Un accident de car…
Un accident est toujours stupide.
Il y en a des centaines, des milliers de par le monde, chaque jour.
Et des attentats, des catastrophes naturelles, des maladies, des injustices, des gens que l'on aime, et qui partent, quand même.
On ne peut pas passer sa vie à pleurer sur tous les malheurs du monde.
Les médias décident de nous attendrir avec tel ou tel évènement alors que des drames semblables ne font aucun écho.
C'est en me répétant cela que j'écoutais les extraits de la cérémonie d'Adieu aux 7 enfants, morts écrasés par un train, à Allinges, en haute Savoie, dans leur car scolaire, pour quelques secondes de perdues, ou pour avoir voulu gagner ces quelques secondes. Ce n'est plus le problème.
J'écoutais les parents, qui, la voix étranglée par le chagrin, parlaient une dernière fois à leurs gamins.
J'écoutais leurs amis, raconter des scènes de vie passée qui jamais plus ne se reproduiront, des petits détails qui prenaient soudain une importance démesurée.
J'écoutais ces cœurs meurtris, ces vies brisées, ces amours infinis, et je pleurais, de grosse larmes silencieuses couraient le long de mes joues.
Comment ne pas s'identifier ?
Ces enfants n'habitaient pas dans un pays en guerre, ces enfants ne prenaient pas de risques particuliers, ces enfants n'étaient certainement pas des anges, mais ils avaient toute la vie devant eux.
Ces enfants auraient pu être les miens, les vôtres, leurs amis, leurs cousins.
Je ne les connaissais pas il y a quelques jours.
Ils sont soudain si proches, et pourtant si loin, partis, à jamais.
Mes pensées les plus profondes à tous ceux qui les aimaient, et à tous ceux qui en garderont une blessure indélébile.
|