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FLO, le BLOG sans filtre - Mémos, mes maux et mes mots
dimanche 25 novembre 2007, a 18:51
Effet d'optique

Si tu regardes cette image de ta chaise en face de l'écran de l'ordinateur, M. Colère est sur la gauche et Mme Calme est sur la droite.

 

Maintenant, mets-toi debout et recule de 3-4 mètres de l'écran... et hop! Sans les mains ! Ils ont échangé leur place !!! L'illusion a été créée par Phillippe G.Schyns et Aude Oliva de l'Université de Glasgow.

 

Elle suggère qu'il se peut que nous ne voyons pas toujours ce qu'il y a réellement devant nous.

samedi 24 novembre 2007, a 20:10
Poésie bouleversante

Mes fidèles lecteurs, vous me savez dure et intransigeante parfois, hypersensible d'autres fois. Surtout lorsque cela touche aux enfants.

 Je ne suis pas très poète, je n'écris ni ne lis de poèmes.

C'est tout juste si je me souviens des feuilles mortes !

 Mais celui ci m'a bouleversée :

http://zazchalumeau.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/505565

 Voilà, c'est tout, ce n'est pas la peine d'en rajouter.

 

 

samedi 24 novembre 2007, a 11:19
Koxie, gare aux Kons

Allez, après les 2 semaines qu'on a passées, on se détend un peu !

 Ce clip n'a l'air de rien. Un essai, diffusé sur myspace par un jolie brunette, mais qui a fait le tour de la capitale, et plus.

Car si on y regarde d'un peu plus près, c'est génial.

La mélodie vous rentre immédiatement dans la tête.

Koxie a la tête de notre meilleure copine.

Le clip est basique mais sympa.

Et les paroles...

Bon, certes, un peu crues parfois...

Mais si vraies !

Et quand ma fille de 6 ans chante à tue tête "Ouais mais toi j'te baise !", je fais un peu moins la fière... (pourvu que jamais elle ne se mette à chanter devant belle maman...)

 Allez, si vous ne connaissez pas encore, je vous laisse apprécier...



jeudi 22 novembre 2007, a 23:18
Je me disais aussi....

Je me disais qu'on ne parlait pas beaucoup des accidents causés par la grève, mais qu'il devait sûrement y en avoir un méga paquet !

 

J'en ai vu des vélos pas éclairés, avec une petite chose noire dessus qui pédale n'importe comment... OK j'ai un super gilet réfléchissant et j'ai beaucoup de chance, mais quand même, et le minuscule casque que vous avez parfois, souvent mal attaché, ne vous protège pas de tout...

J'en ai vu des types énervés qui déboitent n'importe comment...

J'en ai vu des scooters qui doublent un vélo qui double une voiture...

J'en ai vu des feux brûlés (et même je l'ai fait quand c'était safe) par des vélos invisibles dans des carrefours dangereux..

et j'ai trouvé dans 20 minutes la réponse à mes questions. J'aurais préféré m'être trompée...

 

"Les grèves ne font pas que des malheureux, elles font aussi des victimes. Les chiffres livrés hier par la préfecture de police de Paris sont à cet égard éloquents. Les jours de grève, le nombre de blessés sur la voirie est en effet en augmentation de 70 %. En temps normal, on dénombre en moyenne de 24 à 25 accidents corporels par jour dans la capitale. Lors des journées de mobilisation sociale des 18 octobre et des 14, 15, 16 et 19 novembre, la moyenne est passée à 43.

Ce sont les deux-roues qui sont les plus touchés par le phénomène. L'analyse des accidents pour les journées des 15 et 16 novembre montre en effet que les utilisateurs de scooters et de motos représentent 68 % des accidentés, contre 53 % d'habitude. La part des cyclistes parmi les victimes est elle aussi en augmentation puisqu'elle passe de 6,7 % à 12,6 %.

Alors que beaucoup d'usagers des transports en commun se sont reportés vers les deux-roues pour échapper aux embouteillages, les services de police disent avoir observé lors de ces journées « des prises de risques inconsidérées ». La préfecture appelle donc les motards à la prudence, « à ne pas changer de file », à « ne pas accélérer trop vivement lorsque la circulation devient plus fluide », et les cyclistes à « ne pas slalomer ». A l'égard des marcheurs, elle rappelle, dans son langage toujours châtié, que « les piétons doivent traverser la chaussée sur les passages protégés lorsque la figurine est verte dans les caissons lumineux ».


Michaël Hajdenberg - ©2007 20 minutes "

 

mardi 20 novembre 2007, a 19:39
I Did it !!! *

* Je l'ai fait.

Bon, en même temps, ce n'est jamais que 19 km sous la pluie, la nuit, au milieu des voitures, des camions, des motos, des scooters, des autres vélos et des piétons ! Pas de quoi pavoiser... Et en plus, merci la SNCF, je vais avoir des fesses en béton !

