Et soudain la vie s'arrête.
Pour des centaines de gens mais aussi leur famille, leurs amours, leurs amis.
La vie si fragile, dont on ne prend véritablement conscience que lorsqu'elle est pendue à un fil, ou plus pendue du tout.
Bien sûr, chaque jour d'autres centaines de personnes meurent d'accidents de voiture, de moto, de maladie.
On ne peut pas passer sa vie à pleurer les autres.
Il n'empêche que cette nouvelle tombant comme un couperet au retour d'un long et beau week-end ensoleillé me touche profondément.
Pourquoi ?
Est-ce simplement parce qu'il y a les lettres AF devant le numéro du vol ?
Est ce parce qu'il était plein de français, entre autres ? Le chauvinisme va-t-il jusque là ?
Est ce parce que j'ai plusieurs proches qui ont déjà pris ce vol Rio-Paris ? Et qu'ils auraient pu le prendre cette fois ci ?
Est-ce parce que les médias, toujours avides d'images chocs, d'info précise, de nombre de morts ou de disparus, nous abreuvent de mots tristes, nous montrent les larmes, beaucoup plus que lors d'un crash Nairobi-Libreville ?
J'ai lu le commentaire d'un journalisme envoyé à Roissy, désespéré, déclarant à propos des familles "qu'est ce qu'on fait là ? On ne va quand même pas leur demander s'ils sont tristes !"
Est-ce parce que les vacances approchant, je prends conscience du caractère forcément dramatique de ce genre d'accident, ne laissant aucun espoir ?
Est-ce parce que je sais que ne pas savoir empêche de faire son deuil ?
Je ne sais pas jusqu'où va l'identification.
Toujours est-il que j'ai envie de pleurer aussi.
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