici d'un relais. Les 4 équipiers, chronométrés, se relayaient jusqu'à être partis et revenus tous les 4. L'équipe la plus rapide a gagné.

 

Voici le déroulement du jeu. La première personne s'élance vers le baton et tourne dans le sens où on veut la voir partir. Elle pose sa tête sur ses mains, les mains sur le sommet du baton et tourne ainsi 10 tours. L'animateur la lâche face à son équipe, qu'elle doit rejoindre le plus vite possible, en courant. Et là....

Et bien regardez les 6 films offerts gracieusement ci dessous. C'est du pur bonheur....

 

Outre le fait de voir son chef (habituellement en costume et très sérieux) se vautrer de la sorte, et repartir tout déguingandé avec la démarche de Charlot qui aurait avalé le copain crabe de Bob L'éponge, c'est tordant quand on le cotoie tous les jours plus sérieusement, mais aussi très très rigolo même si on ne le connait pas.

C'est du Vidéo Gag, de l'humour potache et bien basique, mais, plus rare, pas vulgaire ni méchant. Du pur bonheur, donc. Et puis même si les effets sont identiques, c'est quand même beaucoup moins grave que l'encephalite spongiforme bovine !

 

 

Ici, c'est mon patron direct. Le plus drôle car il l'a fait vraiment "à donf". Très vite et la tête très basse. On voit le résultat...

J'en pleure encore.

 

Pour voir en plein écran, double cliquez dans la fenêtre une fois le film lancé et vous vous retrouvez sur Dailymotion. Cliquez ensuite sur Zoom.



mardi 28 août 2007, a 22:59
MON SALE MACHO PRIMAIRE, Bis

Ça fait longtemps que je ne me suis pas épanchée. Que je n'ai pas dit du mal de mon mari. Alors me voilà ! Dans un style pur Cosmo-Biba-Elle, voici le récit de mes dernières aventures supermarchesques. Si vous n'aimez pas ce style, passez votre chemin.

Si c'est vous belle-maman, partez aussi, je vais me moquer de votre fiston.

Si c'est toi chéri, tu peux rester, ça t'apprendra.

 

Je précise que tout est vrai, rien n'est romancé. Des spécimens comme celui là existent encore ! J'en ai un vivant ! Je le tiens !

 

Comme nous n'avions pas les enfants le week–end dernier, que nous étions plutôt cool et rien de spécial à faire, nous sommes allés faire les courses tous les deux. A Monop. A pieds. Oui, ensemble. Ça fait bien bien longtemps que ça n'était pas arrivé, un truc pareil. Avant, j'avais presque les larmes aux yeux quand je voyais des mignons petits couples le week-end choisir leurs poireaux et leur plaquette de Saint hubert amoureusement. J'avais presque envie de leur fredonner l'amère chanson d'Anaïs « mon cœur mon amour », tellement j'étais jalouse de leur bonheur. Bonheur éphémère, sûrement. Oui. Alors que moi, oui je faisais les courses toute seule, je ployais sous mon chargement, mais ça faisait 17 ans que j'étais avec le même homme, moi. Oui madame. Rien à prouver moi madame.

Sauf que quand même, j'étais jalouse….

Bref. Ce samedi nous étions enfin tous les deux !

Tout s'est à peu près bien passé jusqu'à la caisse.

Je dis bien passé, mais ça a été extrêmement long quand même.

Parce que mon mari, esprit curieux et éveillé, a scanné tous les rayons, a regardé tous les produits. Même au rayon pain il est resté au moins 5 minutes ! C'est avec ce genre de truc que 2 ans après, il peut me donner à peu près le prix de toutes les denrées alimentaires, alors qu'il n'y met plus jamais les pieds. Ça m'épate toujours… Ma mère et moi on le soupçonne même parfois de faire les courses en cachette pour sa seconde épouse qui serait cachée dans une garçonnière. C'est pas possible une mémoire pareille. Sauf que l'Euro, ça lui a quand même un peu chamboulé le disque dur. Il fallait absolument recharger une mise à jour 2007.

C'est fait. Téléchargement terminé.

C'est donc à la caisse que ça s'est vraiment gâté.

Malheureusement, un client précédent avait pris un journal et l'avait laissé traîner là, juste devant la caisse. Mon cerveau supérieur de mari s'en est emparé et a commencé à méticuleusement scanner l'intérieur du journal. Le Parisien, pour ne pas le nommer… Je pensais qu'il le lâcherait vite pour m'aider à faire mon transfert caddie de mémère-tapis roulant. Que dalle !!!!

Comme ça ne venait pas tout seul, et que le fait de me voir juste à côté de lui me baisser, me lever, me baisser, me lever, sur un rythme de plus en plus rapide ne lui titillait pas les neurones, je lui ai dit : « Hé, tu m'aides un peu là ? »

Lui, placide. « Ouais ouais. Je finis ça. Va de l'autre côté récupérer les trucs. Je finis de vider ton panier ».

Sauf que de l'autre côté, il fallait bien les ranger quelque part les trucs qui s'accumulaient, se grimpaient dessus discrètement jusqu'à se chevaucher sauvagement sur le tapis, lui aussi de plus en plus rapide.

J'ai donc expliqué gentiment à mon mari que c'était là tout de suite maintenant qu'il fallait agir. Qu'il me fallait le caddie, vide, NOW !!!!!!!

L'hôte de caisse (c'est comme ça qu'on dit ?), hilare, me regardait du coin de l'œil. Il attendait le combat, le big fight, du sang. Mon homme ne bougeait pas. Ce qui me semblait être des minutes n'étaient que des secondes pour lui.

Je ne voulais pas de scandale aujourd'hui. Rageusement, je suis retournée au début du démoniaque tapis noir. Là où m'attendait mon disque dur à pattes et mon caddie encore à moitié plein. Rageusement, j'ai vidé n'importe comment les articles, en disant des trucs désagréables, très fort, quand même, parce que faut pas déconner.

« ouais, super, c'est vachement bien que tu sois venu avec moi. Super utile comme mec. Tu fais jamais les courses de ta vie alors évidemment tu sais pas comment ça marche hein ? Pauvre type. T'es un inadapté de la life. Tu sortirais de prison que tu serais pas pire. C'est incroyable. Je rêve. Sale macho primaire ».

Conscient de son inutilité, il n'a pas bronché. C'est parce qu'il était absorbé par sa lecture, en fait.

Le « caissier » se marrait bien, lui.

Dans un sursaut de générosité, mon disque dur à pattes est allé du même côté que moi et a entrepris d'emballer la marchandise dans des sacs plastique. Alors que, comme j'ai mon caddie, je range direct dedans. En plus c'est écolo. Pas de sacs en plastique si pas besoin. Les sacs plein, évidemment, ne rentrent plus dans le caddie. Je lui arrache tout des mains. Mais c'est pas possible d'être aussi nul ! Même ma fille de 5 ans est plus efficace que lui !

Nous avons pu respirer quelques instants, tous, car les tomates à 5,95 euros (les mêmes que celles de mon article du 8 août mais qui avaient encore augmenté) sont passées à 8,50, et là, ça faisait un peu beaucoup ! J'ai donc intercepté la chose, et fait poireauter tout le monde en attendant l'annulation. Un peu d'air. Le temps de faire retomber mon pouls à une allure normale. De faire descendre un peu la tension palpable.

Voilà, on peut reprendre le rythme. On a terminé, le « caissier » et moi. J'ai payé. Parce que oui, en plus, il ne sert même pas à payer les courses, mon macho portable.

Et là, il s'est mis à regarder le caddie plein comme s'il le voyait pour la première fois. Il le scannait aussi, en fait. Il tenait la poignée, le faisait rouler doucement d'avant en arrière, avec des grands yeux étonnés.

Et là, l'hôte de caisse qui jusque là s'était contenté de sourire et de ricaner, a dit :

« Oui monsieur, c'est un caddie. Ça sert à mettre les courses dedans. C'est très utile, même si certes, la poignée est mieux adaptée aux mains des femmes ».

 

Au secours j'étais cernée !!!!!!!!

 

 

samedi 30 juin 2007, a 12:58
Les traducteurs automatiques

  Il y a des descriptions de postes en anglais. Il y a des entreprises implantées en France qui reprennent ces descriptifs. Et qui, au lieu de les traduire, utilisent un traducteur automatique.

Enfin, c'est ce que j'imagine… Le he/she en est la preuve.

Car voici le descriptif de poste que j'ai reçu il y a quelques temps. Il est hilarant n'est-il pas ?

Avec ça, en tous cas, une chose est sûre, on ne risque pas de trouver !!!!!

 

Description : en tant qu'élément de XXX en Europe nous recherchons actuellement les deuxièmes analystes de soutien de niveau pour rue Germain. Des demandeurs doivent être actuellement basés à cet endroit, ou être disposés à replacer. Un 22ème analyste de soutien de niveau fournira l'appui technique et les services pour des unités d'affaires dans un hub de XXX en tant qu'élément de la 22ème ligne équipe de soutien. Le foyer primaire sera sur soutenir l'environnement de calcul d'utilisateur (par exemple ordinateurs portables/ordinateurs de bureau/ imprimeurs) et les outils personnels de productivité (par exemple Microsoft Office). He/she assurera également la fourniture et l'opération sans heurt de l'infrastructure physique.

Responsabilités de principe : Fourniture de 40% de résolution d'incident de jour en jour et de problème en répondant aux billets de XXY selon XYZ.

20% responsable de la manipulation de demande de changement.

Participation de 20% aux projets locaux d'infrastructure. Cette position peut être prévue pour mener petit aux projets moyens.

10% administratif charge comprenant des activités relatives par IP, gestion de capitaux. Temps de voyage de 10%.

Qualification requis : Organisé, avec la capacité de donner la priorité efficacement charge des qualifications verbales et écrites fortes de communication comprenant l maîtrise des qualifications fortes de service à la clientèle de qualifications interpersonnelles fortes anglaise.

Vouloir la haute : 2-4 ans il expérience d'une certification appropriée de Microsoft d'éducation technique d'environnement de soutien (personne à charge de région).

mercredi 20 juin 2007, a 22:40
Les gens...

 

 

 Ce soir dans mon train il n'y avait pas grand monde. Ce qui fait que nous étions tous assis en décalé. Personne en face de personne, et personne à côté de personne. Mais tous en biais. Sauf exception. Agréable. On n'est pas gênés aux entournures pour lire ou farfouiller dans notre sac, et on peut allonger les pieds tranquille sans supporter de toucher le genou de l'autre en face, surtout quand il fait chaud.

Je me suis plongée dans un Sudoku un peu trop expert pour moi après une journée de travail. Ma fraîcheur et ma vivacité d'esprit légendaires ( !!!) étant un peu fânées, j'ai très vite compris que je n'aurais pas raison de lui, du moins pas aujourd'hui. Alors j'ai levé la tête et je me suis mise à regarder les gens, les « autres ». Finalement c'est très agréable. Comme ils étaient tous plongés dans leurs pensées, j'ai pu zapper de l'un à l'autre tranquillement sans avoir l'air inquisitrice.

J'ai tout écrit sur mon Sudoku pas fini !

Voici le fruit de mes observations… Il n'y a pas de chute ni de morale. C'est juste comme ça. C'est mon blog je fais ce que je veux !

 

Un petit jeune dans les 20 ans arrive dans le train en courant, juste avant le départ. Il a une valise. Une curieuse valise pour un garçon de son âge ! Elle est en carton dur, comme celle de Linda de Souza. Jaunâtre. Avec des renforts en cuir marron foncé. Elle a l'air lourde. Il a une bonne tête ! En fait, ça ne me vient pas de suite, mais il ressemble à Tom Cruise. Il a plein de boutons d'acné. Dommage. Mais plus tard il sera très beau. Il a des mocassins marrons qui ont vécu. Il a du en faire des kilomètres avec ! Il va se résoudre à les jeter, un jour, mais il redoute ce moment. Il est tellement bien dedans…

 Et surtout, il a couru. Il a chaud. Il respire fort et vite. Il est comme moi quand je speede (90% du temps) et que j'arrive essoufflée dans ce train calme, ébouriffée, cherchant une place en reprenant mon souffle, alors que tous sont posés, discrets.

Tout à coup il sourit. Tous seul. A personne. Juste parce qu'il est très content de l'avoir eu, son train. Avec sa drôle de valise qui le ralentissait. Où va-t-il ? Qu'y a-t-il dans cette valise ? Je ne le saurai jamais.

 

Ce monsieur d'un certain âge me tourne le dos mais de temps en temps il tourne la tête à gauche, à droite, pour voir le paysage de ce trajet qu'il a fait des centaines de fois. Il fait comme moi, il observe. Il a peut-être oublié son journal au bureau. Je ne le verrai jamais de face.

Qu'a-t-il de spécial ? Des cils !!!!! Immenses ! Je n'ai jamais vu des cils pareils. Une biche, c'est une biche !!

 

Celui ci, pas loin de moi, lit un gros livre. Il n'en est qu'au début. Tous les jours il va le transporter sur son trajet, jusqu'à ce qu'il le finisse. Combien de kilos ça fera à la fin ? Depuis combien de temps le lit-il ? Est ce qu'il lit vite ? Lentement ? Je ne sais pas. Aucune importance. A l'envers, je lis : « Asterie, la citadelle des ombres. »

Ça ne me parle pas. Impossible de savoir de quel genre il s'agit.

 

A côté, une fille lit « manager les ressources humaines ». Elle a l'air toute jeune, timide, renfermée, se tiens en boule contre la vitre. Elle a les ongles rongés. A mon avis elle n'est pas prête de les manager, les Ressources Humaines !!! C'est ma seule acidité de la journée.

 

Ah non ! Il y a ce type un peu plus loin. En costume. Pas joli costume mais correct passe partout. Et cette cravate ridicule !!!! On dirait de la tapisserie des 70' sur lequel un chien aviné aurait vomi. Ça se veut vintage ? Non non, pas possible….

 

Curieusement, personne au téléphone, ni écoutant un mp3 trop fort.

Le téléphone, quand je n'ai rien d'autre à faire, j'aime bien. J'écoute, je me demande à qui ils parlent. C'est souvent attendrissant. J'imagine l'autre à l'autre bout. L'amoureux qui dit des cochonneries exprès parce qu'il sait qu'elle ne peut pas répondre, la maman à son enfant qui l'attend à la maison, le coup de fil de boulot inévitable, la fille pas discrète qui donne son numéro de sécu à tout le train etc…

 

Plus quelques autres. Sans particularité dont je me souvienne. Demain je les aurai tous oubliés, sans doute. Je suis rentrée dans leur intimité un court instant. Ils étaient bigrement plus sympas que mon Sudoku solitaire !

mercredi 06 juin 2007, a 23:07
Pourquoi z’aime pas partazer

  (lire d'abord le post d'au dessus)

 

J'avais 6 ans et demi, et l'été, depuis 2 années, j'allais 3 semaines en colonies de vacances dans le jura. Avec mon sac à dos Lafuma ! (le stimuli, le déclencheur, le déclic du pourquoi du comment… ça a sûrement un nom pour les psys)

J'étais malheureuse comme une pierre.

Mes parents me manquaient. Il n'y avait ni portables, ni Internet, ni cartes de téléphone, et nous n'entendions la voix de nos parents simplement qu'en cas d'anniversaire ou pour une raison très grave.

Au bout de 2 semaines, mon père est venu en voyage pro pas très loin, a pris une journée, a loué une voiture et est venu m'enlever de ce panier de crabes pour 12h de pur bonheur.

C'était une journée de pluie intense et pourtant j'ai la sensation d'un soleil magnifique au dessus de nous. J'avais une robe bleue de plein été, un imper brique et des pataugas pour la pluie. Il m'a emmenée dans un grand restaurant, même si je ne mangeais que du poulet frites ou du bifteck frites, il m'a fait goûter du vin, il m'a emmenée au manège, nous avons fait de la barque sur un lac. Il me tenait la main. Me caressait la joue. Me prenait dans ses bras. Il m'a acheté un kiki (le kiki de tous les kikis pour ceux de ma génération) avec un ruban rose. Celui de la photo. Prise ce jour là.

Puis il a fallu se décider à rentrer.

Un déchirement. J'aurais tant voulu rentrer avec lui, me faire toute petite dans sa valise. J'ai pleuré, pleuré…

Pour me consoler un peu, il m'a acheté une quantité qui me paraissait incroyable de bonbons de toutes les couleurs. Des sucettes, des réglisses, des frites, des nounours, des fraises Tagada, des Dragibus, des mini cocas etc etc…

 Je les ai choisi un à un, en bavant d'envie.

Il n'était pas l'heure de manger des bonbons ! Je les aurai pour plus tard.

OK. Je l'ai admis et j'ai séché mes larmes. Je suis rentrée avec les autres. J'ai dormi en boule autour de mon kiki (le kiki de tous les kikis, pas ma zezette, pour ceux qui lisent en diagonale). J'ai pleuré encore. Mais j'ai pensé à mes bonbons, qui remplissaient mon sac à dos, qui m'attendaient et représentaient un petit peu l'amour de mon papa qui était reparti loin de moi.

 

Le lendemain après midi, après une promenade matinale dans la montagne, petit coup de blues. Je m'éclipse alors pour grignoter ma première douceur. Mon sac à dos accroché à mon porte manteaux me paraissait bien léger.

Tu parles qu'il était léger !!! IL ETAIT VIDE !!!!!