 

lundi 19 novembre 2007, a 22:17
Scène de vie pas si ordinaire

Ce soir, gare Saint Lazare, avant que ça n'empire...

 

 

Ce que j'ai vécu aujourd'hui était dantesque.

Autour de moi, j'ai vu des milliers de gens au regard incrédule, désolé, apeuré, violent ou vide.

Nous étions des milliers de femmes, d'hommes, de jeunes, de vieux, de toutes les tailles et de toutes les couleurs.

 

Ces 5 derniers jours, quand nous avions de la chance, nous étions entassés dans des boites triangulaires roulantes, archi pleines, secoués et pressés.

Quand nous n'en n'avions pas, nous étions sur les quais, attendant, espérant.

D'autres étaient moins serrés, dans leur voiture, pendant des heures. Puis les vélos, les scooters, eux-mêmes bloqués les uns contre les autres. Les piétons, les courageux, où n'étant pas trop loin de leur travail.

Depuis quelques jours, le froid. Aujourd'hui, la pluie. La nuit. Qu'est ce qui est pire après tout ?

 

Alors pourquoi aujourd'hui pire que les autres jours ? Pourquoi tant de monde ?

Parce que les gens n'ont plus de congés à gâcher et qu'il faut qu'ils aillent travailler. Surtout que demain c'est la grève dans les écoles et qu'ils doivent encore poser un jour.

Parce que les gens sont fatigués de se lever en moyenne 1h plus tôt et de rentrer 1h plus tard (dans le meilleur des cas)

Parce que les gens se sont fiés aux prévisions de trafic et que celles là n'ont pas été suivies.

Parce que les gens croyaient que ça serait mieux alors que chaque jour c'est de pire en pire.

Et donc ce soir, à la gare Saint Lazare, c'était indescriptible.

Je vais essayer quand même, mais ceux qui l'ont vécu savent que les mots ne reflètent pas le quart de la moitié de la situation.

 

Commençons par le début :

Ce matin, le rare train annoncé est arrivé presque à l'heure, déjà plein, sur un quai noir de monde. Les moins pressés ont renoncé. Je me suis trouvée juste devant la porte et ai décidé de monter dedans, coûte que coûte. Impossible. J'ai espéré que les gens dedans allaient se tasser, se répartir un peu et j'ai mis les deux pieds dans le train, tout mon corps dehors, me tenant par la barre métallique. Derrière moi, un grand monsieur a décidé de rentrer aussi, il m'a poussée à l'intérieur et m'a collée serrée. Je pouvais à peine respirer. Le train a sifflé (1 fois, 3 fois c'est qu'au cinéma) et le monsieur a eu tout l'arrière train coincé entre les portes. Décidé à ne pas abandonner sa moitié, il a effectué des mouvements de bassin saccadés pour faire rentrer le reste de son corps dans le wagon. Ce fut chose faite… On était du coup très intimes lui et moi ! Comme il était très drôle, il a fait l'animation pendant le trajet. Il a demandé à ceux qui étaient dans les escaliers de monter un peu. Un seul a bougé, il a dit bravo. Puis un truc du genre « regardez comme ils nous regardent de leur escalier, ils nous toisent. C'est les nantis,  la vraie France d'en haut ». Une autre a dit « Mais avancez ! La petite dame derrière moi est si collée à moi que je sens son cœur battre ». Et c'était sûrement vrai. L'atmosphère était bien détendue et nous avons tous bien ri. Le sauna compressif faisait son petit effet, je sentais les gouttes de sueur perler sur mon front mais impossible d'attraper mon mouchoir. Tant pis. Nous étions tous dans le même état.

Ouf, l'arrivée. Le plus dur va être de sauter en arrière, mais heureusement j'ai réussi à me retourner en vol. Le monsieur aussi. Trop forts !

 

Les mêmes, le soir….

 

Je suis arrivée vers 18h, désirant prendre l'hypothétique 18h07, prévu par abcdtrains.

Point de train, ni annoncé, ni annulé, il n'existe même pas.

OK. Le prochain est annoncé à 18h27. Pas trop grave. Sauf que 27 quais sont possibles. Donc, où se mettre ? Devant les voies habituelles ? Ou stratégiquement en retrait afin de pouvoir réagir plus vite ?

Je choisis le retrait. Puis la gare de remplit. Je privilégie alors la place juste en dessous des panneaux d'affichage, en face du quai 10. Petit à petit, l'heure tourne. Il est maintenant 18h20. On nous annonce un train, mais rien à l'horizon. Nous sommes de plus en plus serrés.

La gare est vide de trains. C'est louche. Certains renoncent et rebroussent chemin. Mais ils n'atteindront jamais la sortie, car la foule est si dense qu'on ne peut la traverser.

