Depuis quelques semaines, j'étais étonnée de la présence dans les rayons de nos supermarchés de RED BULL.
Pour moi, cette boisson s'échangeait sous le manteau dans les soirées ou se consommait « en cachette » car elle est interdite en France.
Perso, je n'en ai jamais bu.
Un verre de coca me rend hystérique, une tasse de thé bue après 16h m'empêche de dormir jusqu'à 2h du mat et je ne bois jamais de café. De plus, je ne suis pas une fêtarde ayant absolument besoin de rester éveillée toute la nuit !
Je suis rêveuse mais pas raveuse.
N'empêche, je trouvais cela étrange d'en trouver soudain à Monop, bien en vue et sans aucune autre communication officielle.
J'ai demandé au chef de rayon, il m'a simplement expliqué que ce n'est pas le même Red Bull que celui qui est vendu à l'étranger !
Ah OK OK OK !
Mais d'après ce que je viens de lire, cela va changer bientôt.
D'ac, il est donc inutile de faire des réserves, même s'il y a des promos pour écouler ce stock light…
Et pour tout savoir, lisez ce qui suit, pioché dans 20 minutes.
« La boisson énergisante Red Bull, contenant de la taurine et interdite en France, a reçu le feu vert du ministère de l'Economie pour être vendue dans le pays, a-t-on appris samedi auprès de l'entourage de Christine Lagarde.
"Un accord a été signé vendredi soir entre Christine Lagarde et le patron (du groupe autrichien) Red Bull", Dietrich Mateschitz, sur "l'autorisation immédiate" de la commercialisation de la boisson en France, indique-t-on dans l'entourage de la ministre, en confirmant une information du Figaro.
Le leader mondial des boissons énergisantes peut donc dès à présent vendre sa boisson dans le pays mais devra faire figurer sur les cannettes, selon les termes de l'accord, des mentions déconseillant le breuvage aux enfants et aux femmes enceintes et appelant à le consommer avec modération.
En échange, le groupe s'est engagé à retirer du marché avant le 15 juillet sa boisson à base d'arginine (un acide aminé, ndlr) vendue sous le même nom depuis le 2 avril, ce qui "créait un risque de confusion dans l'esprit des consommateurs", a poursuivi la même source.
Red Bull, qui tentait de faire commercialiser sa boisson en France depuis de nombreuses années, va également retirer sa plainte contre l'Etat français.
En 1996, le groupe avait essuyé un refus de commercialisation à la suite d'un avis défavorable rendu par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF), en raison notamment "d'effets neuro-comportementaux indésirables (...) de la taurine", un de ses composants, estimé dangereux par l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).
"Il n'y a jamais eu d'éléments prouvant la toxicité de la boisson", rétorque-t-on à Bercy et "Red Bull est autorisé dans 25 des 27 pays de l'Union européenne. On peut donc facilement la commander sur internet".
L'Afssa avait rappelé début avril que, vu les niveaux de concentration de la taurine contenue dans une canette de Red Bull (500 fois les doses journalières apportées par l'alimentation), elle a toujours considéré que la sécurité n'était pas assurée pour le consommateur et que l'intérêt nutritionnel n'avait pas pu être démontré.
Taurine, caféine, guarana, ginseng, vitamines sont les substances qui entrent le plus souvent dans la composition des boissons dites énergisantes.
Créé en 1987 par Dietrich Mateschitz, Red Bull s'est imposé en quelques années comme le numéro un mondial des boissons énergisantes, avec une part de marché estimée à 70%. En une vingtaine d'années, cet ancien vendeur de dentifrice est parvenu à imposer sa boisson dans plus de 160 pays grâce à des opérations de communication associant la marque à la vitesse et aux sensations fortes.
En 2007, Red Bull a vendu 3,549 milliards de canettes représentant un chiffre d'affaires de 3,079 milliards d'euros, en hausse de 16,6% par rapport à l'année précédente.
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 17/05/2008 - 12h48 »
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