J'ai crié, couru voir une monitrice pour lui annoncer qu'on m'avait volé TOUS les bonbons que mon papa m'avait achetés !!!!

La chef des monos est arrivée et hautaine, froide, elle m'a dit :

« On ne te les a pas volés tes bonbons. C'est nous qui les avons partagés entre tous les enfants présents ce matin. Ce n'était pas normal que tu aies tout ça. Tu sais, dans la vie il faut partager ».

J'ai failli m'étrangler avec mes sanglots.

Mais je n'en avais pris aucun !! Je n'en avais même pas eu un seul pour moi !!! J'avais beau protester, cette chienne s'en foutait. Je l'aurais étranglée si j'avais pu. Je l'ai sûrement fait en rêve.

Voilà pourquoi maintenant, je me sers d'abord. Et on voit s'il en reste pour les autres…

 

Toute cette histoire m'est revenue simplement en voyant ce sac à dos.

Vous croyez que je peux porter plainte 28 ans après ??????????

 

En explorant ma mémoire et en tapant "partage" sur mon Google interne (celui qu'on m'a greffé récemment en espérant qu'ainsi je passerai moins de temps devant mon ordinateur...), je trouve ceci :

Plus petite, comme tous les enfants, j'ai réclamé un petit frère ou une petite soeur. Ma mère, totalement hostile à ce projet, a trouvé la parade pour m'en faire passer définitivement l'envie.

"OK. Mais il faudra partager mon amour. Ainsi, je t'aimerai deux fois mois."

AHHHHHHHH au secours !!!!!!

VOILA POURQUOI depuis, pour moi, PARTAGE rime avec..... Carnage !! (amusez vous à trouver d'autres mots négatifs en "age")

 

jeudi 19 avril 2007, a 00:38
Enorme !

Trop fort !

Un peu long mais il faut mettre le son fort et aller jusqu'au bout.

Un vrai bon fou rire comme on n'en avait pas vu depuis longtemps !



dimanche 15 avril 2007, a 11:46
Un petit sondage...

Merci pour votre participation. Mais merci de ne pas voter 2 fois pour ne pas fausser les résultats.

 

Les chiffres dans quelques semaines. Mais vous pouvez voir les résultats intermédiaires en cliquant sur "view results"

 

C'est super cette nouvelle possibilité ! Je sens que je vais en abuser...

 

PS : pour les webmasters de Mongenie qui ne parlent pas du tout anglais, il faudra vous y mettre pour créer votre compte et votre sondage, l'interface n'est qu'anglaise.



samedi 24 mars 2007, a 00:06
BLOGUIVERSAIRE

Ça c'est moi à 1 an.

(la fille en salopette ridicule, pas le pingouin...)

 

 

Et voilà que mon blog a 1 an aussi aujourd'hui !

200 Articles (C'est dingue ça, presque comme par hasard !!!!)

1405 Commentaires

107 770 Visites (c'est dingue, le 7 est mon chiffre préféré !)

Plusieurs changements de nom, de graphisme, mais toujours le même ton (qui a dit thon ?) un peu acide ou provocateur.

 

Toujours des journées trop courtes qui me font privilégier ma vraies vie et ses obligations, puis mon blog et enfin les vôtres. Ce qui fait que, malgré le fait que certains d'entre vous écrivent des choses très intéressantes, je ne pas tout lire, tout commenter, tout comprendre.

 

Pour certains je suis celle qui dit tout haut ce que les autres pensent tout bas.

Pour d'autres, je suis réac, intolérante, intolérable et je veux toujours avoir le dernier mot.

Tout cela est vrai, et vu selon vos propres goûts, tendances, blessures et humeurs.

 

Non, je ne suis pas une gentille, mais pas une affreuse méchante non plus. Je n'ai simplement pas le même avis que vous.

Je ne suis pas la bêcheuse snob ou bobo que vous croyez. Je ne supporte pas de faire les choses parce que « ça se fait » mais parce que j'en ai envie. Je suis sans filtre aussi dans la vie, parfois.

J'ai mes faiblesses, mes blessures, mes failles.

J'ai lu récemment « tu as l'air dure mais au fond c'est tout mou ». Non je n'ai pas l'air dur (ou dure ? C'est l'air qui est dur, ou moi ?). J'assume complètement le fait que j'ai les larmes aux yeux au moins une fois par jour en écoutant les infos, en racontant une histoire vécue, en regardant la télé (les pubs de la sécurité routière, je ne résiste pas, je pleure à tous les coups) ou simplement en captant l'amour dans le regard d'un enfant et de sa mère, dans le métro.

Oui je suis sensible. Et quand je parle des SDF, des Sans papiers, c'est évidemment un avis général. Si j'écoutais chaque histoire individuelle, je pleurerais toute la nuit. Je pleure au cinéma, je pleure pour les victimes d'attentats, d'accidents, de catastrophes naturelles, les enfants disparus. Je pleure même parfois en voyant l'affiche annonçant qu'un petit chat est perdu, en imaginant la tristesse de l'enfant qui l'attend et le cherche. Quand j'aide un aveugle à traverser, j'ai les larmes aux yeux sans bien savoir pourquoi. Je ne peux pas voir pleurer quelqu'un sans pleurer aussi.

Je m'identifie, je vis chaque histoire avec passion. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Je suis capable du pire pour me venger, je ne sais pas oublier, donc pas bien pardonner non plus. La loi du Talion est un peu ma loi, même si je sais que ce n'est pas bien….

C'est vrai, j'ai parfois un a priori négatif sur les gens, je crois naturellement que l'homme n'est pas bon, je me méfie un peu. J'aime changer d'avis. Et de cette manière, je ne peux qu'être agréablement surprise. Et c'est finalement mieux que d'être déçue par les gens en qui on croyait.

 

Je ne cherche pas à vous choquer, mais je m'aperçois, notamment par le biais de la campagne électorale, que lorsque nous avons un avis différent, fondamentalement différent, il est bien souvent inutile de chercher à se convaincre mutuellement.

Comme je suis têtue, je discutaille jusqu'à avoir le dernier mot et ça ne sert à rien. Pour untel, si cette pomme est rouge, il est choquant que je lui dise qu'elle est verte. Et pourtant, pour moi, elle est naturellement verte.

Je me souviens d'une conversation récente avec des amis d'un tout autre bord politique que mon mari et moi. Ils nous ont raconté une histoire monstrueuse, choquante, horrible. Nous nous sommes regardés, lui et moi, et tout de suite nous avons su que vue de notre côté, cette situation paraissait normale, évidente, écrite d'avance. Ce n'est même pas la peine d'en parler.

Pour une fourmi, un chien est grand. C'est vrai. Pour un éléphant, un chien est petit, c'est vrai aussi.

On dirait presque un proverbe chinois !!

Je ne me bats donc de moins en moins pour des opinions. Je sais que la planète sera toujours divisée en 3 : Pour, contre, sans opinion.

Mais je n'arrive pas à abdiquer pour des causes que j'estime nécessaires ou incontestables. Comme l'orthographe….par exemple…. Le blog de Mya en garde quelques traces et commentaires…

En revanche, je vous le dis mais c'est un secret, il ne faudra pas le répéter,  je suis nulle en histoire. Nulle et archinulle. Je crois franchement que j'ai des neurones qui manquent de ce côté.

J'ai une mémoire des chiffres, des faits, des situations en général, mais dès qu'il s'agit d'histoire, ça bloque !!!!

D'où ça vient ?

Peu de stimulation de ce côté dans ma jeunesse familiale (je crois que ma mère a le même problème de neurones que moi, en fait, c'est génétique), des profs nuls, des programmes qui changeaient, ce qui fait que j'ai fait 3 fois la préhistoire et que j'ai zappé la révolution, des lacunes énormes qui aujourd'hui ne me permettent pas de relier les évènements entre eux, et voilà…. J'ai acheté « l'histoire pour les nuls » mais je ne l'ai pas lu.

Alors oui, j'attaque sur l'orthographe, mais j'ai aussi mes faiblesses…

Quand il s'en est rendu compte, mon mari (qui n'était pas encore mon mari) a même failli me plaquer tellement il m'a trouvée nulle. A 19 ans je ne voyais pas la différence entre l'Acropole et le Parthénon, je n'avais jamais entendu parler de Nelson ni du masque de fer. Même aujourd'hui, je ne trouve pas ça si monstrueux que ça ! D'ailleurs à l'époque, j'avais sondé mon entourage, et beaucoup étaient comme moi. C'était bien sûr avant le règne de Google qui permet de ne plus passer pour un ignare.

Du coup, j'ai potassé les 3 sujets… j'étais devenue incollable. Et aujourd'hui j'ai presque tout oublié. Un problème de Neurones je vous dis !!!

 

D'autre part, je suis excessive. Je veux tout, tout de suite et je tanne, je tourne autour, je colle tant que je ne l'ai pas. On m'appelle la bernique dans ce cas. Ou le Pitt Bull, ça dépend….

Excessive aussi quand je fais les courses. Je n'ai pas vécu la guerre mais je fais des provisions, comme la fourmi… Ce qui me permet de manger des yaourts ultra périmés la plupart du temps, d'utiliser alternativement les 8 gels douches commencés en même temps (véridique !!! J'ai recompté ce matin) et ornant la baignoire, ou les 3 dentifrices et je n'ose pas afficher les chiffres du maquillage…C'est indécent. Ce week-end, dans un coup de folie, je suis allée aux 4 temps à la Défense avec les enfants, j'avais oublié comment c'était le samedi. Et comme beaucoup de filles, j'ai une capacité à encaisser la foule pour les bonnes causes (shopping…). Finalement je n'ai rien acheté pour moi (sauf un milkshake vanille au MacDo mais uniquement pour accompagner les filles… Ouais c'est ça on va te croire !), mais tout à Auchan. C'est peu glamour. Mais comme je n'y avais pas mis les pieds depuis des années, je trouvais tout formidable et j'ai rempli le caddie, et le frigo ! (Voici la photo du frigo)

N'importe quoi ! Il va falloir que j'invite un SDF pour nous aider à manger tout ça ? (ref à quelques posts précédents… Humour…)

 

Je suis souvent marrante, toujours d'humeur égale au bureau, inégale à la maison. Je fais plein de bruits d'animaux, j'aboie aux chiens dans la rue, je ronronne quand on me gratte le cou. Je suis totalement déjantée, mais aussi rigoureuse, exigeante, pénible, intolérante.

J'aime faire plaisir. Mais je suis potentiellement égoïste.

Je suis très très timide, mais je l'ouvre toujours et je passe souvent pour la bavarde du groupe. J'aime la scène et l'exposé, je suis toujours volontaire pour faire le clown en public, même si ça me donne des angoisses et des sueurs froides.

Je suis toujours presque en retard (ce qui n'est pas pareil que presque toujours en retard) et donc très speed. Je ne sais pas marcher doucement dans la rue derrière quelqu'un, même si je ne suis pas pressée cette fois ci.

Il parait que je parle beaucoup d'argent, mais mes vraies valeurs sont la santé et l'amour.

Je n'aime pas particulièrement la littérature française, je n'ai presque rien lu des grands classiques, mais j'aime écrire.

Je vis au jour le jour, mais sainement. Sauf pour la nourriture. J'avale n'importe quoi et j'aime particulièrement ce qui est mauvais pour moi.

J'ai passé mes 2 grossesses en mangeant du saucisson, du foie gras (bon plan chez Lidl, en produit permanent 4,99 euros le pot et pas mauvais du tout) et des chips. Et j'ai pris seulement 8 kilos.

Que de paradoxes, comme nous tous, la formidable complexité de l'être humain….

 

 

Voilà…

Vous en savez un peu plus.

Si vous ne vouliez pas savoir, vous n'êtes probablement pas arrivé jusqu'ici.

 

Alors, après cette année de blog, MERCI.

 

Merci à mes lecteurs quotidiens,

 

A mes lecteurs de passage,

 

A mes détracteurs,

 

A ceux qui réagissent, qui se fâchent, me soutiennent et font vivre ce blog, (Gaëtan, Cassandre, Le Patron, Myriam, Bloogy Woogy, Monreille ou Moi-même, Lilly, Jean85, Bob, AS, Vali571, Motpassant, Marie, Ashley, Mad Max….etc)

   

A ceux qui me prêtent des images (je me sers en général, mais merci quand même),

 

A France 3 qui m'a invitée,

 

A celles et ceux qui m'inspirent,

 

A mon mari qui supporte que je me couche tard souvent (il râle, mais il supporte),

 

A mes enfants qui m'aiment et que j'aime,  ("maman t'es encore sur ton blog ?")

 

A mon papa qui aurait aimé me lire

 

A ma maman qui ne comprend toujours pas à quoi sert un blog

 

A mongenie qui n'est pas toujours parfait mais sans qui je n'aurai pas forcément sauté le pas,

 

A ceux qui me font confiance, me demandent mon avis,

 

A ceux qui me donnent le leur,

 

A ceux qui prennent le temps…

 

 

Merci, tout simplement.

 

dimanche 21 janvier 2007, a 00:11
Tout simplement incroyable

J'ai vu quasiment cette image il y a quelques années sur un site néerlandais, un peu différente néanmoins. A la place de bedonnants poilus, c'était des hommes, des femmes, en couleur.

 

Comptez les personnages. Attendez un peu, ils vont bouger tout seul. Recomptez. Et maintenant bienvenue au club de ceux qui se prennent la tête !

 

A l'époque, je l'ai copié-collé, imprimé, découpé, regardé, observé, crayonné, mesuré, colorié, décalqué, montré, compté et recompté. Et je n'ai pas trouvéééééééé !!!

 

Alors quand je le retrouve en vedette sur le blog d'une autre adepte de notre grand gourou à tous, mongenie, je me suis empressée de le coller là (avec autorisation, et lien...quand même. Je vote à droite mais suis bien élevée !)

 

 Emprunté ici, donc ; http://lapassante.blog.mongenie.com/index/p/2007/01/251306

 

Si vous avez des idées lumineuses pour me sortir de ces années de doute et d'incertitude..................

 

vendredi 12 janvier 2007, a 23:40
A Quoi ça sert un BLOG ?

(RODIN - Le penseur)

 

 

C'est une fichtrement bonne question, que les possesseurs d'un blog ne se posent pas nécessairement tous les jours, mais que ceux qui ne sont pas encore dans la sphère, ou n'y seront jamais, ne manqueront pas de leur poser un jour.

 

C'est ce qui m'est arrivé l'autre jour. Ma mère et ma belle-mère, pan deux d'un coup !! D'accord toutes les deux, comme si elles en avaient parlé (alors que je suis sûre que non), mais vibrant à l'unisson.

 

J'ai d'abord bafouillé…

Ben, ça sert, ça sert, ça sert à rien…enfin si, à communiquer.

 

Mais à communiquer quoi avec qui ?  

 

Ben, les gens… comme un écrivain, comme un journaliste.

 

Mais vous n'êtes ni écrivain ni journaliste.

 

Oui et bien j'aurais bien voulu, voilà. Et avec un blog je peux presque l'être.

 

Mais vous perdez du temps…  

 

C'est un loisir pour moi ! Vous perdez du temps quand vous allez au cinéma ? Que vous lisez un livre ? Que vous écrivez à un ami ?

Moi j'écris. Vous savez combien il y a de bloggeurs sur terre ? Plus de 65 millions. Et la France est très bien représentée.

 

Et alors ?  

 

Et alors ? Ben rien. Je ne suis pas toute seule à faire ça. C'est bien que ça doit servir à quelque chose, répondre à un besoin, une envie. C'est dans l'air du temps. C'est comme ça, plein de gens importants en ont un.

 

Moi quand je m'ennuie je vais à une expo.

 

Moi je ne m'ennuie jamais et je n'aime pas particulièrement les expos. Et puis d'abord, mon blog je l'écris le soir une fois que tout est fini. Alors je ne vois pas ce que je pourrais faire à une expo entre 23h17 et 0h34…

 

Mais vous vous dévoilez. Et pour être heureux vivons cachés.

 

Heu, pas tant que ça. Ceux qui ne me connaissent pas ne savent pas beaucoup de choses sur moi à part ce que je veux bien leur dire. Et puis si j'arrête d'écrire du jour au lendemain ils m'oublieront très très vite.

Vous savez combien j'ai de visiteurs en ce moment, par jour ? 1700 !! C'est pas rien quand même. Ils ne sont pas toujours d'accord avec moi mais je n'écris pas toujours que des sujets polémiques.

 

C'est trop. Ça ne sert à rien. Vous perdez du temps, vous vous couchez trop tard. (belle-maman)

Si tu as trop de temps tu ferais mieux de faire des vraies soupes de légumes à tes filles (maman)

 

GRRRR… Au secours… si je frotte ma lampe, mongenie viendra me sauver ??

Cette discussion était stérile d'avance.

Pourtant, un blog, ça sert à plein de choses !

Allez, faisons en la liste. En vrac comme ça vient à mon esprit tordu. J'attends vos commentaires pour mes oublis.