2 trains sont annoncés pour des directions différentes de la mienne, sur des quais très éloignés.

Cela donne une foule compacte qui ne bouge pas, et deux mouvements opposés qui vont à gauche et à droite. La collision a lieu pile là où je me trouve. Une maman est avec sa fille et la protège du mieux qu'elle peut des coups de sacs ou de coudes. Il y a même un groupe de types bourrés qui passe en écrasant tout le monde. La tension monte.

Ouf, le gros des troupes est passé. Nous attendons encore. J'ai mon sac contre moi et les bras repliés dessus. Je voudrais téléphoner mais je ne peux pas bouger les bras pour ouvrir mon sac.

18h30, un train arrive, il a une bonne tête, il ressemble au nôtre (celui que les « gens » attendent avec moi depuis 1 heure). Il arrive au quai 12, donc pas loin de moi. Il n'est pas affiché mais c'est sûrement lui.

A ce moment précis, il se passe une chose très bizarre que je n'ai jamais vécue avant : je suis transportée de quelques mètres sans même m'en rendre compte. La foule se presse, comme si nous étions dans un entonnoir et qu'on ouvrait la vanne. Je me sens grain de sable de sablier, goutte d'eau dans la tempête, toute petite, incapable de résister à la force qui me pousse. Tous, nous hurlons : « poussez pas ». Et ils poussent. Je me retrouve derrière un panneau d'affichage posé à terre, je mets 5 bonnes minutes à m'en dégager, car il penche de plus en plus et j'imagine les titres du 20 h : « Gare Saint Lazare, une mère de famille écrasée par un panneau renversé par la foule. »

Non, pas ce soir, ce n'est pas mon heure. Une fois derrière le panneau, je vois les gens qui se pressent et le poussent. Je leur dit « mais arrêtez, vous ne voyez pas que c'est dangereux ? »

Ils s'en contrefichent.

Chacun pour soi ? OK, chacun pour soi.

Un peu plus loin j'entends une bagarre.

Les CRS sont là. (ou Police ferroviaire, je ne sais pas)

Le problème est le suivant :

X personnes descendent d'un train et se retrouvent dans le goulet du bout du quai.

X personnes (mais 10 fois plus nombreuses) veulent monter dans ce train et poussent vers le train. Et moi je suis au milieu !

Les CRS s'énervent alors, montent sur la locomotive pour nous dire de laisser sortir les gens. Rien n'y fait, les gens qui sortent sont repoussés vers leur train. C'est débile, insoluble, mais le mouvement de foule est débile aussi, et incontrôlable. Ceux de derrière ne voient pas ce qui se passe et croient qu'il faut pousser pour avancer. J'ai perdu la maman et sa fille. J'ai peur pour elles. Je suis tordue, écrasée, compressée. Que j'étais à l'aise dans mon train ce matin ! C'était un 3 étoiles à côté de ça. Scènes de panique, les gens commencent à crier. Les flics s'énervent, sortent les matraques et les gaz lacrymo. Wahhhhhhhh ! ça pue d'avance. Heureusement ils ne s'en serviront pas. Mais ça sent la bavure. Je ne peux rien faire d'autre que suivre le mouvement. Une jeune femme veut aller sur le quai 14. Pas le choix, elle ira sur le 12. Il ne fallait pas être là.

J'ai peur. Franchement. Je sens mon cœur qui s'est mis en mode maximum, mon adrénaline prête à envahir mon corps. Des hommes se battent. Des femmes pleurent, hurlent. C'est horrible.

Je n'ai jamais vécu ça, et pourtant des trains et des grèves, j'en ai vu.

 

Finalement, la police fait un cordon « sanitaire » avec les matraques pour faire évacuer le quai des voyageurs déjà arrivés. Il y a une brèche sur le côté, dans laquelle je m'engouffre encore malgré moi. Les gens réalisent qu'il y a un trou et donc le quai, juste avant le train. Mouvement de recul. Je me retrouve le dos scié par une matraque. Puis le quai se dégage, les derniers sont sortis. Je sors du bouchon. Miracle. Je respire un grand coup puis je cours, tout au bout du train. Incroyable, j'étais parmi les premiers et il est déjà plein. Je monte dans l'avant dernier wagon. Je leur dis « avancez, montez le plus possible. Il y a 1000 personnes qui arrivent, on va tous crever. » Oui, à ce moment là, je suis un peu extrémiste dans mes propos, mais je suis passée en mode « guerre civile » et Rambo, c'est mon pote.

