Ce dimanche a été très agité.
Et froid.
Très froid.
Et matinal, ce qui est rare chez moi pour un dimanche.
J'ai participé à une brocante ou vide grenier. Je n'ai pas de grenier et aucun objet à vendre qui puisse intéresser quelconque brocanteur, mais voilà, on appelle ça comme ça.
Le lever à 6h30 fût un peu rude. Je ne suis pas folle, si je me suis levée à cette là c'est qu'après, on n'a plus le droit de rentrer sur le site avec les voitures.
L'installation fût plutôt excitante. Nous sommes beaucoup à avoir eu, petites filles, une âme de « marchande » et nous sommes éclatées avec le jeu de « La Poste » ou des caisses enregistreuses rudimentaires.
J'avais tout bien préparé : étiquettes de prix, cartons de présentation, sacs plastique et monnaie à foison (je ne payais qu'en billets de 20 ou 50 euros les petites sommes depuis quelques semaines… et je maîtrise à présent parfaitement la moue du « désolée j'ai pas d'monnaie » avec ou sans sourire selon l'amabilité avec laquelle elle m'est demandée.)
Dès l'arrivée des premiers visiteurs, ça démarre fort. Mais bas. Je vois bien que mes articles à 10 ou 20 euros ne partiront jamais, même s'ils les valent. Les « clients » attaquent à 1 ou 2 euros. Pour emmener au bled. OK, mais je tiens bon. A ce prix, je préfère donner à mes « bledardes »préférées, et que je connais.
Certains arrivent en groupe, font tomber des articles, ne s'excusent pas, retournent des puzzles, ne s'excusent qu'à peine alors que je suis à 4 pattes sous ma table en essayant de rassembler les morceaux, certains ne disent rien. Me regardent furtivement et esquissent un « combien ? » dédaigneux puis se tirent aussi vite qu'ils sont arrivés.
Heureusement, il y a des voisins qui passent et on discute un peu, des gens aimables et polis. Mais ce n'est pas la majorité et à la fin de la journée (12h debout, quand même…+ chargement et déchargement + gestion du mari qui grommelle que cette brocante c'est une connerie et qu'il ne fera pas ça tous les ans + les enfants qui demandent quand est-ce qu'on mange/goûte/s'en va alors qu'ils ont passé seulement 2 heures là) j'avoue que je comprends pourquoi parfois certains commerçants sont parfois peu aimables.
Le temps…
Je ne vais pas vous faire le couplet sur le bon vieux « y'a plus de saison ma bonne dame » et « on dit que la planète se réchauffe pourtant il fait froid », mais qu'est ce que je me suis caillée !!! Le meilleur moment a été l'averse de grêle miniature, juste pour tester les moyens de protection, puis la méga averse de grêle qui a rendu tout blanc quelques minutes, puis la bonne grosse pluie glacée qui nous a transpercés le reste de l'après midi. Je vous laisse imaginer les mini rivières d'eau boueuse recouvrant tout ce qui était à terre. Les cartons qui s'affaissaient, les articles mouchetés de marron, les gamins courant dans les flaques d'eau…
Cela a éliminé pas mal de concurrence mais aussi de clients potentiels.
Tout est bien qui finit bien :
183 euros récoltés (à coup de 2 et 5 euros ça fait pas mal de clients) à répartir entre nous selon provenance des objets, et ce sont les enfants les plus riches
Aucun vol à déplorer
Un parasol tout neuf qui a largement fait ses preuves et mérite à présent le nom de «para-tout »
La vente des plus gros articles, les plus encombrants et inutiles pour ma vie d'aujourd'hui
Un énorme et très long bain chaud au retour.
Ah ! J'allais oublier la surprise !
Au détour d'une allée, j'aperçois la maman d'un camarade d'une de mes filles, avec qui j'ai participé à l'atelier soupe un mercredi matin (on apprend aux petits à éplucher et reconnaître les légumes et on fait une méga soupe qu'ils trouvent délicieuse car ils l'ont faite eux même) pendant ma période d'inactivité. Nous n'avons pas parlé car 25 petits de 6 ans équipés de couteaux qui coupent, cela demande un soupçon d'attention.
Elle est accompagnée d'un homme qui me dit quelque chose. Mais pas ici, pas habillé comme ça. Comme l'autre jour à mon bureau, en fait.
Ils s'éloignent, je tilte. Bien sûr que je le connais ! Mais qu'est ce qu'il fiche là ?
J'envoie ma cadette en éclaireur pour lui demander s'il travaille bien chez XXXX. Je le vois se pencher vers elle et revenir vers moi. Accolade.
- « Mais qu'est ce que tu fais là »
- « Mais et toi ?»
En fait nous habitons dans la même ville, nos enfants sont dans la même classe et lorsque je l'ai cotoyé de temps en temps dans ma vie professionnelle, nous n'en savions rien !
Dans la série « le monde est petit »…
Voilà c'est tout pour aujourd'hui !
Désolée si vous ai saoulés. Mais je n'y peux rien, j'aime écrire, même si je n'ai que des petits rien à dire.
Ça rime ! Demain je me lance dans la poésie…
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