 

-         A communiquer

-         A dire ce qu'on a à dire sans saouler ses amis avec des mails et conversations imposées

-         A perdre du temps

-        A prendre du temps

-         A découvrir d'autres blogs sympas, voire même des vrais gens derrière 

-         A faire une thérapie gratuite, pour les grands communicants contrariés

-         A se sentir moins seul

-         A se faire des nouveaux amis (comme avec le t'chat. Pas celui qui fait miaou)

-         A se faire engueuler par sa moitié parce qu'on se couche trop tard et qu'on fait du bruit en tapant rageusement sur ce foutu clavier

-         A se poser des questions

-         A voir la vie côté blogs (Tiens, ça je vais le mettre dans mon blog ! Attends chéri je fais une photo)

-         A faire profiter les autres de ses expériences (comme dans les forums)

-         A se faire virer si on a dit du mal de son entreprise (ou qu'on a passé tout son temps de travail à écrire)

-         A faire partager ses œuvres (blogs de peintres, de sculpteurs, de dessins….)

-         A sonder l'opinion même si elle n'est absolument pas représentative mais on s'en fiche après tout.

-         A faire comme tout le monde

-         A faire rire

-         A énerver (Myriam ou d'autres…)

-         A interpeller

-         A se faire aimer ou détester

-         A réduire le pouvoir des médias et à devenir un pouvoir à part entière

-         A faire l'intéressant(e)

-         A passer à la télé (hé hé hé !!!!)

-         A s'entraîner à écrire

-         A embêter ceux qui sont anti-blog

-         A montrer ses seins (c'est pas moi, mais j'en ai vu !!!)

-         A dévoiler son âme

-         A se libérer de ce qui pèse

-         A être à la mode

-         A croire qu'on va gagner beaucoup d'argent  sans rien faire, et donc, à rêver

-         A se fâcher avec des amis

-         A assumer son côté narcissique

-         A se moquer, éventuellement

-         A recevoir des messages étranges d'inconnus qui croient qu'on couche avec des inconnus simplement parcequ'ils nous donnent leur 06 ou leur msn.

-         A redonner ses lettres de noblesse à la poésie, à l'écriture

-         A chercher un soutien ou un conseil avant de commettre l'irréparable (enfant, mariage, suicide…)

-         A informer

-         A discuter sur des sujets très ou pas du tout importants

 

-         Et surtout, à être LIBRE, et à jouir de cette liberté chaque jour !!!!!

 

Voilà… ça en fait quand même pas mal, d'arguments pour ouvrir, continuer ou développer un blog !

Je crois que vous n'êtes pas près de me voir disparaître de la toile.

 

samedi 16 décembre 2006, a 16:18
C'est quoi l'AMOUR ?

  Voici ci dessous la chanson de Cali qui m'a emmenée vers cette réflexion…

« Elle m'a dit »

 

C'est quoi l'amour ?

Cette boule dans la gorge, cette chaleur dans le ventre, ce cœur qui bat plus vite que d'habitude quand il s'approche. Oui…

Mais après, des années après, quand on vit ensemble depuis des lustres, qu'on s'est vus fatigués, malades,  vomir, accoucher, hurler, pleurer, qu'on a été tristes, fatigués, irascibles, de mauvaise humeur, etc etc… On ne peut plus parler du même amour. Ce n'est plus de la passion, ce désir fou de se coller à l'autre, de le sentir, de le manger du regard, de boire ses paroles. C'est autre chose.

Un attachement,

Des souvenirs,

La construction d'un univers ensemble,

La famille,

Qu'est ce qui pousse les gens qui vivent ensemble à rester ensemble ?

Comment définir cet amour bis ? Celui qui permet de passer outre les engueulades, les coups durs, les trahisons ?

Est-ce les habitudes ?

La peur de l'inconnu ou de recommencer ?

L'impossibilité de partir par manque d'autonomie financière ?

Le désir d'être cohérent et entier avec son choix de départ ?

La religion, celle qui bannit ceux qui se sont trompés ?

Le fait que de toutes façons, on fait quand même ce qu'ont veut avec des filles/hommes de passage sans que ça se voie ?

Ce n'est pas brillant…

C'est sûrement souvent l'amour, mais comment savoir, comment être sûr ?

 

Il faut bien l'avouer, souvent on se fait du mal, consciemment ou pas. On se balance des trucs immondes, on se ment. Mais se ment-on aussi à soi-même ?

 

J'ai posé la question à des « vieux couples » autour de moi, mais je n'obtiens aucune réponse qui me satisfasse vraiment. Rien de clair, de mesurable, de tangible. Aucune recette miracle. Personne n'a su mettre des mots là dessus.

 

Comment on sait qu'on aime encore l'autre ?

Ou comment on sait qu'on ne l'aime plus ? Certains se séparent. En mettant à part ceux qui partent pour d'autres, comment ceux qui partent pour personne en particulier ont ce déclic, un jour ? Et s'il sait qu'il n'aime plus l'autre, est ce qu'il part vraiment ?

Ou pas ? Pour les raisons évoquées plus haut. Par lâcheté (de tout recommencer) ou courage (d'aller au bout de son engagement, pour soi les enfants), selon notre façon de voir la vie.

Moi je dis que c'est courageux.

Mon mari dit que c'est lâche.

 

Si l'autre disparaissait, est ce qu'on pleurerait ? Evidemment ! Parce qu'il y a un événement dramatique, parce que les enfants, parce que rien ne sera plus pareil… Mais on pleure aussi au cinéma.

Comment être sûr que cet être avec qui on partage tout est irremplaçable dans notre coeur ? Que ses manies, ses habitudes, ses trucs insupportables vont malgré tout nous manquer un jour et que si on le quittait, on ne serait pas tout simplement MIEUX ?

 

Bref…

C'est un vaste sujet sur lequel j'écrirais bien un livre si j'étais philosophe.

Et vous qu'en pensez vous ?



jeudi 09 novembre 2006, a 22:53
Décryptage statistico-journalistique

  Dans le journal gratuit « direct soir » du jeudi 9 novembre (aujourd'hui !!!!Pour une fois que je suis à jour... ), j'ai lu un article très intéressant, en partie.

Il traite de statistiques sociales en France.

J'ai toujours aimé les statistiques. Oui, ça étonne…

Par exemple, j'ai appris que le livre Guiness des records était le plus vendu dans le monde après la bible et le Coran !

Oui, je reviens à mes moutons…

Après avoir donné l'âge moyen des 1ers  mariages (29 pour les femmes, 31 pour les hommes) et disserté sur le taux de fécondité montant (1,94), à l'âge moyen de 30 ans pour les femmes, ainsi que le fait que 6 bacheliers sur 10 rentrent à l'université, je me rends compte que je ne suis pas dans la moyenne ! (2 enfants, à 26 et 29 ans, marié à 23, école supérieure)

C'est la suite qui est intéressante…

Je vous la livre ici :

« Certaines femmes n'ont jamais d'enfants. Ce sont essentiellement les plus diplomées. Ces femmes vivent moins souvent en couple. De plus, les femmes très diplomées qui ont vécu  à deux ont moins souvent donné naissance à un enfant. Elles s'attachent à mener leur carrière professionnelle avant de devenir mère. Paradoxalement, ce phénomène est inversé chez les hommes. Ce sont les ouvriers et les employées qui se retrouvent le plus souvent sans descendance, pour les mêmes raisons que les femmes très diplômées : ils vivent moins souvent en couple. Au delà du diplôme, le parcours professionnel joue un rôle important. Quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, la proportion des femmes sans enfant est la plus faible parmi celles qui ont interrompu leur carrière. Enfin, les femmes qui se mettent en couple plus tard ont plus de chance de n'avoir aucun enfant »

Voilà.

Alors ça, c'est de la super analyse statistique !

Bravo à celui qui a écrit ça.

Au début de l'article ça passait mais à la fin il regardait la Star Ac en même temps ou quoi ?

Bien sûr, il y a des sous entendus excellents que le rédacteur brûle d'écrire mais il se retient au dernier moment. Puis, ce sont des conclusions tellement évidentes que ça sent le remplissage à plein nez.

Soit c'est un ordinateur qui a résumé le rapport de l'Insee (à l'image des traducteurs automatiques sur lesquels je vais écrire très bientôt…), soit c'est un très mauvais journaliste (qui n'a pas signé, de honte)… Quand on a l'angoisse de la page blanche, on fait un autre métier. Il y des tas de gens qui ont du talent et qui réfléchissent qui attendent la place !

Merci.

 

Voici ce que je décrypte, d'après les propose de l'auteur et dans le même ordre :

- Quelle est la cause de tout ça ? Est ce parce que les femmes se sont consacrées à leurs études qu'elles n'ont pas rencontré le loup au bon moment ?

Est ce que, parcequ'elles ont un super job, elles n'ont pas besoin d'un mec pour payer le loyer ? Ou est ce parce qu'elle ont ce super job qu'elles font peur et/ou écrasent les hommes ?

Je connais des tas de femmes brillantes et diplômées, et mariées…des espèces rares, d'après l'article.

- Les ouvriers ont moins d'enfants

Alors soit ils ont moins d'argent pour les élever et ont une véritable conscience de cet état donc ils n'en font pas. Soit ils bossent tellement dur qu'ils n'ont plus le temps de compter fleurette. Mais non, on apprend qu'en fait c'est parce qu'ils n'ont pas de femme !! Ah ok ok ok  fallait le dire tout de suite !

Est-ce parcequ'ils picolent en bleu de travail ? Qu'ils ne sont pas assez malins pour draguer ? Ou, sous entendu, tout simplement que les femmes sont des saletés intéressées et que si y'a pas d'argent, aucun intérêt d'aller leur laver leurs chaussettes !!! D'ailleurs, quand elles ont de l'argent elles n'ont pas d'homme non plus, hé hé hé c'est bien la preuve….

L'homme serait donc un animal nuisible, utile uniquement pour son portefeuille et les femmes seraient vénales. C'est ça qu'il a voulu dire vous croyez ??

 

- Ensuite, c'est pas mal non plus. Les femmes qui n'ont pas interrompu leur carrière n'ont pas d'enfant… Heu… Oui… alors là, bravo pour cette superbe analyse. Pourquoi croyez vous, crétin, qu'on prend un congé habituellement (quand on n'a pas la chance de pouvoir partir 3 ans à Tahiti aux frais de la princesse) ? Allez, je vous donne un indice…

Habituellement, cette interruption de carrière s'appelle…..un congé parental ! Voilà on y est ! Ouf !

 

- Enfin, la dernière phrase est top top top….

Enfin, les femmes qui se mettent en couple plus tard ont plus de chance de n'avoir aucun enfant 

Et oui….

C'est bien triste mais c'est comme ça.

Si tu te cases à 55 ans, c'est trop tard pour les BB !!!

Ah bon ???? Mince alors ! Trop forts les statisticiens journalistes ! Je n'aurais jamais cru dis donc…

 

Je vous en invente une, à mon tour.

Les personnes qui prennent l'avion plus de 5 fois par an ont plus de chances de mourir dans un accident d'avion que ceux qui ne l'ont jamais pris.

OUAIS !!!!! J'vous jure !

 Allez y, essayez c'est facile d'être journaliste statisticien !

 

PFUITTTTT, mais de qui se moque t-on ?

 

lundi 30 octobre 2006, a 18:57
J'en ai marre... (leitmotiv)

  Un article qui va me valoir des insultes, des bravos, des rancoeurs, des haines ou des ouf de soulagements. Tant pis, mais il y a des moments où la coupe est pleine.

Alors je ne sais pas comment ça s'appelle : discrimination positive ? Racisme à l'envers ?

Bref, je n'en peux plus de cette mentalité d'aujourd‘hui où on ne peut plus rien dire sans être traité de raciste et de pourri. Ça devient vraiment insupportable...

 

Mon article sur l'hôpital, par exemple, qui pourtant relatait des faits concrets et isolés, sans les généraliser, sans stigmatiser, sans dire ni même suggérer les choses horribles dont on m'a accusée (les étrangers volent ? Les pauvres puent ? Je n 'ai jamais écrit ça), a suscité une polémique inutile.

 

Si un black est très con (parce que oui, parfois, comme les blancs et les jaunes et les rouges et les bleus, les noirs sont cons) et que je le dis, hop je suis raciste, parce que forcément c'est parce qu'il est noir qu'il est con (alors que j'ai aussi dit que c'était un homme, un jeune et un musicien, mais ça on l'a oublié). Alors on passe notre temps à se justifier, à essayer de trouver des excuses là où il n'y en a pas besoin.

 

L'autre jour ma fille, à 4 ans, me disait : « J'aime pas Inès Coco. »

Je répondis, distraite « ah bon pourquoi tu l'aimes pas Inès Coco, comment elle est Inès Coco ? »

Ma fille, innocente : « ben elle est noire... » et là, sans la laisser finir, mon mari et moi partons dans un délire paranoïaque, comme quoi la couleur de peau ça dépend des origines, des pays où il y avait du soleil et où les peaux blanches auraient brûlés et gnia gnia gnia et on ne peut pas juger les gens par la couleur de leur peau et on se renvoie la balle comme deux couillons...

Et là, innocente, elle répond :

« Ben je m'en fiche de ça, tu me demandes comment elle est je te réponds elle est noire. Mais c'est pas pour ça que je l'aime pas. Je l'aime pas parce qu'elle est bête et me tire toujours les cheveux ! »

CQFD...

 

Et presque tout est comme ça. Si on doit décrire quelqu'un qui nous a fait du mal, et qu'il a la particularité d'être d'origine étrangère ou de couleur de peau différente de la nôtre, et bien on va tourner autour du pot, on va dire plein de trucs sur lui, sa taille, son âge, mais on va occulter le plus longtemps possible cette particularité pourtant évidente, sous prétexte que sinon, on va être traité de raciste.

Au contraire, si on est vaguement pote avec Saïd, on n'hésitera pas à l'appeler par son prénom alors que s'il s'appelait Jean-Jacques, pas forcément.

 

 Bien sûr, ce n'est pas A TOUS LES COUPS et TOUT LE MONDE ne réagit pas comme ça, mais ça s'observe, ça se voit de plus en plus. On se donne bonne conscience.

Et tout ça n'empêche pas Le Pen de faire 20%...

Mais c'est un autre débat !

 

Alors ce qui m'énerve le plus, c'est que dans l'autre sens, ON a le droit d'en mettre plein la gueule aux français, et personne ne dit rien.

C'est normal, il n'y a pas de suspection de racisme anti français.

Alors on y va gaiement : ils sont malpolis, ils ne se lavent pas, ils puent de la gueule (même pas 1 brosse à dents par an vous vous rendez compte ?), ils sont incultes et n'ont même pas lu le traité de Maastritch et ses petits, ils sont racistes, ils sont mal élevés et sans vergogne, ils ne respectent pas leurs vieux, ils mentent (les hommes, uniquement...), ils sont feignants etc etc etc...

Et les parisiens ? Tout ça en bien pire !

Je vous renvoie aux excellentes pubs pour le journal, d'ailleurs.

Non mais vous imaginez tout ça sur les noirs ou les arabes ???? A la télé, dans les journaux ? Impossible !

 

Vous savez aussi sans doute que, entre elles, les communautés sont très très racistes. Mais elles en ont presque le droit, personne ne s'offusque, parce qu'elles font déjà partie d'une communauté « à part »...

Partout j'entends des algériens, tunisiens, marocains dire que ceux d'à côté sont moins bien. Je ne connais pas bien l'Afrique noire mais je ne dois pas me tromper en disant que c'est idem. Et les chinois qui ne peuvent pas voir les japonais et vice versa.

 

Et bien je dis que y'en a marre !

Toutes mes blagues d'il y a 15 ans sont devenues inracontables, on n'a plus le droit de rire de tout. Pourtant, Coluche, il le faisait... et il le faisait bien.

Vous croyez qu'il se serait rabattu sur les blondes lui aussi ?

Ah si ! Mes copains très très gauche ouverte entière et tolérante ont encore le droit de raconter des blagues horribles, qui les font pourtant beaucoup rire (et moi aussi). Mais moi je ne peux pas les raconter, ou alors en circuit extrêmement intime, parceque sinon je vais être une sale raciste, parceque, en plus, je vote à droite !

 

Et bien voilà, j'en ai marre...

Si nous étions un peu moins faux cul, un peu plus détendus, un peu plus ouverts dans les 2 sens, ça n'irait pas forcément plus mal et cette haine larvée qui ne s'exprime plus que par les votes extrémistes serait peut-être un peu moins explosive. Le principe de la cocotte minute...

 

Voilà...

Ouf, ça va mieux !

 

Allez, à vous....

lundi 25 septembre 2006, a 23:18
Je suis hors de moi !

(image prise sur http://100drine.be/blog/)

 

Oui parfaitement ! Et après qui j'en ai ? Sarko ? Ségolène ? Les syndicalistes ? Les éboueurs ? les chasseurs ? Greepeace ? les Racailles ? La Police ?

Non…

Mon mari.

Ben oui. Et ce n'est même pas du 2ème degré. Je suis VERITABLEMENT hors de moi.

 

Allez, Flo, viens t'asseoir et parle à ton copain blog, ça ira mieux…

 

Il s'agit de tâches ménagères. Après l'argent et les enfants, sans doute le 3ème motif de discorde des couples, ex æquo avec le sexe.

 

Pour mieux comprendre mon courroux (coucou), voici la liste de ce que je fais dans la maison :

- Je travaille à plein temps

- Courses intégrales depuis 15 ans (sauf, j'avoue, pendant ma deuxième grossesse car je suis restée 5 mois allongée. Il a fait 2 fois le plein et Télémarket s'est chargé du reste. Il lui est arrivé quelques fois de faire un saut à Monop pour ramener un truc manquant, mais ça se compte sur les doigts), le week end. J'y vais à pieds et je rentre avec mon caddie de mémère rempli à ras bords + Un énorme cabas sur l'épaule qui peut peser à lui seul jusqu'à 16 kilos (j'ai pesé, un jour…). Pendant ce temps là ? Il garde les enfants… Et quand j'y vais avec les enfants ? Il s'occupe….il va à la foire aux vins, ou aux puces, par exemple… (exemple très frais, le week end dernier !)