Personne ne bouge. « OK, vous n'avancez pas ? Alors JE monte ». Et je me suis frayée un chemin. Fermement. Au premier étage du train, on respire. Une dame très gentille me propose même sa place. C'est que je dois avoir une de ces têtes !!!! finalement, elle prend juste mon sac sur ses genoux, et j'observe, de ma tour d'ivoire  les scènes de panique, en dessous, et tous les gens qui n'ont pas réussi à monter dans ce train, le seul de l'heure, et le dernier avant un long moment. J'ai les membres qui tremblent, je transpire. A ce moment, il ne faut pas m'énerver plus. Et je sens que nous sommes presque tous dans cet état. Il suffit d'une étincelle.

 

A ce moment là, je maudis ces grévistes, je leur en veux terriblement de mettre la vie de tous ces gens en danger. Entre les vélos, les automobilistes excédés, les mouvements de foule comme celui là, oui, ils mettent en danger des vies. Ils polluent la planète. Ils nous coûtent cher.

Je leur en veux de nous infliger ce stress. Je leur en veux de nous pourrir la vie, de monopoliser nos blogs et nos sujets de conversation, de nous rendre acariâtres, fatigués.

Je leur en veux.

Je les maudis.

Qu'ils aillent au diable, eux et leurs privilèges.

Pourquoi les pompiers, les militaires n'ont-ils pas le droit de faire grève ?

Vous trouvez ça normal ? Evidemment ! « Allo le 18 ? ah non, y'a grève. Débrouillez vous avec le feu ».

Alors pourquoi ce service public là n'en est pas un ?

Pourquoi n'a t-on pas le droit de remplacer un gréviste ?

Pourquoi ces gens sabotent le travail de ceux qui veulent travailler ?

Pourquoi ces gens ne pensent-il qu'à eux ?

 

C'est décidé, demain, je prends mon vélo. Je ne veux pas revivre ça.

Heu, il pleut demain ???

Oui…

Bon…

Je vais réfléchir. Avec un peu de chance il y aura moins de monde (moins de fonctionnaires qui travaillent, moins de parents puisqu'il faut garder les enfants….)

 

A suivre….

dimanche 18 novembre 2007, a 18:46
La passion n'est pas durable

La passion, c'est quoi ?

Après la fidélité, l'amour, l'amitié sans sexe, voici la passion !
Que ceux qui m'aiment se rassurent, je vais très bien.
L'idée a germé au cours d'une conversation amicale alors que nos points de vue sur ladite passion n'étaient pas les mêmes.


A tous ceux qui recherchent la passion et l'entretiennent à tout prix, je vous en redonne la définition :


"Passion vient du latin patior signifiant souffrir, éprouver, endurer autrement dit un ensemble d'états dans lesquels un individu est passif, par opposition aux états dont il est lui-même la cause. Ce sens ancien est resté et un nouveau sens en est dérivé. En effet, de nos jours le mot passion est aussi employé pour parler d'une émotion qui est plus forte que nous (d'une certaine manière que l'on subit), comme dans l'expression avoir une passion pour quelque chose."


A première vue, ce n'est quand même pas tip top tous les jours !

 

La littérature a largement traité le sujet. Le côté destructeur de la passion ressort presque toujours. Même " le zèbre " auquel je fais souvent référence, finit par disparaître pour entretenir la passion de sa femme. C'est un peu ballot non ?

 

Quelques citations :


(source " petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête...et par beau temps aussi ". Christine ORBAN)

 

- Le début d'une passion, c'est quand une seule personne cache toutes les autres. La fin, c'est quand elles réapparaissent.

 

- L'amour range, la passion dérange.

 

- La passion passera... Cela semble inimaginable et réconfortant tout de même de se le dire quand on est dedans.

 

- La durée différencie l'amour de la passion.

 

- La seule différence entre le caprice et la passion d'une vie, c'est que le caprice dure un petit peu plus longtemps.
Oscar Wilde, le portrait de Dorian Gray.


Certains couples, certains éléments du couple espèrent à tout prix vivre toute leur vie cette passion.
Je pense que c'est impossible, avec la même personne, dans la vraie vie, et que surtout, c'est bien inutile.
Me voilà bien péremptoire...
Attention, je vous vois vous hérisser d'ici, singles et jeunes couples encore passionnés, idéalistes voguant de passion en passion, ou vous, oui, vous, qui me lisez et qui vous méprenez sur les termes que vous employez quand vous parlez de passion.


La passion est destructrice, la passion est faite de cris, de pleurs, de vengeances (crimes passionnels...), d'espionnage, de retrouvailles tumultueuses et forniquantes, de jalousie, de baisers langoureux et durables, de lettres, de pensées incessantes, de doutes, de menaces de suicide, de mauvaises certitudes, d'envie, de désirs, de tristesse, de coeurs qui s'emballent, de TOUJOURS, de JAMAIS, d'Adieux, de petits matins ensoleillés et prometteurs, de solitude, de mains qui se frôlent et se déchirent etc etc....

