Je vais paraître rétrograde, réac, voire même choquante pour certains ultra libéraux. Je ne suis plus à ça près.
Je voudrais revenir sur cette histoire qui a fait la une des médias il y a quelques jours (« heureusement », la crise est arrivée et a balayé tout ça).
Un gamin de CM1 (10 ans) a frappé son institutrice plusieurs fois, elle souffre de contusions et est très choquée.
«Dans une petite ville de 9 600 habitants, un élève d'une classe de CM1 a frappé son instructrice car il n'a pas supporté la remarque qu'elle venait de lui faire. Les faits se sont déroulés vers 16h. Le vendredi 26 septembre, devant tous ses camarades l'élève va se déchainer sur l'enseignante en la frappant à coups de pieds aux jambes, au ventre et à la tête. »
Non mais c'est dingue !!!
Certes, on parle d'un cas isolé et l'on dit que le garçon était perturbé.
Certes, mais cela arrive régulièrement 2-3 ans plus tard avec des gamins pas spécialement perturbés dans des quartiers plus ou moins difficiles. Et c'est de ceux là que je veux parler.
Vous imaginez-vous à la place de la maîtresse ?
Comment auriez-vous réagi ?
Perso, mon premier réflexe aurait été de scotcher l'élève en lui balançant une énorme mandale style Kung Fu Panda énervé.
La violence par la violence, je sais, c'est pôôô bien. Et devant les autres élèves encore moins.
Je ne suis pas très catholique et ai beaucoup de mal à tendre l'autre joue pour qu'on m'en colle une deuxième...
D'ailleurs, si cela était arrivé, c'est lui qui serait devenu la pauvre victime d'une prof irresponsable et ultra violente, voire même alcoolique, si ça se trouve. D'ailleurs, dans le passé de mademoiselle trucmuche, ne peut-on pas trouver trace de Cannabis ou de pédophilie ?
Est-ce que les choses ne sont pas un peu inversées, là ?
Est-ce que les senior d'aujourd'hui ont l'air si traumatisés que cela, alors qu'ils ont certainement reçu des coups de règle sur le bout des doigts parce qu'ils parlaient en classe ?
Est-ce que les trentenaires et quadra d'aujourd'hui, même s'ils n'étaient pas battus à l'école, auraient osé s'attaquer physiquement à un prof ?
On nage en plein délire.
Cette société qui nivelle par le bas, surprotège certains délinquants, doute des plus honnêtes gens, fait passer les parents pour des tortionnaires s'ils gifflent leur enfant, pour des pédophiles sadiques s'ils leur donnent la fessée…etc, cette société est en train de devenir folle.
Je n'ose pas imaginer demain ces gamins d'aujourd'hui pour qui tout est permis, pour qui tous les désirs sont réalité, être demain des adultes équilibrés, accepter l'échec ou la critique.
Que feront-ils ?
Ils trépigneront sur place ?
Pleureront ?
Feront un caprice jusqu'à ce qu'on leur cède ?
Se suicideront si ce n'est pas le cas ?
Bien sûr que non, en principe. Car, en principe, ne pas baffer son enfant ne veut pas dire non plus tout accepter.
OK.
Sauf que dans les faits, il en est tout autre :
L'enfant ROI peut naître partout :
Chez les parents de milieux simples un peu dépassés par la situation,
Chez les parents trop gentils,
Chez les parents trop occupés pour les éduquer et culpabilisant du même coup,
Chez les parents qui ont mal compris le principe, etc etc…
Voici donc des enfants à qui on ne dit pas non, ou pire, à qui on dit non puis oui, finalement, parce que le pauvre petit pleure, des enfants à qui l'on cède par faiblesse, par feignantise, par envie de lui faire plaisir, par culpabilité (le pauvre, je n'ai pas beaucoup joué aux légos avec lui cette semaine), parce qu'on ne le voit pas souvent (syndrôme des grands-parents ou parents divorcés) ou, beaucoup beaucoup plus grave parce qu'on a PEUR QU'IL NE NOUS AIME PLUS !!!
Un enfant cherche les limites, et, chose surprenante, aime les trouver. Comme dans un berceau trop grand juste après sa naissance, il est très mauvais pour lui de nager dans un univers trop ouvert.
L'enfant ROI manque de LIMITES, de COHERENCE, de JUSTICE.
Sans me prendre pour super Nanny (car oui, je fais des erreurs) J'ai vraiment l'impression que mes enfants me respectent, me craignent lorsque je compte 1–2–3 sur les doigts avec les sourcils froncés. Ce n'est pas le goût du pouvoir, mais une certaine idée de l'éducation qui m'anime.
Lorsque je dis NON, c'est généralement pour de bonnes raisons et il n'y a aucune raison pour que je change d'avis. J'explique. Je préviens. Surtout, JE FAIS CE QUE J'AI DIT. Et ils le savent.
Combien de parents qui comptent 1-2-3 pour finir d'un air las par 8-9-10 sous l'œil amusé du garçonnet peu crédule ?
Combien de parents promettent la fessée s'il recommence et ne la donnent pas s'il recommence (et il recommence…) ?
Combien d'enfants font la bêtise interdite exprès sous l'œil de leur maman, en la regardant du coin de l'œil ?
Est-ce que si les radars fixes se contentaient juste de nous envoyer notre photo quand nous roulons trop vite, nous freinerions encore tous comme des moutons à leur approche ?
Mon but n'es pas de faire des enfants parfaits, dénués de fantaisie, mais de les préparer au monde de demain.
Lorsque je dis NON, c'est NON.
Lorsque j'ai promis une fessée si par exemple elles traversent sans regarder, je la donne, et une bonne.
Lorsqu'une de mes filles m'a un jour parlé comme à une copine (maman t'es trop conne t'as rien compris), la claque est partie immédiatement.
Lorsque j'ai promis une sanction, je l'applique.
Et du coup, il est à présent inutile de sanctionner. Prévenir est suffisant. Je compte 1.
A 2, elles sont là.
Et je peux vous dire que le petit morveux qui frappe un adulte de la sorte n'est pas près de recommencer s'il tombe sur moi !
Non mais…
A 13 ans avec un couteau, là, je pense que j'essaierai de discuter !!
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