Et quand je fais les courses, je pense à lui, tout le temps. Le pain qu'il aime, son café, un plat qui lui ferait plaisir, du fromage que pour lui, son shampoing, son gel etc etc.

- Lessives intégrales, pliage et rangement du linge. Pendant un temps, j'en ai eu assez de remonter ses trucs de la cave et j'ai laissé pourrir (parcequ'il descendait à la cave, souvent, mais remontait toujours les mains vides). Mais un jean qui a passé 2 mois à la cave, il sent mauvais et il fallait que je le relave. Aucun intérêt…

- Devoirs des enfants et papiers, inscriptions diverses, correspondances, papiers médicaux et tout ce qui concerne les enfants. Ceux qui en ont savent… Penser que unetelle a piscine demain (donc maillot, serviette, goûter etc…), que l'autre a patinoire et qu'il faut penser à répondre à l'invitation de Gwendoline avant mercredi + acheter un cadeau.

- Tout ce qui concerne la santé des enfants (dents, lunettes, psys, orthophonie…).

- Le soir, récupération des enfants à une heure decente et libération de la nounou qui doit rentrer s'occuper des siens aussi. Et pour y arriver, je cours, je cours, je cours… Exceptionnellement, il rentre à ma place (10 fois par an ?)

- Quand il n'est pas là (un certain nombre de voyages d'affaires dans l'année, dont un qui dure entre 8 et 15 jours), intérim sur toutes SES tâches.

- Cuisine intégrale depuis 16 ans. Sauf en vacances et au restaurant. Oui, j'avoue… Lui ne sait RIEN faire en cuisine. Ou plutôt, ne veut RIEN savoir faire. Pas d'idée, pas d'esprit, pas d'observation, pas d'envie. Je suis mauvaise langue… il y a le BBQ… Voir plus bas dans ses tâches. Rendons à César…

- Ménage… J'avoue aussi, j'ai une femme de ménage qui vient 3h par semaine, et pas toutes les semaines. J'ai la chance d'avoir une grande maison, 3 chats, 2 enfants… et ma femme de ménage prend 3 mois de vacances tous les ans. Donc, inutile de dire que j'en fais aussi, et pas qu'un peu.

- Gestion du « personnel » : booking des baby sitters, calcul et élaboration des fiches de payes des nounous, déclarations Urssaf, en temps et en heure.

- Habillage des enfants, lavage des enfants (le week-end et en vacances, sinon, y'à la nounou, mais ça n'a pas toujours été le cas), éducation des enfants (parce que Papa est méga cool, papa est génial, oui, Papa dit rarement non, Papa dit qu'il va se fâcher et ne se fâche pas. Papa est super méga géant. Et moi je me coltine, en plus, le rôle de la méchante)

- Programmation et gestion de tout ce qui est électronique dans la maison (téléphones, Internet, répondeur, alarme, magnétoscope, lecteur DVD, appareils photos, télés…). Cette semaine, j'ai désossé et réparé le magnéto, suis allée chez Darty rapporter le sans fil qui a rendu l'âme et en ai installé un autre.

 

 

Et voilà ce qu'il fait :

- Il travaille, à plein temps et gagne beaucoup plus d'argent que moi, ce qui, en langage macho, lui donne tous les droits de se reposer parcequ'il en a bien besoin, le pôôôôvre.

- Déclaration d'impôts 1 fois par an (et reprend les éléments que je lui ai donnés me concernant et concernant les payes des nounous)

- Met le couvert (et oublie régulièrement MA serviette ou MON verre)

- Débarrasse la table, remplit et vide le lave vaisselle, prend soin de rincer la vaiselle avant de la mettre dedans, généralement sur les trucs qu'il vient de mettre dans l'évier et que je dois laver à la main. Comme ça avec un peu de chance, ils sont devenus bien gras s'ils ne l'étaient pas encore.

- Prépare le petit déjeuner des enfants le matin (c'est assez récent) et me laisse au moins la moitié à laver après.

- Plus que régulièrement, les emmène à l'école. Mais c'est récent aussi, jusqu'à l'année dernière, nous en emmenions chacun une puisque dans 2 écoles différentes.

- Vide les poubelles, les met dans la rue et les range.

- Tond la pelouse quand elle a poussé. Et ramasse les feuilles, quand elles sont tombées.

- Il s'occupe du repassage de ses chemises. Non non, il ne sait pas se servir d'un fer à repasser, mais il les porte lavées par moi chez le repasseur et elles reviennent comme neuves, toutes seules. 1 fois par mois maxi, il a du stock !

- Les belles années, 20 fois dans l'année, fait un Barbecue. Je traduis : Fait son feu, hurle pour que je lui amène la viande prête à cuire, la cuit, et pendant ce temps ne fait rien d'autre (je surveille mon feu !).

- Bricolage difficile (plomberie, électricité, perceuse), mais avouons le, ce n'est pas tous les jours…

- Intérim sur MES tâches quand je pars en voyage (c'est arrivé la semaine dernière, 2 soirs, pour la première fois depuis la naissance des filles)

- Il critique ce que je fais. Et là, ça doit lui demander beaucoup d'énergie, des trésors d'inventivité, il puise au fond de ses ressources cachées, car, comme chacun sait...je suis parfaite. (là, c'est du second degré...belle maman.)

 

Alors, moi, j'échange tout de suite ! Aucun problème.

Certains membres de la famille me suggèrent de prendre une employée de maison, qui vivrait là. Quelle horreur ! J'ai déjà eu une JF au pair mais quel calvaire ! Je sais que je ne supporte pas. Et puis, franchement, tous ces gens qui me conseillent passent leur temps à se plaindre et à changer d'employée, à gérer ladite employée, à lui faire des mots et lui donner des ordres alors… Et puis si je ne peux même plus aller faire un tour chez Zara avec ma paye parcequ'elle passe intégralement en paye et charges, à quoi bon, hein ?

 

Bon, et alors, qu'est ce qui s'est passé pour que tout d'un coup je sois Hors de Moi ???

 

Ma journée d'aujourd'hui, mémorable 25 septembre 2006….

Lever à 7h, préparation des enfants dans un stress régulier car il faut les booster fort pour qu'elles soient à l'heure, demain c'est moi qui m'y colle, m'occuper de moi après leur départ, courir après mon train, boulot pendant un nombre d'heures certain, à midi, je suis allée acheter le cadeau pour l'anniversaire d'Alice qui s'approche, j'ai quand même mangé assise, en 20 minutes, ratage du train de 18h36, prise du train de 18h46 (parti en retard, pour une fois que j'étais dedans 2 minutes en avance), stop chez Franprix pour acheter du pain et du fromage pour les 30 enfants de la classe d'Alice (c'est moi qui assure la collation du matin, demain), réunion des parents d'élèves de 19h15 à 21h. Entre temps, plusieurs coups de fil avec la nounou qui partait, la gestion du temps mort pendant lequel les enfants étaient seuls (et le magnétoscope s'est encore bloqué, dommage…) et l'arrivée de super Papa méga cool (plus tôt que d'habitude, merci)

Arrivée à 21h05 à la maison, bisous à mes poussins qui me racontent leur journée, vérification des cahiers et signatures diverses.

Enfin, à 21h30, on descend.

Moi je fais un peu attention en ce moment, je mange de la soupe le soir. Mais lui, s'il fait ça, il se gave de fromage, de pain et de vin pour compenser donc je lui propose des Cannellonis au basilic (un truc tout prêt qu'il adore d'habitude).

Et là…. Le dérapage.

« Quoi ? Encore des pâtes ? Putain mais t'as aucune idée ? Marre de bouffer la même chose tout le temps (il n'en a pas eu depuis 10 jours…). T'es vraiment nulle (pas exactement ça mais un truc qui voulait dire ça) »

Oui, vous, madame ou mademoiselle qui me lisez, vous vous dîtes qu'à ma place vous l'auriez coiffé avec le plat de Cannellonis… Mais c'est pas mon genre, après il aurait fallu que je nettoie, en plus… et on se serait sûrement fait beaucoup de mal si j'avais fait ça.

 

Sachant que :

- avec une soupe il n'a pas assez

- il ne veut pas de viande le soir

- il adore les pâtes

- trop tard pour faire une pizza ou un truc au four

- beaucoup trop tard pour cuisiner quoi que ce soit

Moi, je sèche.

Qu'est ce qu'il aurait voulu ???? Réponse de l'ours : « ben je sais pas, aut'chose en tous cas ».

Mais quoi ????

Là ça fait 2h que je boude, et il n'est toujours pas foutu de donner une idée, de faire avancer le débat, de m'aider à m'améliorer (là, c'est démago, oui oui…) mais au moins de faire avancer les choses.

 

Tant qu'il ne se sera pas excusé ouvertement et qu'il m'aura fait des suggestions intelligentes, je le dis et je le redis :

1/ je boude

2/ je fais ce qui ME fait envie le soir tant que je n'ai pas des suggestions de sa part

3/ Quand je fais les courses, je m'occupe de MOI et de MES enfants. Son café, ses filtres, son beurre, son pain, son gel douche, son dentifrice, sa brosse à dent, son sucre… il faudra qu'il rampe ou qu'il vienne avec moi pour les avoir. Ou mieux, qu'il fasse les courses à ma place, mais ne rêvons pas.

 

Voilà.

Non mais, faut pas déconner quand même, sale macho primaire !

Je suis pas MLF mais là, ça dépasse les bornes. L'argent n'achète pas tout. Et pas moi, en tous cas.

 

PS : Prince Charmant, où es tu ?????? Viens me délivrer !!!!!

 

PS 2 : Je croyais que ça irait mieux en l'écrivant, je me demande si ce n'est pas pire…

 

ARRRRRGGGGGGHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

lundi 04 septembre 2006, a 23:11
MARKETING, DE QUI SE MOQUE T-ON ?

  Certes, il faut toujours inventer, être à la pointe, être nouveau pour assouvir notre soif de consommation, devancer nos désirs avant que nous en ayons conscience et nous offrir l'apparence du meilleur. Jusque là tout va bien, et j'adhère à fond. Si je n'avais pas travaillé dans le formidable monde si glamour de l'intérim, j'aurais été Miss Monde, ou, puisque malheureusement trop petite (et uniquement pour ça), j'aurais travaillé dans la pub !!

 

Mais là, il y a des jours où vraiment, on nous prend pour des truffes.

 

Je commence par le plus soft.

Pendant les vacances j'ai dormi 1 nuit par commodité dans un hôtel « Première classe ». Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un « Formule 1 » amélioré puisqu'il y a la salle de bain privative. On dirait un thermomoulage d'une seule pièce en plastique et ça résonne mais c'est mieux que rien. Quoi vous ne connaissez pas non plus les « Formule 1 » ? Alors passez votre chemin.

Tout ça pour vous dire que ce sont des hôtels de passage, tous pareils, formatés, automatiques et aseptisés.

Dans la chambre, un petit dépliant à l'usage des futurs mariés ou invités à un mariage (faut avoir envie de venir là, déjà…).

En résumé, l'hôtel propose de :

- Nous communiquer les adresses des services indispensables : manucure, coiffeur, fleuriste (au cas où, la veille du mariage, on n'ait encore pensé à rien…)

- Nous donner le plan pour rejoindre le lieu du mariage (pareil)

- Nous réserver un taxi pour le retour de la noce (au cas où on ait décidé de ne pas rouler bourré cette fois ci)

- Nous offrir une mini trousse de toilette avec un mini tube de dentifrice et une brosse qui ne brosse pas, un kit couture et de nous prêter un fer à repasser.

- Nous laisser la chambre jusqu'à 15h ainsi qu'un petit dej jusqu'à 14h. (avec la gueule de bois qu'on a, il faut au moins ça !)

Et le meilleur, dans sa grande générosité, la chaîne des hôtels Première classe nous offre, lors de l'enregistrement de notre réservation…. roulement de tambour……………UNE BOUTEILLE D'EAU MINERALE !!!!

Mais ça vaut au moins 50 centimes d'euros ça, dîtes moi !

Avec tout ça, sûr que le mariage va être réussi !!

La phrase de conclusion : « Autant de petites attentions qui feront de votre déplacement un grand souvenir ».

Si vous venez et que vous n'allez pas vous marier de suite ou que vous n'êtes pas invités, tant pis pour vous ! Vous boirez l'eau du robinet, vous débrouillerez pour trouver votre chemin ou un taxi, et vous n'aviez qu'à penser à votre brosse à dent avant de partir ! Non mais..

 

Ensuite, en faisant mes courses, mes yeux ont été attirés par les curieux adjectifs dont sont affublés nos produits de beauté ces derniers temps :

Sur les shampoings VIVELLE, on peut trouver les variétés suivantes

- Eclat provoquant (et si vous vous faîtes violer dans le RER vous ne viendrez pas vous plaindre)

- Fraîcheur exaltante (Wahou tu es belle aujourd'hui. Oui c'est Vivelle, je suis exaltante de fraîcheur)

- Douceur Glamour (OK, là ça va)

- Volume Fougueux (Aïe tu m'as donné un fougueux coup de cheveux en tournant la tête, je saigne, c'est malin)

 

 Sur un shampoings Herbal Essence :

- Volume Pulpeux.

Moi, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer une jolie blonde sortant de sa douche, avec plein de pulpe d'orange dans les cheveux. Wahou super joli…. On a vraiment envie d'être comme elle….

 

Et enfin, j'hésitais sur les déodorants lorsque j'ai trouvé la perle :

Chez OBAO, vous avez le choix entre la pureté du lotus, la sensualité de la vanille et…… le CONFORT DU RIZ BLANC !!!!!!

Alors là, il faut m'expliquer, messieurs les marketingueurs… qu'est ce qui vous est passé par la tête ??? Vous avez fait des études, des réunions de consommateurs, et personne ne vous a dit que vous étiez ridicules ???

Quand je lis ça, j'ai toujours la même image dans la tête, et ça me fait rire aux éclats (c'est déjà ça…) :

Une très jolie chinoise, avançant vers la caméra, les bras levés mais les avant bras pendant (comme les petits enfants avec des brassards trop gonflés), et sous les aisselles, elle a deux grosses louches de riz blanc, bien câlées !!!!

Je ne peux plus m'arrêter de rire. Vous la voyez vous aussi ?

Non mais n'importe quoi, depuis quand le riz blanc c'est confortable ??

 

 

Le pire c'est que je n'ai pas cherché, je suis tombée dessus. Je suis sûre que les supermarchés sont pleins de ces anneries.

La prochaine fois, amusez vous en faisant les courses !

samedi 02 septembre 2006, a 23:58
Le cancre IKEA

  Exercice :

Prouvez que même les meilleurs ne sont pas infaillibles

 

Hypothèse 1 : Je le sais depuis peu, IKEA est un modèle de gestion de société, aussi bien humaine qu'économique, dont le cas est étudié en école de commerce.

Hypothèse 2 : L'être humain est souvent très con et trop souvent ne cherche pas plus loin que le bout de son nez.

Hypothèse 3 : Plus c'est gros, moins ça se voit. Il suffit pour en être persuadé d'étudier :

- Quelques prospectus tirés à 10000 exemplaires avec méga faute d'orthographe au milieu

- Quelques CV avec un titre fantaisiste : technichien, sysèmes d'information etc…que le principal intéressé a lu 100 fois mais n'a pas relevé,

- Ou plus simplement mes récentes cartes de visites pro, que j'ai vérifiées personnellement sans rien noter de suspect, et dont l'adresse e.mail est archi fausse.

 

Bref, vous vous demandez où mon esprit tordu veut en venir cette fois ci.

C'est tout simple, voici la démonstration :

Au cours du mois dernier, donc Août même si j'ai la curieuse impression que août et septembre ont été inversés (à moins que septembre soit pire….), je me retrouvée sur l'A15 direction Cergy.

Oui, nous avons donc longé le nouveau né suédois, l'IKEA géant d'Herblay, celui là même où certains d'entre vous ont passé quelques dimanches passionnants. *

A l'aller, rien remarqué.

Au retour…Donc avec un peu plus de recul dans le point de vue, je vois une immense banderole blanche et bleue bordant une partie du bâtiment.

Compte tenu de la longueur du bâtiment, je dirais à vue de nez qu'elle faisait 5 mètres sur 35 (soit, pour les plus matheux d'entre vous, 175 m2, soit un bel appartement !) Mais en fait je n'en sais rien, c'est simplement pour vous dire qu'elle est très grande.

Qu'y avait-il sur cette banderole ?

LES NAUTESAUTES 2007 SONT ARRIVEES.

Tiens… C'est curieux… Ils sont bizarres ces suédois, Kézako, ça, les nautesautes ???

Ça se mange ?

 

Les plus malins d'entre vous auront compris.

C'est ce que mon esprit tordu a fait également, avant d'éclater d'un rire sonore dans la voiture.

Non, pas possible, ils n'ont pas fait ça quand même !!

Et bien si…

Si c'est voulu c'est extrêmement fort parce que j'en parle encore 1 mois après à la blogosphère entière. Mais j'en doute.

Et dire que je n'avais pas mon appareil photo sur moi. Vous êtes capables de ne pas me croire et ça me désole d'avance.