Oui, c'est bon. Mais il ne faut pas être cardiaque pour vivre la passion à long terme. Et tout est question de dosage !


La vie n'est ni un film américain, ni un roman.
On n'épouse pas Reth Butler tous les jours en fuyant Atlanta en flammes, on ne vit pas avec James Bond, on ne détruit pas entièrement sa maison soi même sur un coup de tête même si on s'appelle Mr et Mrs Smith, on traverse finalement assez peu l'Atlantique juste pour dire je t'aime et on a rarement le loisir d'hésiter entre Brad Pitt et George Clooney...

 

Que devient votre passion, votre désir de passion éternelle, dans la vraie vie ?

 

Il faut être deux pour accepter cette folie. Seul l'un des 2 joue les Roméo ? 

Terriblement frustrant...

 

Les enfants sont-ils compatibles avec cet amour flamboyant ? Dans l'aile nord du château, oui. Dans un F3 à Bondy, ils le comprennent moins. Ça donne, le lundi à l'école :
" Mon papa et ma maman, ils se courent après, tout nus, ils ferment la porte de la chambre et ma maman pleure et pousse des cris parce que papa lui fait mal ."

 

Au 203ème bouquet de fleurs livré au bureau par un groom déguisé en coeur rouge, on trouve ça moins fantastique. Et on se dit qu'il ferait mieux d'acheter un lave vaisselle s'il ne sait pas quoi faire de son argent.

 

Le dîner aux chandelles reste un bon truc. Mais en général on y parle de plombier qui n'est toujours pas venu et encore sans prévenir, de la gastro de la petite et de la belle mère qui fait encore des siennes. Les projets d'avenir, les grandes décisions, elles ont soit été déjà prises, ou bien on en parle à table à la maison entre la poire et le fromage, ou en voiture. Sinon, c'est que c'est grave, genre "faut qu'on parle".


Une fois de temps en temps, oui, on s'habille joli, on va dîner, on refuse poliment le champagne et on annonce qu'on va avoir un autre bébé.
Mais le lendemain, l'élu nous retrouve en train de gerbouiller notre petit dej au dessus des toilettes et c'est nettement moins " passionnant ".

 

La passion résiste elle à la grippe ?
Perso je ne l'ai jamais eue, mais je doute que ce soit le moment pour faire des jolies déclarations d'amour ou de grandes envolées lyriques, à une petite chose tremblante et transpirante qu'on ne peut même pas toucher sous peine de se brûler les doigts. Pas facile de redémarrer après.
Et à la gastro entérite ????
Là, j'affirme que non.
Outre le bruit et les odeurs, il y a la honte absolue. J'ai l'habitude de m'évanouir quand j'ai une gastro. La dernière fois, il y a 5 ans, j'ai vomi sur mon mari. Sans même m'en rendre compte. Il m'assure qu'il a oublié. Je n'en crois rien.


La passion résiste elle a l'accouchement ?
C'est un des moments les plus forts que peut vivre un couple, d'une intensité fabuleuse, mais ce moment est créateur d'amour, de bonheur. Pas de passion. Car en même temps, c'est gore...

 

La vie en famille est à mon avis un obstacle à la passion, qui cède alors la place à l'amour, profond et constructif.


En famille, on se chamaille pour des détails, surtout si tout va bien.
Si on a des vrais problèmes, on y pense, on tente de les résoudre, on se soutient et s'aide.
Pas de passion là dedans....

 

Le seul moment où, à mon avis, on revit la passion des débuts dans un couple, c'est quand la rupture a été évitée de peu, ou qu'un grave problème a été résolu. Retrouver sa femme qu'on croyait ensevelie sous l'avalanche 5 jours avant vous redonne du jus pour quelques mois.
Savoir que finalement, il vous choisit vous, plutôt que cette pouff plus jeune qui a failli vous le voler, et vous vous sentez pousser des ailes. Lingerie fine, guêpière, massage à l'huile aphrodisiaque feront votre bonheur quelques temps, ainsi que celui des commerçants. Puis la vie reprendra le dessus.

 

 

C'est la routine qui vous fait peur ????


C'est pour éviter ce que vous croyez être un écueil que vous êtes prêt à toutes les folies ?
Vous ne pourrez rien contre le quotidien et son côté répétitif.
Si vous êtes heureux à l'instant T dans la maison M avec le conjoint C, pourquoi vouloir toujours plus ?
Changez-vous de marque de café tous les matins ? Sans doute non. Vous êtes content de le sentir au dessus du bol, ce café que vous avez choisi parmi d'autres et qui vous va bien.
Le couple c'est pareil. Il faut avoir la sagesse de savoir apprécier ce que l'on a, si c'est bien.
Ça n'empêche pas les surprises, les mots doux, les attentions, les bisous dans l'oreille ou la grosse pelle au cinéma, mais là, c'est encore de l'amour.

