Voilà…
Je l'ai fait.
J'ai eu l'occasion en or, je l'ai saisie.
Mais non !!! J'ai pas embrassé Nicolas sur la bouche ni piqué une bague chez Cartier…
J'AI LOUE UN VELIB !!!!!
Et oui, ça a l'air tout bête mais ceux qui en avaient besoin ou l'occasion l'ont déjà presque tous déjà fait, et les autres reculent, reculent, se disent qu'ils ne savent pas comment on fait et ne le font pas.
Mais là, il faisait trop beau, j'avais un trajet court à faire, mal desservi par les transports, et peu de temps.
Tout simplement, j'ai saisi ma carte bleue et ma carte Navigo d'une main, lu les instructions de l'autre main (juste pour voir si vous suivez) et en avant.
Je paye ma caution de 150 euros, mon euro pour la journée, et me dis que c'est un vrai bon plan.
Avant même de le connaître, je n'arrive pas à le décrocher, je ne savais pas qu'il fallait forcer.
Le voilà.
Je règle la selle, je prends un sens interdit parce que c'est dans ce sens que je vais et je ne vais pas me taper 500 mètres inutiles en montée, y'a personne et Vélib ça veut dire Liberté. Non mais…
Premières impressions ?
J'ai souvent fait du vélo dans Paris mais plutôt le week-end. Là, les gens sont franchement pressés, rapides, intrusifs (sales piétons qui débordent sur le passage clouté au feu alors que ce n'est pas leur tour… Je suis obligée de choisir ente en écraser un et déboîter juste devant le camion qui est juste derrière moi), et surtout : nombreux.
Je glisse sur ma selle.
Il est lourd comme un âne mort.
Mais petit à petit je me l'approprie et nous cohabitons avec grace et légèreté. Alors que j'étais limite godillante au début, me voilà presque élégante, avec cette nonchalance parisienne, cette manière de cotoyer de si près les motards, de regarder dans la voiture des gens au feu rouge, de poser mon pied sur le trottoir pour garder l'autre sur la pédale.
Pour un peu, je téléphonerais presque au volant.
Opéra. Place Vendôme. Rue du faubourg Saint Honoré. Encore un peu plus loin.
Trop vite, j'arrive à destination. Pas de station à proximité, ce n'est pas grave, je vais l'attacher juste là. Au pire je paierai un euro de plus. Le temps c'est aussi de l'argent.
Merde, il n'a pas d'antivol… ou plutôt il n'en a plus…
Je fais donc mon plus beau sourire au gérant du magasin dans lequel je vais afin qu'il me laisse rentrer avec. C'est la première fois qu'un Vélib venait là.
L'affaire faite, je repars et le trajet retour me paraît encore plus court. Vraiment, c'est sympa.
Sauf que je fais le pied de grue et la navette entre 3 stations avant de trouver un trou pour le ranger, mon fidèle destrier. Et je ne suis pas la seule.
10 minutes plus tard, enfin, le divorce est prononcé entre nous, sans espoir de se retrouver à l'identique.
Zut, j'aurais du lui demander son numéro !
Conclusions :
A faire et à refaire, même si Decaux doit faire des progrès en maintenance, régulation des offres et des demandes, et Management des Ressources Humaines, car le climat social y semble assez déplorable. Si ça se trouve, au lieu de les réparer, ils les battent, leurs Vélib, le soir, à la veillée….
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