Pensez qu'il y a quand même sûrement un chômeur de plus après découverte du pot aux roses.

 

Voui voui voui, j'arrive, j'explique pour les plus fatigués d'entre vous :

 

Ils s'agit bien sûr des NOUVEAUTES 2007, mais ils ont mélangé leurs banderoles, et je suppose que sur une autre face de ce gigantesque cube bleu, on pouvait lire : LES NOUVEOUVE 2007 SONT ARRIVEES…

 

J'ADORE !!!!!

 

 

* Info pratique : Ne pas compter sur la garderie enfants du rez de chaussée le week-end, il y a environ 8 places et il faut faire 2 ou 3h de queue pour avoir la joie de  laisser sa progéniture 45 minutes. Surtout ne pas s'approcher car quand les petits voient en vitrine ceux qui s'amusent dans ce décor original, ils ne vous laisseront plus en paix avant lundi matin.

Je pense qu'il vaut mieux compter sur les chariots rigolos sur lesquels on peut traîner son enfant dans une position inédite ailleurs, donc certainement suédoise.

samedi 02 septembre 2006, a 11:11
Téléphone et Grand mère sans fil

 Les personnes agées ont parfois un peu de mal avec la technique. Voici une petite histoire que j'ai vécu il y a peu avec une arrière grand-mère de 94 ans.

Primo, elle vit seule et se débrouille, elle a mal partout mais supporte, et a toute sa tête.

Deuxio, elle a un téléphone sans fil, un répondeur et apprécie les progrès de la technique de la photo numérique. Le fait qu'on puisse transporter 5000 photos et films sur une carte grosse comme un ongle de pouce l'épate, mais elle s'y fait.

 

C'est lorsque j'ai constaté qu'elle avait son téléphone sans fil, mais aussi un téléphone filaire que je me suis interrogée.

Pourquoi donc ? En cas de panne d'électricité ? Possible.

J'ai demandé…

La réponse vaut son pesant d'or :

 

« Avec mon sans fil, j'appelle seulement mes voisines de l'immeuble. Pour appeler plus loin ou l'étranger, je prends l'autre. "

 

Moi, très étonnée : "Ah bon ? mais pourquoi donc ? "

 

Elle, sûre d'elle, d'un ton docte : "Ça ne peut pas passer si loin ces machins là. On m'a dit en l'installant qu'il avait une portée de 200 à 300 mètres de la base, alors j'appelle pas trop loin. Et ça marche très bien ! »

 

Je vous laisse apprécier. Quand on n'est pas né avec tout ça, on peut interpréter à sa façon. Logique !!

 

vendredi 01 septembre 2006, a 00:32
Découpage des impôts par tranche VERSION 2

  Il y a une chose (parmi pas mal, certes…) qui m'insupporte… C'est entendre dire les gens ; « si je suis augmentée, ça va me faire sauter de tranche et je vais payer plus d'impôts ».

ARGGGGGGGG !!!!!!

Je ne sais pas ce que je pourrais leur faire.

Alors, j'explique, une fois pour toutes, et arrêtez TOUS de dire des trucs pareils, vous ne pouvez pas savoir comme vous avez l'air bêtes…

 

Prenons des chiffres simplissimes.

Disons ceci :

0 à 15 000 euros/ an = 0

15 001 à 30 000 = 10 %

30 001 à 40 000 = 20 %

40 001 à l'infini = 50 %

 

Dire, quand on passe d'un revenu de 40 000 euros à 40 001 euros, qu'on saute de tranche signifie que sur la partie qui dépasse 40 000, oui, vous allez payer 50% de votre revenu en impôts au lieu de 20 %, ce qui, j'en conviens, est très désagréable, mais ne veut en aucune manière dire que vous allez payer 50 % sur tout !

Il suffit pour s'en convaincre de faire des simulations avec son barème d'impôts devant les yeux. En passant successivement juste en dessous puis juste au dessus du « saut de tranche », vous paierez la même chose. Donc, si vous êtes augmenté, c'est très bien. Et ça ne voudra pas dire que vous allez payer plus d'impôts sur la partie que vous aviez avant cette augmentation.

Compris ? pigé ? Capito ? Understood ?

Bon….

Parce que sinon je peux répêter…

Et pssssss, faîtes passer.

 

 

PS : D'après les commentaires, certains n'ont pas encore compris. ça me désole... Pas étonnant que les médias vous embobinent si facilement. Faut réfléchir et se concentrer !!! (avant d'aller voter aussi)

 

Je réexplique :  D'après mon barême fictif, sur tout ce que vous gagnez entre 0 et 15000, vous ne paierez rien, quelle que soit la somme finale que vous gagnez à la fin de l'année.

Supposons que vous gagnez 41000 euros/an.

sur ce que vous gagnez entre 15001 et 30000 euros, vous paierez 10 % (soit 1500 euros).

Sur ce que vous gagnez entre 30001 et 40000 vous paierez 20%, (soit 2000 euros).

Si vous gagnez exactement 40000 euros par an, vous paierez donc 1500 + 2000 = 3500 euros.

Si vous gagnez 41000 par an, vous paierez les 3500 de tout à l'heure  + 50% de 1000 euros (soit 500). ça ne vous fait pas sauter de tranche... juste payer un pourcentage plus élevé mais seulement  sur la partie que vous gagnez en plus.

et là ça va ?

lundi 28 août 2006, a 19:29
Paris, ce petit village

  Il arrive parfois de drôles de choses. Outre le fait que j'ai rencontré en vacances une copine d'enfance perdue de vue depuis 20 ans, il m'est arrivé récemment un truc presque bizarre.

 

En sortant un soir du boulot et pour me rendre sur les champs Elysées au cinéma, je me suis trouvée dans le métro juste derrière un Homme en joli costume, impeccablement coupé, chaussures bien nettes, carrure intéressante, port de tête style « je sais que je suis beau ».

C'est en le détaillant que j'ai vu sur son épaule une énorme goutte d'eau, posée là, et ne voulant ni pénétrer dans le tissu, ni glisser en avant ou arrière. Elle était là, elle se trouvait bien là, elle voyait bien ce qui se passait et profitait du panorama. Il faut quand même ajouter qu'il avait plu dehors. C'était donc sans aucun doute une goutte de pluie, elles ont généralement un caractère mieux trempé que les autres, les postillons et éclaboussures diverses.

J'en étais là dans mon délire, totalement hypnotisée par la goutte et fixant l'homme de dos, pensant à ce que je pourrais écrire dans mon blog sur les gens qui se croient impec et qu'un détail vient contrarier, lorsque je suis arrivée à ma station.

L'Homme est descendu aussi, a marché devant moi puis nous nous sommes séparés car il prenait la direction opposée à la mienne. La goutte était toujours là.

C'est alors que j'ai vu l'Homme, réaliser soudain qu'il s'était trompé, revenir sur ses pas et prendre la même direction que moi. Jusque là, rien de très étonnant.

Une fois sur le quai il est parti à gauche, emmenant sa goutte, et moi à droite. Quelques secondes avant l'arrivée du métro, il est revenu vers le milieu du quai, et moi de même car j'avais réalisé que ma sortie se trouvait au milieu.

C'est alors que, une fois de plus, nous nous trouvons tous les 3 côte à côte dans le wagon : Lui, sa goutte et moi. Et bien entendu, nous sommes descendus, sans nous adresser un regard de plus, à la même station. Nos chemins se sont séparés à ce moment. J'avoue que j'étais un peu déçue de m'être fait « un film » à ce point. Il n'y a en effet rien d'extraordinaire à faire le trajet en même temps que quelqu'un qui a pris la pluie puis le métro à Saint Lazare pour se rendre à Franklin Roosevelt à la même heure.

OK.

 

Je suis donc allée au cinéma avec mon mari, et je n'ai bien sûr rien raconté puisqu'il n'y avait rien à raconter... Et j'ai complètement oublié cette histoire de goutte.

 

En sortant du cinéma environ 2h plus tard, nous avons erré quelques minutes en nous demandant où nous pourrions aller dîner ce soir là, avec l'envie de changer un peu des éternels Sushis que j'adore.

Profitant du choix immense qu'offre de quartier, nous avons donc opté pour un restau branché, où, ce qui ne gâche rien, on mange bien.

Bien installée dans ma banquette, nous commençons à discuter du film et de choses et d'autres. Après la prise de commande, mon cher et tendre s'éclipse quelques instants pour répondre à l'appel de la nature, je laisse mon regard vagabonder, en l'attendant, transie d'amour. Ou peut-être était-ce le froid ? Possible, car ceux qui ont vécu ce mois d'août 2006 à Paris en savent quelque chose...

Bref. Mon regard se pose finalement droit devant moi, soit juste derrière la place que mon mari aurait du occuper. Et là....

Vous avez déjà deviné....

Une silhouette familière, de profil. A un mètre de moi. Comme je suis aussi physionomiste qu'une rape à fromage, j'ai douté un instant.

Puis je l'ai vue.

Sa veste était posée précautionneusement sur l'accoudoir.

Sur l'épaule, j'ai aperçu une petite auréole sombre.....

 

C'est dingue quand même non ???????

Il a tourné la tête un instant, m'a vue et j'ai vu quelque chose dans ses yeux. Du genre « tiens, je la connais elle, mais d'où ? », puis il a détourné le regard.

Moi, je savais....

mardi 15 août 2006, a 23:52
Best Of et suites en tous genres

  Je fais comme la télé en période estivale...

Je donne des nouvelles des précédentes "aventures", je mets à jour, je précise, je ressasse, je répète pour ceux qui n'étaient pas là...

Alors dans la lignée des précédents articles, voici quelques news fraîches :

 

- La mouche derrière la moto : (voir ici le début)

Grace à vous tous et à vos commentaires éclairés, j'ai bien compris le pourquoi du comment. Ouf ça soulage !!

Mais je ne peux m'empêcher d'observer les insectes par rapport aux véhicules... Hier, en voiture, alors que je démarrais, il y avait une grosse mouche sur le pare brise. Immobile. J'ai été tentée de lui donner un petit coup furtif d'essuie glace bien placé, mais j'ai soudain pensé que la laisser serait bien plus intéressant ! Car voilà la question cruciale " Jusqu'à quelle vitesse une mouche tient sur le pare brise ?". Je vous vois venir, scientifiques en tous genres, vous allez me parler de vent, d'aérodynamisme de ma voiture etc.... Mais je ne veux pas rentrer dans les détails.... On va la faire simple, globalement.
Alors la mouche s'accroche avec ses petits pattes noires et velues (oui oui, avec un microcospe elles sont velues). Et à 91 km/h, pile poil, elle s'envole très très haut dans le ciel, et elle est terriblement surprise, la mouche (c'est une interprétation personnelle, mais je l'ai regardée dans les yeux suffisament longtemps pour vous assurer qu'elle ne s'y attendait pas du tout...). Ma conclusion, c'est que vous pouvez transporter une mouche avec vous jusqu'au bout de la France, à condition de ne pas prendre l'autoroute ! C'est pas une nouvelle de poids ça ? Merci qui ?

 

- Le sudoku... (voir le début) Cet été j'y ai goûté. Et j'ai aimé. C'est tout bête, mais on se prend au jeu... Alors quand j'aurai réussi à lire tous les bouquins qui m'attendent, promis, j'en fais aussi dans dans mon train !

 

- Il n'y a plus de dragueurs... (voir le début ici)

Bon, en ce qui concerne les Antillais, je retire tout ce que j'ai dit.

Messieurs les antillais, inutile de me harceler, de faire toutes les courses à Carrefour avec moi en me tendant votre numéro de téléphone, LACHEZ MOI !!!!!

Je retire, je retire...

Oui oui, vous draguez toujours....

Ouf !!

 

- Les yaourts périmés : (voir le début)

Nous sommes le 15 août. Je suis rentrée de Viaduc, après beaucoup de kilomètres pendant de week end de transfert d'enfants d'un point A à B, et transport de mouches.

Bref, en rentrant ce soir (Sur l'A13, c'était désert.... inéspéré) je n'avais pas très envie de cuisiner un curry d'agneau, donc nous avons grignotté. C'est alors que je me suis dit que je ferais bien de finir des yaourts là depuis un certain temps. Ceux qui restent toujours derrière, malgré les multiples remplissages et vidages de frigo. J'en prends un, je regarde la date.... J'allais battre un nouveau record mondial ! Vu son ancienneté, j'ai regardé, senti, touillé, goûté, et avalé le tout, car il était vraiment normal, ce Bio (oui, à l'époque, ça s'appelait encore des Bio de Danone....) à la mangue. En fait c'était un collector !!

Pour l'instant je me sens très bien, et ça va continuer.

Bon, allez, je vous le dis..

Nous sommes le 16 août, il était périmé depuis le 21 décembre 2005....

C'est dingue hein ?

mercredi 02 août 2006, a 23:03
Une VRAIE raciste

  Au détour de nos blogs, de vos blogs, je vois souvent revenir le thème du racisme.

Roselmack (wahou il est vraiment beau, même si c'est certainement un bon journaliste…), les élections qui arrivent, tout cela fait couler beaucoup d'encre virtuelle. On a vite fait de se traiter ou de se faire traiter de raciste. J'ai eu le malheur de dire que les noirs dansaient et couraient mieux que les blancs, et hop !!! Cataloguée raciste…

Bref, je voudrai vous raconter l'histoire qui est arrivée hier à mon bureau. Elle relativise tout le reste !

 

Lundi, ma collègue (appelons là Bérangère parceque Gertrude ou Cunégonde elle n'aime pas trop, pour préserver son anonymat) fait passer un entretien de recrutement à une femme, 51 ans, pas très sexy, genre « Mary Poppins » en plus vieille, les dents un peu noires, le cheveux rare et sec, l'œil moyennement vif. Une secrétaire, à la recherche d'un emploi. Si elle n'était pas très expansive, elle paraissait néanmoins très motivée pour un poste que nous avions à lui proposer, et tout à fait compétente. Voire même « normale ».

L'entretien N°2 avec ses éventuels futurs « collègues »  n'ayant pas été concluant, Bérangère appelle Mary Poppins mardi pour lui dire qu'elle n'est pas retenue. C'est à ce moment que je suis allée voir Bérangère afin de lui demander un truc simple.

Comme Bérangère est intelligente et vive, je me permets de lui glisser sous le nez, pendant sa conversation, l'objet de ma question. Et là, je vois ma Bérangère, avec des yeux ronds comme des soucoupes, totalement ahurie. Elle ne me répond pas. Elle est dans un autre monde. C'est là qu'elle met l'ampli et que je comprends pourquoi, cette fois ci, elle ne peut pas faire 2 choses en même temps…

En effet, Mary Poppins s'est lâchée, elle est en train de lui balancer en vrac un discours totalement dingue. Le fait qu'elle puisse penser ce qu'elle disait est une chose,  le dire à son futur éventuel patron est dingue et quand l'éventuel futur patron est étranger, la chose devient sciencefictionnesque !

Je n'ai pas tout entendu, mais Bérangère m'a résumé la chose, en en oubliant beaucoup…

Ça donnait à peu près ça :

« Ah bon je ne suis pas retenue ? Ben c'est pas très grave.

Vous savez, il y a beaucoup de noirs là bas.

J'aurais pas pu. Moi j'ai déjà eu des expérience comme ça et j'ai du mal avec eux.

J'ai été en Afrique moi mademoiselle, je me suis occupée de 2 orphelins noirs, et depuis, je peux plus.

Non non, j'ai besoin de travailler avec des gens comme moi, moi. Il faut sélectionner quand même.

Parceque après, on nous dit que nous les blancs on n'a plus de travail parce que c'est pour les noirs.

Alors non, hein. Et vous vous êtes quoi ? Arabe ? Arabe, quoi, arabe d'où ? Algérie ? Ah bon ??

Ben je les aime pas trop non plus les arabes, c'est parce que je me suis fait attaquer par un arabe qui m'a cassé des côtes alors depuis… D'ailleurs il y en a un qui m'a parlé ce matin en allant à l'entretien. Il m'a demandé son chemin, ouh la la j'ai pas répondu.

Mais vous, vous parlez bien quand même. Et puis vous vous êtes agréable (pour une arabe… tellement sous entendu)  etc etc etc »

 

Bérangère est restée de marbre, comme une guêpe dans du miel, scotchée…mais très pro. Bravo. D'autant plus que notre humoristique patron, à l'écoute lui aussi, avait décroché le masque africain décorant notre couloir et faisait le singe avec. On avait donc le choix entre éclater de rire, ou pleurer.

jeudi 06 juillet 2006, a 23:46
Accoucher avec ou sans péridurale ?

  ( Photo : accouchement dans l'eau. Wharff wharff wharfff)

 

Dans la lignée de mes articles "j'hésite" et surtout parceque je n'ai pas le temps d'écrire de nouveaux sujets ces temps ci....

 

 

 

J'ai fait les deux donc je peux en parler !

Tout d'abord excluons les femmes jalouses, grand-mères, mères, tantes, et belle-mères qui n'en ont pas bénéficié et démontrent que c'est mauvais par le simple fait que tous les mammifères femelles ont toujours accouché depuis la nuit des temps sans anesthésie. Et qu'elles n'en sont pas (toutes) mortes. Certes, mais parlons en des mammifères, elles n'ont pas de col sur l'utérus, puisqu'elles ne sont pas debout comme nous les femmes, et n'ont donc pas à lutter contre la pesanteur. Les contractions sont donc moins pénibles…

Et puis je ne veux pas entendre non plus d'arguments sur la nouveauté du procédé et ses risques mal maîtrisés. A ce moment là, pas d'anesthésie non plus pour l'appendicite ou, voire, la césarienne ! Un pétard, des boule Quiès et zou au boulot…

Non, rien de tout ça. Juste des constatations claires et objectives.