 

Et même si on ne court pas sur ce quai de gare pour se jeter dans les bras de l'autre, en pleurant de joie, on est quand même fichtrement contente de le retrouver, et c'est bien ça l'essentiel.

 

Un petit sondage pour finir, pour voir si vous êtes d'accord...

 

 



mercredi 14 novembre 2007, a 22:16
RATP, rentre avec tes pieds.

 

Ce matin, comme beaucoup d'entre vous, je me suis levée plus tôt. J'ai eu peur de ne pas avoir de train (peut-on faire confiance aux prévisions ? Finalement oui dans mon cas mais on a toujours un doute). Puis, le voyant arriver, de ne pas parvenir à rentrer dedans.

Comme souvent le 1er jour de grève, les "gens" avaient pris leurs précautions. Une bonne partie n'était pas allée travailler, et j'ai voyagé assise...

A la gare, un stand CGT distribuait des jus d'orange, des ballons rouges CGT (super !!!), des freesbees CGT (la honte sur la plage...) et des cgtistes armés d'une caméra et d'un gros projecteur interrogeaient des voyageurs sur la durée d'attente de leur moyen de transport favoris. Je les ai haïs au premier regard, tellement ils avaient l'air de nous considérer comme des singes en cages et de se moquer de nos gesticulations inutiles.

(PS : J'ai appris par le biais du journal La Croix qui s'est fait avoir aussi que c'était des comédiens... qui se moquaient un peu plus de la CGT que de nous. Bien joué !)

 

C'est vrai qu'il est tellement plus confortable pour eux de continuer comme avant, de faire subventionner leur système déficitaire de 5 milliards d'euros par an par nous, les privés.

Je les comprends. Quand on est égoïste, manipulé par des syndicats qui jouent leur survie et qu'on ne voit pas plus loin que le bout de son nez, on doit certainement penser comme ça.

Bref...

 

Ce soir, je suis aussi partie plus tôt. le grumeau qui attendait devant les voies m'a  fait frémir. Je me suis faufilée par derrière et me suis retourvée devant. Oui, il y a des moments où pensant à mes petits qui m'attendaient, j'ai opté pour le "chacun pour soi".

Quand mon train a été annoncé, j'étais pile poil devant la voie, donc parmi les précurseurs de la marée humaine montante.

OK.

Cool.

A la deuxième gare, arrêt. Puis arrêt trop long et suspect. Extension des moteurs et de la lumière. Là, ça pue, me suis-je dit en mon for intérieur...

ça a duré. 15 minutes ?

Si ça ne repart pas, je peux rentrer à pieds. 3 km. Pas la mort.

 

Micro " le train est retenu à quai".

OK.

Jusque là, j'avais observé aussi.

Puis il nous annonce une avarie technique.

C'est bien notre veine ça ! On arrive à se trouver un bon train assis et chauffé, et il est cassé ???? Ouinnnn !!!!!!

Puis, lumière.

Soupir de soulagement et rangement des portables d'une bonne moitié des voisins de train.

Re attente...

Puis micro, texto : "Notre train peut repartir. Pour votre information une personne était montée sur le toit de la locomotive pour la saboter, tout simplement".

Je vous jure, tout le monde a rigolé, tellement c'était absurdement réel, tristement ridicule et terriblement méprisable.

 

Demain, on recommence  !

 

Au passage, chapeau et merci aux non grévistes qui bravent les regards et  intimidations.

 

Et un point positif : grace à la grève, je vais réduire mon stock de "matin Plus" et "direct soir".... ou au moins ne pas le faire grossir !

mardi 13 novembre 2007, a 22:37
Fesses bouc

Vous êtes déjà nombreux à connaître.

 

Vous êtes nombreux à avoir la flemme de vous inscrire parce que c'est en anglais.

 

Certains d'entre vous ne mettent pas leur photo et du coup ça ne sert plus à rien. Déjà que ça ne servait pas à grand chose...

 

C'est plus Worldwide, plus fun et plus buzz que copains d'avant, moins glauque et fonctionnel que Meetic, plus drôle que les échos (non non, vous ne me ferez pas parler d'LVMH, je n'ai aucune opinion là dessus).

 

Une fois qu'on a à peu près pigé, c'est même assez marrant.

 

Bon mais alors c'est quoi ?

une sorte de carnet d'adresses géant, sans adresse mais avec des détails amusants sur les gens. Et leur petite tête. On cherche nos amis dessus. On trouve aussi les amis de nos amis qu'on avait perdus de vue.  On se décide à écrire à tata Sylvie parce que c'est quand même fun de la trouver là dessus.

On ne rate plus les anniversaires vu qu'ils sont tous marqués. Dans le meilleur des mondes, on aura aussi tous nos amis dessus, ce qui évitera même d'ouvrir notre agenda.