Mon deuxième accouchement, sans, ne l'a pas été volontairement, donc la conclusion de cet article est évidente, je suis pour ! Néanmoins, mon mari a trouvé des avantages à cette méthode « naturelle ». Et moi aussi un tout petit peu….

J'ai également compris le véritable sens des mots « cours d'accouchement sans douleur », auxquels toute nullipare valide se précipite afin d'y entendre conseils et paroles rassurantes. Je croyais au début que ces cours nous apprenaient à ne pas avoir mal, c'est tout le contraire, ils nous apprennent à pousser correctement alors qu'on n'a pas mal et qu'on ne sent rien ! Nuance. Quand on a mal, je vous assure qu'on pousse sans problème, et sans avoir appris quoi que ce soit. C'est totalement instinctif comme de respirer.

Commençons par Avec péridurale. Je ne parle que des cas où cette dernière a marché. Bien évidemment, la péridurale mal faite n'a aucun intérêt pour personne.

Il y a la piqûre dans la colonne vertébrale avec cette énorme seringue qu'on ne voit jamais mais dont on parle beaucoup. Le papa, s'il assiste, est prié de sortir à ce moment là et la taille de la seringue grandit au fur et à mesure qu'elle traverse les imaginaires. En fait elle n'est pas si grande que ça, et franchement, on a tellement mal qu'on pourrait nous faire n'importe quoi avec la promesse de ne plus avoir mal après. Bien sûr il a fallu au préalable aller consulter l'anesthésiste pour être sûre que notre organisme est compatible, faire une prise de sang juste avant pour contrôler les plaquettes, mais ce n'est que formalité plutôt rassurante.

Ensuite, un état cotonneux du bas du corps. Les jambes lourdes. Les contractions visibles sur un bout de papier qui se dévide lentement à côté de notre tête, et l'impression que notre bas ventre se soulève un peu périodiquement, sans douleur mais avec la nette impression que sinon ça serait terrible. Certaines ont eu la chance d'avoir une pompe pour doser elles mêmes la quantité de « non-douleur », mais l'organisme réagit avec du retard et parfois le bébé est déjà né quand la dose maximale les plonge dans un profond coma des jambes…

En général ça dure assez longtemps. Pour ma part, 13h la première fois. Impossible de dormir (oui, c'est statistiquement souvent la nuit, on ne sait pas pourquoi)  à cause des différents bip bip et du stress, il faut bien l'avouer. Le monitoring vous fait également entendre le cœur du bébé en direct. Je changeait parfois de position, et mon mari sortait de sa torpeur en sursaut en hurlant « on ne l'entend plus !!! ». Il suffisait que je rebouge dans l'autre sens et il pouvait recommencer sa veille. Fait non négligeable, une sage femme vient généralement toutes les heures contrôler l'état d'ouverture de votre col et vous voyez presque tout son avant-bras disparaître en vous sans rien sentir.

Bref, après quelques heures dans cet état étrange, on décide que c'est le moment. On vous dit de pousser, de ne plus pousser, plus fort, allez courage, on y va ! Parfois le futur père vous tient la nuque, toujours trop ou pas assez fort. Mais pousser quoi, comment ? On ne sent rien… pas facile. « Comme si vous alliez à la selle madame ». Quoi ??? comme ça devant tout le monde ? Pas question ! Vous êtes malades ou quoi ? Alors on pousse plus ou moins mollement. C'est long ! Si le médecin commence à trouver que le bébé se fatigue, là on y va plus franchement, l'instinct de mère reprend le dessous et on se concentre pour appliquer à la lettre ce que l'on a appris au cours dernier.

OUF ! Voilà Bébé. Non pas tout rose et propre mais sanguinolent et plein de cet enduit blanc bizarre. Aucune importance, c'est fini, on le serre sur notre poitrine pendant que la sage femme nous recoud tranquillement.

Personnellement j'ai toujours eu du mal à croire que cette chose de 3 kilos était sortie de moi, même si le miroir que l'on avait disposé en face afin que je puisse suivre les opérations me l'assurait.

Ensuite, les jambes très lourdes et immobiles, pleines de fourmis. Interdiction de se lever pendant 2 heures. Personnellement une fois dans la chambre j'ai quand même rangé mes petites affaires dans les placards, mais je me suis faite engueuler !

Beaucoup d'anecdotes aussi de jeunes mères qui croient pouvoir tenir debout et s'écroulent lamentablement au pied de leur lit parce que leurs jambes ne les ont pas soutenues.

Mais au moins on n'a pas souffert !

 

Maintenant Sans.

En général ça va plus vite, c'est pour ça d'ailleurs qu'on le fait sans, par manque de temps. Plus rarement par manque d'envie.

En tous cas c'était mon cas.

De la première contraction à 3h30, à l'arrivée à l'hôpital un peu avant 5h, j'ai pu apprécier la force de mes contractions, bien régulières, bien rapprochées comme dans les livres.

J'ai supporté en gémissant doucement ma demi heure sur les sièges en bakélite de la salle d'attente de l'hôpital, en me disant que la libération approchait. Ma petite péridurale, pitié…

Un fois installée, prise de sang faite pour contrôle des plaquettes, monitoring placé, les choses se sont accélérées. J'ai lâché le masque à oxygène qui, j'en ai l'impression, ne servait à rien à part me faire des fourmis dans la tête. Et l'effet euphorisant ? Peut-être quand tout va bien mais pas dans mon cas…

Pendant les 20 minutes suivantes j'ai eu l'impression de n'avoir qu'une énorme contraction, d'être transformée en accent circonflexe sur ma table d'accouchement. Les pieds et les mains accrochés à la table, et les fesses en l'air, comme un hamster à qui on envoie du 220 volts ! Je ne voyais plus, n'entendait presque plus, je ne maîtrisais plus mes hurlements (guturaux-bestiaux, paraît il) ni ma main gauche qui broyait celle de mon mari. La droite s'agrippant tantôt au lit, tantôt dans le vide en recherche d'un quelconque réconfort. Je me souviens avoir hurlé plusieurs fois « je vais mourir !! », et j'y croyais vraiment. J'avais même mal aux oreilles de tant crier. Je n'étais plus qu'un bête. Et dans le bas du corps, je poussais, je poussais. La sage femme me disait de respirer, d'arrêter, de souffler, de faire le petit chien. C'est ça, viens à ma place, essaye donc !

C'est là que j'ai abandonné l'espoir de la péridurale pour cette fois ci.

Je ne croyais quand même pas que ce serait si court. Quand la tête a commencé à sortir, la sage femme a demandé à mon mari comment allait s'appeler ce bébé. Croyant qu'elle cherchait à me distraire et que la question m'était adressée, j'ai hurlé un « ALICE » dont tout le rez-de-chaussée de l'hôpital se souviendra.

C'est moi qui ai ensuite sorti le bébé de mon ventre en le prenant sous les aisselles.

6h05. 3 kilos 700 de bébé posé sur la poitrine.

La douleur s'arrête comme par miracle, instantanément. Mes jambes tremblent à force de s'être crispées mais je les sens. Mon mari a dit une parole maladroite « je suis content que ça se soit bien et vite passé. C'est quand même mieux sans péridurale ! ». Je lui ai pardonné, il ne se rendait pas compte…

Pour ma part, je suis très fière d'avoir survécu à ça, d'y être arrivée.

Pas d'effets secondaires. Pas de mal de dos. Les contractions des 24 heures suivantes me paraissent bien négligeables à côté de ce que j'ai vécu et je les ignore superbement, alors que mes voisines d'étage se bourrent d'anti-douleur.

Moi j'ai vu pire, je suis une dure maintenant. Je peux tout supporter. Je me sens invincible. Et solidaire de toutes les femmes du monde qui ont vécu ça.

Maintenant à vous de juger…

mercredi 05 juillet 2006, a 00:02
Garder ses enfants ou aller travailler ?

  Il est tard, j'ai un boulot d'enfer en ce moment, il fait une chaleur de brute, je pars en vacances dans....5 jours, alors je n'ai vraiment pas le temps de vous concocter un bel article. Je joue ma feignante, j'en mets un que j'ai écrit il y a quelques temps, dans la série "j'hésite', comme "la douche ou le bain" et  "pour ou contre internet"....

 

 

Garder ses enfants en bas âge ou aller travailler  

Tout d'abord, il faut mettre les choses au point. Cette hésitation n'est valable qu'uniquement si les deux styles de vie sont agréables. Je précise : Un logement joli et fonctionnel, des moyens financiers assez larges, des enfants en quantité raisonnable (3 maximum), en bonne santé, vifs et au poil brillant, un boulot intéressant, à moins d'une heure de transport, une cantine comestible ou une multitude de snacks et petits restaurants pas chers alentour, une hiérarchie existante mais pas moralement harcelante, des centres d'intérêts variés, un mari normal (tendance macho), qui mange, boit et salit ses chaussettes et ses chemises  etc… en bref, ce que l'on espère toutes (sauf pour les chaussettes et les chemises mais ça n'existe pas).

Il suffit que l'un des curseurs se déplace dans un sens ou dans l'autre pour que tout se dérègle et que l'on n'hésite plus une seconde.

Prenez l'un des choix suivants : Un logement invivable dans la journée (trop chaud, trop froid, trop bruyant, minuscule), des enfants insupportables, surexcités 24h sur 24h, un métier absolument passionnant (star de cinéma, présidente de la République, voire ministre pour rester raisonnable…) et très très rémunérateur, dans des conditions idéales, avec plein d'avantages en nature et des collègues formidables, un mari qui adore faire les courses, la cuisine, la lessive et garder les enfants quand ils ont de la fièvre. En plus il rentre à 18h tous les jours et ne part jamais en déplacement professionnel.

Vous n'hésiterez plus et moi non plus, nous irons travailler.

Maintenant exercice inverse :

Une maison extraordinaire, des enfants adorables, sages, autonomes, obéissants, ou à l'inverse très malades ou fragiles (et qui ont donc besoin de nous), un travail exécrable, pas intéressant, pas bien payé, sans espoir de carrière, avec un patron taré, une cantine frôlant l'empoisonnement et l'interdiction de manger dans les locaux de l'entreprise, rien autour pour se promener, des horaires fantaisistes et ingérables, un mari qui rentre tard et exige des petits plats tous les soirs, des grands-mères hyper disponibles et ravies de garder notre progéniture régulièrement pour nous soulager, ou une « jeune fille » pour accomplir les tâches qui nous déplaisent le plus… Et nous resterons à la maison en touchant les 600 euros généreusement donnés par la caisse d'Allocations Familiales pour que nous ne venions pas grossir les rangs des chômeurs.

Je ne parle pas ici du ménage car, leur épouse travaillant ou pas, cela ne changera pas grand chose à la tendance qu'aura le mari à aider ou pas. C'est comme si c'était « indépendant ».

Donc, reprenons le raisonnement avec des bases « normales ». Les enfants sont jeunes, le dernier a moins de trois ans et l'aîné est en première année de maternelle et ne va à l'école que le matin.

Pour avoir fait les deux, je peux en parler un peu aussi.

 

Rester à la maison, Les avantages :

Pas de hiérarchie sur mon dos pour me dire de ne pas faire ceci ou cela. La hiérarchie, c'est MOI ! Je veux partir quelques jours dans une région balnéaire pendant les ponts du mois de Mai ? Qu'à cela ne tienne, on part.

Quel mois tu prends cet été, Juillet ou Août ? Les deux mon général !

Oui, ça c'est vraiment bon.

La fantaisie est possible, pas besoin de prévoir et de poser mes conditions à mon patron. Tiens, et si on allait à la piscine, au jardin d'acclimatation ou voir ma copine Machin ? Tout est possible à midi après l'école. Ma copine Trucmuche a accouché la semaine dernière, on débarque en groupe chez elle pour souhaiter la bienvenue à Trucmuche junior !

Je n'ai pas fait mon shampoing (ça marche aussi avec épilation, coloration, repassage…) ? Et alors, je le ferai plus tard et personne ne me dira rien.

Je n'ai plus rien à me mettre ? Un jean fera l'affaire. Même sale.

Aujourd'hui j'ai envie d'être bête, de chanter à tue tête, de parler à l'envers, de me faire des couettes, de mettre ce ridicule pantalon vert pomme. Au mieux ça fera rire les petits, au pire ils penseront que je suis fêlée aujourd'hui et le diront à Papa le soir.

Ils ne vont pas changer de maman pour autant.

Je fais mes courses en semaine, loin des bouchons aux caisses, avec une poussette qui a un grand panier dessous, et l'aînée qui tient bien la poussette pour traverser la rue. A chaque fois, je me dis, « tiens, il n'y a personne ! ».

Les enfants ont leur maman près d'eux, qui surveille ce qu'ils font, ce qu'ils mangent, s'ils font bien caca tous les jours, se rend compte de leurs progrès en dessin, vélo, langage. Je connais leurs copains de classe.

Ils se sentent en sécurité, aimés. J'ai l'impression de tout leur donner, de faire le maximum pour qu'ils soient bien. Ils sont moins stressés, moins énervés que s'ils partaient chez la nourrice ou à la crèche à 7h30 le matin.

Ils sont un peu malades ? Un coup de Doliprane et on verra demain. La directrice de crèche, c'est encore moi !

Si c'est plus grave, je prends rendez-vous chez le pédiatre, dans la journée, pas entre 20h30 et 20h45 comme avant. Mais en pratique ils sont aussi beaucoup moins malades.

Les petits soucis de santé se règlent à coup de visites chez l'ophtalmo, le psy, l'orthophoniste. Calmement et presque sûrement.

Je peux les inscrire à des « activités », et les y conduire sans stress.

Je suis là aussi pour le releveur du compteur d'eau, le facteur qui a un recommandé, le colis des 3 Suisses, le livreur de tout.

Je profite de la maison à cent pour cent.

Partout, je rencontre des gens comme moi. Au parc, au supermarché, dans la rue à 15h, chez le pédiatre…j'ai l'impression que le monde en est truffé.

Quand il y a des grèves, je me lamente pour les autres, et je reste au chaud mais pas tassée dans un wagon surpeuplé.

Il fait beau ? Tout le monde au jardin ou au parc. Et on a tous bonne mine.

Avec un peu de chance, je peux même me mettre à la couture, à l'Internet, à la cuisine. Je peux faire des tableaux de coquillages ou retaper ce petit buffet acheté à la brocante l'année dernière. A coup de quarts d'heures disséminés ça et là dans la journée, j'y arriverai un jour.

Je fais aussi mes albums photo rapidement, quand je me souviens encore de ce qu'il faut marquer sous la photo.

Le bonheur ? Oui ça y ressemble.

 

Forcément, les désagréments du travail découlent de ça.

Une hiérarchie est parfois pesante. Même si elle est compréhensive, il faut tenir compte du calendrier de vacances et d'absences des collègues ou binômes.

Si je pose un RTT, je prévoirai plusieurs jours à l'avance ce que j'en ferai.

Je me dois d'être présentable tous les jours. D'être polie et bien élevée. De ne pas dire ce que je pense à tout le monde.

Le bébé Trucmuche aura déjà 4 mois quand je trouverai enfin le temps d'aller le voir.

Je fais mes courses le samedi avec tout le monde. Je fais autant de queue que de courses. Ou bien je commande chez Télémarketouille, et je ne suis jamais contente. Il manque toujours quelque chose et ils me facturent très chers les bouteilles d'eau et les cartons de lait, parcequ'au début les gens ne se faisaient livrer que du gros et du lourd, ou du super encombrant léger (16 rouleaux de Sopalin !), mais toujours du pas cher. Alors ils ont trouvé la parade, un supplément ! Oui mais moi j'en ai vraiment besoin de ce lait et de cette eau. Alors je la paye au prix de l'Or(angina) ou je vais l'acheter sur place, avec les denrées que télémarketouille n'a pas pu me livrer. Perte de temps et d'argent, finalement.

Je prends les transports en commun. Grèves ou pas.  Parfois ça sent mauvais, on est serrés, un affreux bonhomme me tripote les fesses, je reste debout et je dois subir les blagues vaseuses ou les conversations téléphoniques de mes voisins. Je guette le quai désert en me disant que je vais sûrement être en retard à ce rendez-vous. Ce n'est pas toujours désagréable, mais ça peut l'être.

Je ne vais jamais chercher mes enfants à l'école. Ils me parlent de leurs camarades, des inconnus pour moi.

Si je les trouve un peu chauds le soir, je m'inquiète toute la nuit en les bourrant de Doliprane. Pourvu qu'ils soient frais et dispos le lendemain. Qui va les garder sinon ? Le stress suprême…

Les visites avec eux chez les professionnels de santé relèvent du parcours du combattant. Tout le week-end est minuté.

Je suis obligée de subir la dictature d'une assistante maternelle revêche (ça marche aussi avec directrice de crèche), qui me dit à quelle heure je dois finir mon travail. Qui me dit que si demain je suis encore en retard (les grèves de transport elle ne veut pas en entendre parler), elle ne gardera plus ma fille. J'ai envie de l'aplatir contre le mur mais je me retiens, et je lui fais de grands sourires. Je lui offre même des chocolats à Noël, pour l'amadouer. Elle est rare et elle le sait.