On peut rejoindre des groupes sérieux ou pas.

On peut dire à tout le monde dans quel état on est ou on erre.

 

Voilà... c'est le réseau dans toute sa splendeur.

Allez vite vous inscrire avant que ce soit dépassé !

 

Ah, au fait, pour les nuls, ça s'écrit FACEBOOK...

 

 

lundi 12 novembre 2007, a 22:10
Vous prenez le train pour les vacances ?

  Hep les gens, petit post ultra sérieux pour une fois.

 

Je viens de m'apercevoir par hasard que les habituels 2 puis 3 mois de délai avant la date du départ pour pouvoir réserver à la SNCF était abandonné pendant les vacances scolaires.

Les résa sont ouvertes bien avant !

Par exemple pour février/mars, il n'y a déjà presque plus de places.

Alors courrez-y vite...

 

Z'ont encore des progrès à faire en communication à la seunseuf ...

 

lundi 12 novembre 2007, a 21:30
Et vive la Star Ac 7 !

  On ne peut pas élever 2 enfants, un mari macho, 3 chats, bosser à plein temps, tenir un blog, sortir un peu dans le monde réel, écrire des mails à ses amis qu'on ne voit pas et tout regarder à la télé...

Entre toutes les super séries à la mode, il faut choisir.

Entre Pop Star et Star Academy, il faut choisir.

Entre les différentes daubes de téléréalité, il faut choisir.

Evidemment, parmi ces choix, on a aussi le choix de ne rien voir. C'est souvent ce que je fais. Car addicted comme je suis, je sais que si je commence, je ne m'arrêterai plus. Et je vais me retrouver à 2h du mat en train d'étendre le contenu de ma machine à laver oubliée.

 

Bref.

Ce qu'il y a de bien aussi aujourd'hui, c'est que certains regardent pour nous. Et nous donnent le meilleur dans Dailymotion ou youtube.

Vendredi dernier, j'avais promis à mes filles de regarder un bout de la Star Ac avec elles. Chose faite. Différents énergumènes sautillant et chantant. Et une fille magnifique. Je tuerais pour avoir cette tête là. Enfin, façon de parler. Je vendrais peut-être mon âme.

 

Et elle a failli être éliminée au profit d'une punkette énervée excitée collante agaçante et chantant mal. Je me suis dit que vraiment, les "gens" n'avaient aucun goût.

Et puis je suis tombée sur un extrait d'entretien avec cette fameuse magnifique Noémie.

Un monstre.

Pas forcément plus monstrueuse que beaucoup d'entre nous, mais alors à la limite de la débilité profonde. Comment imaginer plaire et devenir une star en sortant des horreurs pareilles ?

Cette année la Star Ac sent le souffre.

D'ailleurs, je sais...

 

Noémie, elle, a sauté le pas. Elle a bel et bien vendu son âme pour avoir cette gueule là !

 

 

D'autres extraits ici.

 



dimanche 11 novembre 2007, a 23:42
Lettre encore gentille aux fonctionnaires

Quelques jours avant la grande grève, je voudrais revenir sur quelques points.


Tout d'abord, et pour montrer mon objectivité, petit coup de pouce à ce blog qui démarre et que je viens de découvrir.
http://omnibus.blog.mongenie.com
Une employée de la SNCF y parle de son quotidien et ça permet de ne pas non plus imaginer que ces gens vivent au paradis.


Néanmoins, et c'est l'idée que je reprends toujours, cela ne change pas mon opinion concernant l'égalisation des régimes de retraites.
En effet, même si j'admets que le travail de ces gens là est certainement très dur, qu'ils doivent faire face à des difficultés techniques, horaires, familiales etc... Je ne vois pas en quoi leur boulot est plus difficile qu'un informaticien pilote d'exploitation en 3*8 (mal payé, oui oui), qu'un ouvrier à la chaîne, qu'une caissière de supermarché à mi-temps et au smic, ou qu'un pilote d'avion d'une petite compagnie low cost.

 

Et le salaire !!!!!


Nous y voilà.
Les fonctionnaires de mon entourage (et oui, plein plein. Je les embrasse au passage) me répondent tous : le salaire.
Un truc du genre " on est moins payé que dans le privé. "
Jusque là j'ai gobé. Et pour certains qui m'en ont parlé ce n'est effectivement pas mirobolant.

 

Le 23 octobre, je suis tombée sur des chiffres, dans le 20 minutes que j'ai réussi à trouver (et à lire en entier, vu que le 23 octobre y'avait encore un peu la grève SNCF sur ma ligne....et que j'ai attendu 1h sur le quai).
Ces chiffres sont édifiants. Source Insee. C'est sérieux.

Un peu difficiles à comparer car il ne s'agit pas des mêmes tranches. Mais j'ai failli être statisticienne, je vais vous décoder ça.