Les enfants se jettent sur moi le soir, juste quand je voudrais souffler, même cinq minutes. Ils essayent de rattraper le temps qu'ils n'ont pas passé avec moi. Et vice versa mais c'est du concentré et parfois c'est trop fort d'un coup. J'ai peur d'avoir raté quelque chose, je culpabilise. Ils ont une vie à eux, sans moi.

Le samedi, je vais chercher mon recommandé à la Poste, ou mon colis des quatre belges. Je fais encore la queue. Pas tous les samedis mais quand ça arrive ça me barbe.

La maison est vide toute la journée, les poissons rouges et le chat sont seuls.

Il fait beau et je suis coincée au bureau. Ma cafétéria est en sous-sol, dommage !

J'ai l'impression d'être une superwoman et de vivre plusieurs vies à la fois, mais je sens que la mécanique peut craquer.

Tout est en retard chez moi. J'empile !  Piles de courrier, de linge, de mails, de choses à faire…

Et en plus, il est probable que je perde de l'argent, parce que faire garder 2 enfants à Paris, ce n'est pas donné. Et tous calculs fait, il faudrait que je gagne beaucoup plus pour que l'opération soit rentable.

 

MAIS :

Je vois des gens différents tous les jours (ne serait ce que dans le métro).

Je prends plaisir à m'habiller, me pomponner.

Je fais autre chose que changer des couches et laver des biberons au rythme implacable de « toutes les quatre heures ».

Les enfants ont un lien social, ils sont confrontés à la vie avant l'entrée à la maternelle, ils voient d'autres enfants. Ils apprennent des tas de choses astucieuses à la crèche (mettre son manteau en le posant par terre par exemple).

A midi, je n'ai pas besoin de cuisiner. Je n'ai qu'à choisir et à me faire servir. Je choisis entre chinois-japonais-pizza-crêpes-salades-sandwich-brasserie etc… Je peux aussi aller faire une course personnelle rapide ou passer chez le coiffeur.

Quand un dossier que j'ai traité remporte la palme, ou que j'ai un succès professionnel, c'est un réel plaisir, une fierté, une reconnaissance, une excitation, une satisfaction du travail accompli. Un truc vraiment fort.

J'ai aussi un réel plaisir à retrouver mes enfants le soir. Ils m'ont manqué et je m'en suis rendue compte. Je les serre fort contre moi et je leur raconte toutes les histoires qu'ils veulent. J'enlève mes chaussures, je me lave les mains, et je suis à eux, corps et âme. Ils me parlent et m'embrassent.

L'argent que je gagne est mon argent. Si la situation familiale le permet, je peux m'offrir cette petite jupe adorable sans rendre de comptes à personne. Et je ne suis pas obligée de dire combien je l'ai payée.

J'ai une position dans la société. On me demande ce que je fais, j'ai un vrai métier. J'en suis fière. Je peux en parler, je ne me sens pas cruche ou déconnectée.

D'ailleurs, j'ai toujours un truc à raconter le soir. Ça barbe les hommes que les femmes racontent leurs histoires de boulot ? Oui, c'est vrai et ce n'est pas moi qui le dit. Mais de toutes façons on raconte quelque chose, alors autant que ce soit varié et que ça sorte du rot-pipi-caca.

Une autre et dernière très bonne raison : le stress me fait maigrir !

 

Et enfin, voici les vraies difficultés de la vie de la mère au foyer, qui découlent du paragraphe précédent :

Je vois toujours les mêmes têtes. Même mes enfants parfois m'insupportent. Vous travailleriez, vous, 24 heures sur 24 avec votre mère ou votre conjoint ? sûrement pas. C'est pareil pour moi. Ces petits êtres charmants sont aussi bourrés de défauts et il m'arrive de ne plus pouvoir les voir en peinture. Ça dure quelques minutes mais c'est dommage.

Je ne mets plus que des pantalons, parce que c'est plus pratique. Je ne sais plus marcher avec des talons (déjà que les poignées de la poussette sont basses, je ne vais pas aggraver la chose…), donc même quand je sors le soir je n'en mets plus. Je ne mets pas de vernis parce que j'ai les mains dans l'eau toute la journée (ça devient moins vrai au fur et à mesure que les enfants grandissent). Elles sont rêches et rouges. Je me maquille à peine. Je finis par ressembler à un sac et je bave de jalousie devant les femmes d'affaires que je croise par hasard de temps en temps. Elles ont l'air tellement fortes, tellement sexy en tailleur avec leurs escarpins. Les miens moisissent dans mon armoire. Moi je suis transparente. De toutes façons je ne peux pas aller chez le coiffeur ou faire du shopping tranquillement. J'achète dans les commerces de proximité.

J'emmène les enfants partout. Une visite de routine chez le gynécologue devient épique avec 2 petits curieux qui touchent à tout et posent des tas de questions. Je n'ai pas essayé le coiffeur ou l'esthéticienne. Bien sûr, il reste le samedi. Mais avouez que c'est dommage.

Les courses sont aussi toute une aventure. Quand il s'agit de petites courses, pas de problème. La poussette contient plus que mes bras et l'aîné se cramponne à la poussette. Aucune chance de la perdre. Mais j'ai parfois du mal à tourner dans les rayons exigus…J'ai un empattement assez large. A gauche le panier rouge accroché en biais à la poignée de la poussette, au milieu la poussette et à droite l'autre enfant qui tient. Un vrai attelage !

Pour le gros plein, c'est plus compliqué. Aucune configuration n'est vraiment satisfaisante. Le bébé de 8 kilos dans le porte bébé ventral, et l'autre dans le caddie en train de sucer l'immonde machin rouge qui sert à rattacher le caddie sus-nommé, ou, un peu plus tard, le plus petit dans le caddie suçant le toujours immonde machin rouge et le plus grand courant dans les rayons de l'hyper à la poursuite du géant vert, très peu pour moi. Le plus petit dans le maxi cosy en équilibre au bout du chariot et l'autre dans le siège du chariot, ce n'est pas mieux. Mon caddie pèse déjà 25 kilos de plus qu'un vide, et il n'y a malheureusement plus beaucoup de place pour le remplir. De toutes façons, les enfants aiment bien faire les courses pendant le premier quart d'heure. Après ils trouvent des trucs pour nous embêter (je veux plus marcher, je suis fatigué, je veux ça, je veux faire pipi) et ça devient l'enfer pour tout le monde. J'ai donné, et j'ai fini par aller faire mes courses le samedi avec les autres, celles qui travaillent !

Mes enfants ne voient que moi, je suis leur modèle. Je dois être forte et juste. Ils jouent au parc mais ne connaissent jamais bien ces enfants en cagoule et anorak qui jouent dans le sable et leur piquent leur seau la plupart du temps.

Je ne sais pas ce que doit savoir-faire ou ne pas faire un enfant de cet âge. Pour moi il est normal que le mien ne sache pas encore s'habiller, mais j'aurai du déjà lui apprendre. Les autres savent. Zut.

Avec deux enfants (18 mois et 4 ans) et un mari, au cours d'une semaine, je prépare et gère 86 repas, même si c'est simple, les ingrédients n'arrivent pas tout seuls dans le frigo ou sur la table. Les plats et les biberons ne passent pas au lave vaisselle. Quand le bébé a juste quelques mois, on passe à 56 biberons par semaine rien que pour lui.

Je prends 7 douches et je donne 14 bains. Je fais au moins 4 lessives. Je change au moins 35 couches. Je fais 2 ou 3 fois les courses. J'habille 14 fois, je déshabille autant. Et le reste du temps je fais la police…je surveille. J'écoute. Un couinement ? Qui se réveille déjà ?

Un pleur ? Est-ce grave ou pas ? Est ce que ça vaut la peine de se déplacer. Je me déplace quand même au cas où. Plus un bruit pendant 1 minute ? Pas normal, je vais voir. La plupart du temps mes inquiétudes étaient fondées. Une bêtise était en train de prendre forme. Je répare la bêtise.

 Je donne tout à mes enfants, et deviens par voie de conséquence exigeante avec eux. Je ne supporte pas quand mes filles sont désagréables avec moi et se jettent dans les bras du chevalier blanc, le sauveur, le père, qui rentre du travail. Je leur demande autant que je leur donne. Je ne leur permets pas de me refuser un baiser ou un câlin. Œdipe ou pas Œdipe.

Je réalise avec horreur que je ne prends même plus le temps de jouer vraiment, longtemps. Je joue par bribes de 10 minutes. Comme je ne culpabilise pas puisque je suis là, je remets le jeu à plus tard parce que j'ai toujours autre chose de commencé quelque part.

En société, on me demande ce que je fais. Je dévoile mon congé parental. Oui mais avant, vous faisiez quoi ? Voilà, je n'existe pas vraiment, je ne suis rien. Je suis en stand by, portée par mon passé et un avenir encore loin, incertain. Même moi, qui pourtant suis une femme, je me souviens avoir pensé ça de femmes au foyer. C'était des feignantes, des incapables. Et maintenant elles voulaient travailler ? Et bien il fallait y penser avant. Maintenant elles étaient dépassées. Voilà, c'est ça, je suis à mon tour dépassée, déconnectée. Les semaines passent et se ressemblent. Seul le week-end vient rythmer mon exil, puisque j'ai une bouche de plus à nourrir et les enfants me lâchent un peu.

La vie entière du foyer tient au salaire de mon mari. Pas de sécurité, et, par les temps qui courent, de la haute voltige sans filet.

J'entends des choses innommables « tu n'as pas fait ça ? Mais pourtant tu as le temps, tu exagères vraiment. Tu fous rien de la journée et t'as pas pu faire ça. Franchement… ». Tout le monde (ceux qui n'ont jamais vécu ça) croit que je suis oisive et passive. Il est de bon ton de dire en public que c'est super, courageux et fatigant, mais au fond d'eux (sauf ceux qui l'ont déjà vécu) ils pensent que non…et que j'ai bien de la chance d'avoir du temps à moi.

 

J'hésite, j'hésite…

La solution est peut-être le travail à mi-temps. Quand on donnera des vrais postes intéressants aux femmes à mi-temps !

Je dirai néanmoins que pour les enfants, les papas, les grands-mères, une maman qui ne travaille pas est mieux.

Et pour la maman, ça va si ce n'est pas trop long. Un congé parental de 3 ans, ça va. L'épanouissement ne passe pas forcément par les enfants. Et si une maman épanouie en valait deux ?

 

 

lundi 26 juin 2006, a 23:00
Prise de tête de mouche

  Il y a sûrement des scientifiques qui ont une réponse très logique, mais là, tout de suite, moi, je ne sais pas…

 

Prenons une mouche, posée sur le toit d'une voiture.

La voiture démarre et roule à 10 km/h. Si la mouche reste posée, elle ne produit aucun effort et se déplace donc à 10 km/h.

Si elle décolle, et veut néanmoins rester au dessus de la voiture, elle devra voler à 10 km/h, c'est possible (les mouches volent entre 15 et 30 km/h).

A 60, ça ne l'est plus. La voiture se déplace plus vite qu'elle et elle ne peut plus suivre.

Et si on met un écran devant elle, ou qu'elle vole derrière le pare brise d'un scooter, ça donne quoi ? Elle arrive à suivre ou pas ?

 

Prenons la même mouche, dans la voiture (en mettant de côté le fait qu'une mouche dans une voiture, c'est très agaçant…).

Posée, pas de problème. Si elle décolle, et que la voiture roule très très vite, est ce que la mouche va s'écraser sur le pare brise (mais côté intérieur, beurk) ?

A priori non, je crois, puisque son référentiel est la voiture…

Mais alors, elle vole à 100 km/h ???

C'est à ce moment là que je ne suis plus… Vous non plus d'ailleurs, j'ai du perdre tous les lecteurs d'un coup.

Il y a sûrement une question de déplacement d'air là dessous. L'air de la voiture ne bouge pas, donc la mouche peut voler dans cet ensemble.

Oui, mais si on ouvre les fenêtres ?

Ah ! En voilà une bonne question.

Et en plus je suis toute décoiffée.

 

Et dire que j'ai pensé à ça l'autre jour en voyant une mouche se poser sur un escalier roulant…feignante !

 

Si quelqu'un sait…

lundi 12 juin 2006, a 23:19
La transgression du mode d'emploi

  Certains et certaines adorent transgresser les lois. Moi, je ne suis pas une rebelle, mais ce qui me plaît bien, c'est la transgression du mode d'emploi !

Ça ne coûte rien, on ne risque franchement pas grand chose et c'est la part de Liberté qui nous reste (à part le blog, bien sûr…)

Alors, alors, quoi ?

 

Et bien, prenons les dates de péremption. Hier soir, mes filles ont mangé des Danettes périmées depuis le 12 avril. Elles vont très bien ! Mon record est un yahourt nature périmé de 3 mois et demi. Il était délicieux !

Attention, je ne fais pas non plus n'importe quoi. Jamais ce genre d'expériences avec de la viande ou des plats préparés en sauce (ou alors juste 2-3 jours pour les plats….).

Franchement, on ne risque pas grand chose avec les yahourts ou les petits suisses. S'ils sont mauvais pour la santé, ils sont inmangeables.

Il arrive aussi que des trucs soient mauvais avant même d'arriver à la date fatidique.

Anecdote : J'ai donné il y a 1 an à ma plus jeune fille une Danette magique, vous savez, il y a 2 pots (un avec la crème, l'autre avec des Smarties) et on renverse le premier dans le second. Ça donne un mélange bizarre de toutes les couleurs et ça coûte la peaux des fesses. Je lui en donne un, donc, MEME PAS périmé et je fais ma vaisselle. Soudain elle me dit « maman, je veux pas le manger ». De suite, je me fâche, sans même me retourner. « Comment ça ? Mais bien sûr que tu vas la manger ta Danette ma fille ! Tu plaisantes ? Allez, discute pas. Non mais je rêve… » Et là elle fond en larmes…

Je regarde le truc : La crème s'était transformée en un truc immonde, vert, moussu. Le truc vraiment hyper mais hyper moisi !!!!!! Au secours….

Bien sûr je lui ai fait un gros câlin, me suis excusée et lui en ai donnée une autre de la bonne couleur. Mais comme quoi, parfois, ce n'est pas la date qui compte. Le pot devait avoir pris l'air, ou quelque chose dans ce genre.

Alors, on en revient à nos yahourts. Ne jetez pas à la poubelle, goutez. Je vous garantis que vous n'allez pas mourir. En revanche, si c'est vert, gluant, puant, jetez… Nous avons 3 organes super utiles : Des yeux, un nez, une langue. Si avec tout ça vous avalez un truc pourri, c'est que vous n'êtes pas très fin.

 D'ailleurs, ça me rappelle un sketch de Bigard, je crois. Ou Roland Magdane ? Pas grave. C'était : « qu'est ce qui peut bien se passer dans ma boite de petits pois dans la nuit du 12 au 13 juin ? ». Ben rien, justement…

 

Les jouets et objets interdits aux moins de 36 mois… ça me fait bien rire aussi. Evidemment, il y des trucs tout petits, genre Kinder surprise, auxquels il faut faire attention. Mais en général, c'est aussi écrit sur des trucs énormes que les petiots auraient bien du mal à mettre dans la bouche !

Et puis il y a 3 ans et 3 ans (oui, 36 mois, ça fait 3 ans…). Les miennes à 3 ans elles connaissaient l'alphabet et comptaient jusqu'à 30. ça ne leur serait pas venu à l'idée d'avaler LE jouet qu'elles avaient tant désiré. Alors que certains petits 4 ans font encore des grosses grosses bêtises. Donc, relativisons !

Vous imaginez ? « Ah non mon garçon, t'as mangé le bon chocolat, maintenant tu donnes le jouet à ta sœur, t'as que 35 mois, faut pas déconner ! »

Je sais bien, c'est un truc qu'ils sont obligés d'écrire pour ne pas qu'on les attaque si un 35 mois et demi s'étouffe avec, mais bon, c'est un peu ridicule.

 

On reste dans les enfants…

Je n'ai jamais stérilisé les biberons de mes filles, contre l'avis horrifié de certaines amies, belles mères et médecins. Je lavais super bien et tout de suite les biberons, mais franchement, quelle vaste fumisterie ! Vous croyez que vous bouts de seins sont stériles quand vous allaitez ? Que le drap que Junior suce en s'endormant est stérile ? Que son doigt est stérile une fois qu'il a tripotté ses chaussures, et même avant ? Une fois que vous remettez la tétine en la tirant avec les doigts, il est encore stérile le bib ? Allez, on fait tout bouillir ! N'importe quoi, franchement…

Et en Afrique où il n'y a pas d'eau, et en Asie dans les rizières, ils stérilisent ??? Ben non. Et ils résistent ! (la mortalité infantile est élevée, certes, mais c'était de la provoc, ne comparons pas les conditions sanitaires...) Etonnant ?

Mes enfants aussi ont résisté, et s'en portent très bien. Même pas peur, même pas malades !

J'ai rencontré une fille il y a quelques années dont le môme avait 1 an, et elle stérilisait ses biberons !!! Incroyable… On arrive à nous refiler une psychose ridicule.

 

La crème hydratante anti rides qu'il ne faut pas mettre sur le contour des yeux… Ben moi je la mets et je ne suis pas plus moche au réveil !

 

Le coton à démaquiller les yeux, il faut en utiliser un pour chaque œil…. Heu, oui, si on a une super infection d'un seul œil. Mais sinon, ça marche très bien aussi. Pour ma part, c'est un pour 2 jours. Et mes yeux résistent… en plus, c'est écologique, ça fait moins de déchets.

 

« En cas de non utilisation, enlever les piles. Ne pas manipuler les piles, risque d'explosion ». Non mais franchement vous avez déjà vu des piles AA exploser ?? Couler et rendre le truc inutilisable, oui, mais arrêtez de nous faire peur pour rien…

 

Surtout faîtes votre CV en 1 page ! Merci l'ANPE de dispenser ce genre de conseils débiles à toutes les catégories de travailleurs… En informatique, en tous cas, au delà de 2 ou 3 ans d'expérience, pas de complexe, vous pouvez déborder sur 2 ou 3 pages !

 

Sur certains médicaments, « ne laissez ni à la portée, ni à la vue des enfants ». J'adore !!!

Chéri cache tes yeux, maman prend sa pilule..

 

Il faut couper l'électricité avant de changer une ampoule électrique… Mais bien sûr… Il suffit de couper l'interrupteur et ça marche très bien. En revanche il y a certainement des infos utiles sur le fonctionnement de cette foutue lampe qu'ils ne nous disent pas dans la notice.

 

Il doit y en avoir encore plein… et je transgresse, je transgresse, ça soulage !!

Ne me copiez pas, je ne veux pas avoir de procès, mais je suis sûre que vous faîtes parfois bien pire ! (coucher sans préservatif parce que c'est une fille clean, brûler un feu rouge parcequ'il est tard et qu'il n'y a personne, fumer comme un pompier etc etc…) Non ?

 

A bientôt, si on est toujours vivants…

lundi 29 mai 2006, a 23:06
Petit mot aux journalistes

Ce n'est pas un grand coup de gueule, parce que nous avons besoin des journalistes et ils font généralement bien leur boulot, mais 3 choses m'agacent un peu dans les média d'information :

- La priorité données aux informations : comme le disait un de mes co-blogueurs sur Mongenie, on va mettre en première page un fait divers de base, nous en parler pendant 10 jours, nous tenir en haleine, ou le mettre en avant parce que c'est bon pour l'audimat, alors que des faits beaucoup plus lourds, à portée mondiale, ou de grande importance se déroulent sans que l'on en soit informés. S'il faut lire « l'intégralité entière de toute la presse », plus la peine de faire confiance à France Infos…

- La gauche c'est bien, c'est bon, c'est juste. Et la droite n'est qu'un ramassis d'affreux réacs, racistes et magouilleurs. Non mais des fois je me demande, ils se foutent de qui ? Faut pas qu'ils oublient que c'est toujours grosso modo 50/50 en France, même si c'est exceptionnellement 40/60 l'année prochaine (ça reste à voir…), ça fait quand même 24 millions de personnes qui se font implicitement traiter de sales réacs égoïstes tous les jours….Alors soyez comme vous devez être, objectifs et neutres !

- Les news qui font la une vont la faire pendant des jours, voire des semaines (Le tsunami, la grippe aviaire, la mort du pape, la lente agonie d'Arrafat…En ce moment c'est la course à celui qui annoncera le plus de morts en Indonésie. Et tous les jours, paf, 1000 de plus dis donc ! Comme lors du tsunami, les premières infos du marin annonçaient 250 morts, au nom d'une supposée précision journalistique. Des chiffres ! Les français veulent des chiffres !) et puis soudain, paf, plus rien ! On ne sait plus du tout où ça en est. C'est comme les mauvaises odeurs, on en s'est pas rendus compte que ça ne sentait plus mauvais, c'est parti discrètement…sur la pointe des pieds, chassés par une autre nouvelle de plus grande envergure.

Bon, alors, la grippe aviaire, elle revient ? Mais on nous avait dit qu'elle était partie ? Oui, bof, à peine….

La petite Madison, pourquoi est elle morte ?

Le chikoungounia (je la fais phonétique…), c'est fini ou pas ? On peut retourner dans les îles ?

Saddam Hussein, il devient quoi ?

Le corps du marin, on a fini par le retrouver ? (pour l'instant on en parle encore mais vous verrez dans quelques jours...)

Etc etc etc   Et ça marche pour presque tout !

 

Voilà…

Ça va toujours mieux en le disant…

samedi 06 mai 2006, a 19:11
La douche ou le bain

  Forcément, la douche. Parce que c'est plus rapide, plus propre aussi. Rester croupir dans son eau sale, beurk ! Le pire, après les vacances, quand on débronze : toutes les peaux mortes flottent et forment sur les parois de la baignoire une mince ligne brune. Et puis on est mal, on glisse, on veut lire ? Quelle bonne idée. Mais à la deuxième page on n'en peut plus de tenir ce pavé hors de l'eau, les bras crispés en l'air, en le sauvant sans cesse d'un dégât des eaux dès que l'on bouge une jambe. Alors on écoute de la musique ? On téléphone ? Et on a les doigts mouillés quand on veut raccrocher ou changer de station. Et puis l'eau qui refroidit…

Alors la douche ! Sentir cette eau brûlante, sans cesse renouvelée, glisser sur chaque partie du corps… J'insiste sur le dos ? C'est le ventre qui réclame. Il est aussitôt satisfait, un bonheur si simple à assouvir.

 Des nuages de vapeur s'échappent, je les vois dans la glace, ils transforment les lumières en halos bleus et mystérieux. Je pourrais être n'importe où. La magie s'arrête, juste le temps de se savonner. Je choisis entre les parfums onctueux et gourmands celui qui, aujourd'hui, ira le mieux à ma peau. La mousse glisse, me purifie, me parfume, m'hydrate. Je respire cette odeur de vanille et de cannelle. Je commence à avoir froid, alors j'abrège un peu, je me presse. J'ai hâte de sentir à nouveau l'eau. J'ouvre le robinet à fond, je tiens la pomme de douche face à moi, haletante, impatiente comme avant un premier baiser. Et j'actionne le bouton, l'eau jaillit, puissante et brûlante, elle me rougit la peau, j'en ai presque la tête qui tourne, et pourtant, je donne encore un petit coup vers la gauche, tout petit. Peut-être qu'avec un degré de plus ce sera encore meilleur ? Non, c'était une erreur, je reviens en arrière. La mousse glisse le long de ma peau, tant qu'il y en a je continue. Je profite encore quelques secondes…toute étourdie, ailleurs. La salle de bain n'est plus qu'un hammam. Il va falloir sortir, je m'y résous avec la certitude de recommencer demain, puis j'oublie. C'est un plaisir simple, pas une chose que l'on attend impatiemment des jours durant. Je n'y pense que lorsque qu'il est imminent.

 

Le bain, s'il est brûlant, parfumé et pas trop long. Surtout à l'hôtel parce que je n'ai rien d'autre à faire. Jouer avec la mousse entre ses doigts, disparaître toute entière sous cette banquise souple, sentir son corps flotter mollement, se détendre, avoir du temps devant soi. Etre bien.

Et finir par une douche !

 

(cet article fait partie d'une série intitulée "j'hésite" ,que j'ai écrite il y a quelques temps. La suite à venir lorsque je manquerai de temps pour le blog !)

Tableau : Ingres - La source - 1856

lundi 01 mai 2006, a 10:48
Commentatorus Sportivum

Un petit mot de sport, parce que dès la coupe du monde commencée, je n'en parlerai plus…Les médias s'en chargeront pour moi !

Non, je voulais revenir sur la forme, uniquement la forme. Sur le fond, je déteste, mais je ne blâme pas ceux qui aiment. Je suis tout à fait capable de m'enthousiasmer pour une débilité télévisuelle et de programmer la soirée en fonction, alors, Election de Miss France/tablette géante de chocolat ou Foot/bière, pas de jugement de valeur.

Non, je vous parle de la forme, de cette espère que l'on rencontre sur les ondes et le petit écran : le commentateur sportif.

D'où sortent ils ? Quel chromosome commun ont ils pour parler tous de cette même manière horripilante ?

Quel que soit le sport qu'ils commentent, ils ont tous ce ton précipité, saccadé. Il est universel. Même dans une autre langue on les reconnaît de suite. C'est fou non ?

Encore une fois, s'il s'agit d'un commentaire en direct, je peux le concevoir, il faut faire vite, ne pas en perdre une miette. Dans un match de foot, entre 2 actions « intéressante », le commentateur doit meubler, il est là pour ça. Alors il nous donne en boucle les noms des joueurs qui touchent le ballon. « Zidane...., Lizarazu..., wiltord,... Trézégué,…», quand ça dure vraiment trop longtemps il se sent obligé de nous donner un début de biographie de tel ou tel joueur, de nous rappeler ses actions notables et soudain ça s'emballe, il repart sur son rythme, arrête sa phrase au milieu « oh oui voilà que machin chose attrape le ballon et l'envoie sur la surface de réparation, mais truc, d'un coup l'intercepte et oh oui oh la la la BUTTTTTTTTT !!!! Oh que c'est beau !!!!! »

Le pauvre, il est autant pris dans le jeu que les spectateurs, il ne peut pas s'empêcher, c'est normal il y a de l'action. Soit dit en passant, le must pour un amateur c'est quand même d'être au stade, et là, pas de commentateur, comme quoi ce n'est pas indispensable...

Mais à froid, le commentatorus sportivum est PAREIL !!!! Il est incapable de parler normalement, il est formaté. Peut-être même qu'il est né comme ça. « Ma-man-je-veux-faire-ca-ca-et-ouiiiiiiiiii-le-voi-la-il-sort-il-est-dé-là-c'est-trop-tard-oh-la-la-il-est-beau-il-est-ma-gni-fi-que !! »

Et si ce n'est pas chromosomique, alors messieurs, je vous en prie, faîtes un effort, ça m'éviterait de ne pas allumer la radio le dimanche et d'éteindre dès que la météo est terminée sur France Info pour ne pas vous entendre.

 

Suis je seule dans ce cas ?

 

 

PS : la photo, bien qu'elle me ressemble énormément ( ;-) ), ce n'est pas moi, et c'était juste pour vous inciter à lire ! En marketing il parait que ça marche très bien sur les mâles...

Avec un peu de chance, il y a peut-être un spécimen de commentarotus sportivum qui va tomber dessus et m'expliquer...

vendredi 07 avril 2006, a 22:17
Humour, le poulet qui traverse

Celle là aussi je l'adore....

Mais je ne vais pas en faire un blog d'humour, c'est juste parceque ce soir, j'ai envie !

 

 

La scène: un poulet au bord d'une route. Il la traverse.

La question: Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

RENÉ DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.

PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.

ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.

KARL MARX : C'était historiquement inévitable.

CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé
auparavant.

HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.

MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets
seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.

MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : " Tu dois
traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela
était bon.

RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le
poulet n'a JAMAIS traversé la route.

NICOLAS MACHIAVEL : L'événement important c'est que le poulet ait traversé
la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la
route justifie tout motif quel qu'il soit.

SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait
traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle
latente.

BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet
Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes,
mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...

BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.

GALILEE : Et pourtant, il traverse.

ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut
il les traverse.

CHARLES DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas
encore traversé l'autoroute !

JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.

L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas
encore. Moyennant la modique somme de 1500 euros par séance, plus la
location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous
permettra de la découvrir.

BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre
ce poulet et moi.

EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce
soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre
référentiel.

ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le
bruit de son ombre derrière le mur.

JEAN-PIERRE RAFFARIN : Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le
gouvernement y travaille.

JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps
de passer.

NELSON MONTFORT : J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le
formidable exploit de traverser cette superbe route: " Why did you cross
the road ? " " Cot cot !" "eh bien il dit qu'il est extrêmement fier
d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée
très dure, mais il s'est accroché, et..."

RICHARD VIRENQUE : C'était pas un lapin ?

ORANGINA ROUGE : PASKEEEEEEUUUUUHHHH

KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.

JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu'il sait
qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est
Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand
je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et à
Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road !
Et ça c'est beau !

FOREST GUMP : COURS POULET COURS !!!

STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les
témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir
pas empêché cet acte subversif

GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en
toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la
démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que
nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but
d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que
nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce gnere de
terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer
17 porte-avions, 46 destroyers 154 croiseurs, appuyés au sol par 243000 G.I.
et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront pour mission au nom de la
liberté et de la démocratie, d'éliminer toute trace de vie dans les
poulaillers à 5000 km à la ronde, puis de s'assurer par des tirs de
missiles biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un
poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre
nation par son arrogance. Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera
généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebatira des
poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un
coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats Unis. En financement
de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la
production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que les
habitants locaux bénificieront d'un tarif préférentiel sur une partie de
cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau
pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus
jamais un poulet ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne
raison, qu'il n'y aura plus de routes, et que les poulets n'auront plus de
pattes. Que Dieu bénisse l'Amérique.

samedi 25 mars 2006, a 20:19
SUDOKU quand tu nous tiens

  La première fois c'est une de mes jeunes cousines qui m'en a parlé. « Tu ne connais pas ? C'est génial ! Tu devrais essayer. Moi je n'arrête pas ».

Ah bon ? J'ai regardé 5 minutes, moui, pourquoi pas, il faudrait avoir du temps. On verra, un jour. Peut-être.

 

Quelques temps plus tard, je me suis trouvée nez à nez avec le phénomène. Dans mon train du matin, nous étions 6, comme tous les matins, entassés, en 2 rangées de 3, les autres debout autour. Moi, haletante et cherchant à reprendre mon souffle après la course quotidienne pour ne pas le rater, une se maquillant et les 4 autres lisant, sans point commun apparent : Une femme active dans les quarante ans, un « jeune » écoutant un mp3 à tue tête (ce n'est pas incompatible avec le SUDOKU, malheureusement), un papy à l'air pas très fut fut et un cadre quinqua. J'avais oublié mon livre, donc, curieuse, je me suis demandé ce qu'ils pouvaient bien lire… Horreur ! Ils faisaient tous la même chose ! Ils remplissaient une grille de SUDOKU. (merci à ma cousine, je savais au moins ce que c'était) Chacun avait son style, ses mimiques, ses grimaces, sa façon de machonner son stylo ou de regarder au loin l'air inspiré. Mais oui, j'étais bel et bien tombée sur un nid d'une nouvelle espèce humaine, les SUDOKISTES !

 

Chaque jour, j'ai observé, changé de place, pris le métro, le bus, c'était pareil !

J'ai du me rendre à l'évidence, il y en avait partout. J'en ai même parlé à ma mère qui vit en Bretagne lointaine, croyant lui apprendre quelque chose sur les mœurs de la grande capitale. Mais bien sûr qu'elle connaissait ! Bien sûr qu'elle en faisait ! Et qu'elle aimait ! Elle faisait partie de la secte et je n'en savais rien. Comme quoi, on croit connaître les gens…

Les marchands de journaux étaient métamorphosés, partout des « spécial SUDOKU », « supplément SUDOKU », partout des mini consoles électroniques en tête de gondoles et dans les catalogues de supermarchés ou de VPC, partout sur Internet, des SUDOKU à télécharger. J'étais cernée…L'épidémie faisait rage dans tout le pays.

 

Est ce que c'est pareil partout ? Comment va être la plage cet été ?

D'habitude, un lien relie les êtres, c'est le pavé de l'été. Une année le gros Da Vinci Code, puis  la jolie couverture colorée et indéfinissable d' « ensemble, c'est tout », d'Anna Gavalda  ou bien le dernier Marc Levy reconnaissable à sa couverture rouge. Cette année, va t-il falloir arborer un maillot de bain blanc à carreaux assortis à ses grilles de Sudoku  pour être dans le coup??

Je le crains.

Oui, vous l'aurez compris, je ne m'y suis pas encore mise. C'est comme le Minitel (oui, il y a très très longtemps), l'appareil photos numérique, Internet, ou le blog, j'ai souvent un train de retard, mais quand je m'y mets, je m'y mets vraiment et je n'arrête pas. C'est peut-être pour ça que je n'ai pas encore testé le SUDO…quoi déjà ?

Présentation
Créé en mars 2006
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A propos du BEST OF et des POLEMIQUES marquantes ou sanglantes, (si vous ne devez lire que ceux là...), j'ai créé une catégorie spéciale que vous trouverez un peu plus bas dans "mes catégories".

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Bonjour à tous,

J'ai la trentaine entamée, j'habite dans le neuf-deux (Pas à Neuilly...). J'ai 2 petites filles adorables, un mari macho et fier de l'être (mais qui n'aime pas qu'on le dise, bien qu'il ait une catégorie d'articles dédiée), et plusieurs chats cinglés + quelques puces qui vont avec. Passionnée par Internet et la communication, le blog est une évidence pour moi, un défouloir devenu indispensable.
Si certaines choses m'ont fait sourire, m'ont révoltée, fait rire ou pleurer, je les immortaliserai sans hésiter.
A bientôt, donc, chers lecteurs, et ne soyez pas choqués, c'est un espace de liberté !
Je serai ravie de lire et publier vos commentaires. Si ce sont des messages "privés", vous pouvez me le préciser dans le commentaire et je ne le publierai pas, ou m'envoyer un mail en cliquant ci dessous. Mais je préfère l'espace public.

Flo

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Réactions diverses sur la vie, parfois politiquement incorrect, de tout sur tout sans langue de bois, mon défouloir et le petit dernier...sans filtre.

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