Alors...


Nous parlons des salaires annuels nets.

 

DANS LE PUBLIC :
10% gagnent moins de 15 441
40 % gagnent de 15 442 à 23 369
40% de 23 370 à 37 368
10% + de 37 369

 

DANS LE PRIVE et le Semi Public :
20 % gagnent moins de 13 955
40% gagnent de 13 956 à 20 373
30% de 20 374 à 36 348
10% plus de 36 349

 

Si vous êtes allergique aux chiffres, cela veut dire que :


- Les 10 % les moins riches du public équivalent à plus de 20% du privé (puisque 1500 de moins.) Il y a donc PLUS de pauvres dans le privé (et ils n'ont en général aucun avantage lié à leur profession)
- 10 % des gens gagnent plus de 37 369 dans le public. Ils sont moins dans le privé puisque la tranche des 10% commence 1000 plus bas. Il y a peut-être des salaires qui atteignent des sommets dans le privé, mais en nombre de personnes, il y a plus de personnes dans le public que dans le privé qui sont dans la catégorie haute.
- Pour les tranches du milieu, pareil. Tranches plus basses pour le privé, et plus de gens dans les tranches + basses du privé que dans celles (+ hautes) du public.

 

J'en arrive presque à penser qu'ils se sont trompés dans les titres des graphiques, chez 20 minutes. Si vous arrivez à me le démontrer, je vous fais mes excuses publiques et je vous montre les fesses de la crémière...(dont je parle plus bas)

Pour l'instant ce n'est pas le cas, alors SVP, arrêtez de nous bassiner avec nos mirobolants salaires du privé. La plupart d'entre nous n'a pas été augmenté depuis les 35h (2001 ?), travaille bien plus que 35h, et n'a pas de réduc non plus à Auchan....

 

Si vous voulez le beurre, l'argent du beurre et violer la fermière en plus, vous finirez au trou !

 

En attendant, bonne semaine à tous. Affûtez vos mollets et vos baskets !

 


 

samedi 10 novembre 2007, a 23:26
Le réveil du chat

  Oui je sais, j'use et j'abuse de films en ce moment mais celui là est vraiment très mignon.

Tous ceux qui aiment les chats et qui dorment avec le reconnaitront (sauf la fin... quoique...)



samedi 10 novembre 2007, a 20:53
L’amitié hommes femmes, ça existe ?

 

« Le très joli dessin ci dessous, sorti de mon esprit tordu est finalement très simple.

Dans 90% des cas il n'y a pas de problème. Seules 3% des histoires finissent mal. Alors on peut vraiment se lancer dans l'amitié sans arrière pensée ! »

Flo, blogueuse, éternelle optimiste.

 

 

Quoi ? Encore ?

Mais qu'est ce qu'elle a la Flo en ce moment ?

La fidélité, l'amour, et maintenant les hommes et les femmes.

Ne vous inquiétez pas... Après plusieurs (horribles) jours en panne d'Internet je reviens en pleine forme et si je vous parle d'amour, c'est temporaire, c'est pour mieux vous parler des fonctionnaires ou de mon dernier soutien gorge jusqu'à la fin du mois...

 

Alors est-ce que c'est possible ?

Sans hésiter, je dis OUI.

Pour tout un tas de raisons, dans une multitude de cas, et aussi parce que j'en ai plein.

 

LInternaute s'est aussi penché sur la question récemment. Cest un mâle (un vrai, avec des poils et des muscles) qui me l'a envoyé, d'ailleurs.

 

Dans le mini sondage, 48 personnes disent que cela est possible, et 18 impossible. Donc, globalement, je suis dans le « move ».

Pour une fois ça rassure...

 

Tout d'abord, il faut savoir ce que l'on entend par amitié.

Pour moi, l'amitié, cest comme l'amour, avec du sexe en moins. Ah non, ça marche pas. On aime nos enfants et on ne couche pas avec.

Alors, l'amitié, cest comme l'amour, sauf qu'on a le droit d'en avoir plusieurs. Heu, non. Avec les enfants ça fait encore flancher le raisonnement. Et puis certains ont plusieurs épouses.

Ne parlons pas d'amour en général alors. Car on est sensé aimer ses amis. Sinon, ce n'en n'est pas.

Parlons d'amour charnel, d'envie, de désir.

 

Alors, est-il possible d'avoir des amis d'un autre sexe sans les désirer ?

Ben oui évidemment !

- S'ils sont très vilains, qu'ils sentent pas bon, qu'ils sont trop vieux ou trop jeunes pour nous. Ou que tout simplement on ne se plait pas. En bref que toute notion de désir est formellement exclue.

- S'ils sont gays et nous aussi. Là, pas de problème ! Mais cest un peu tiré par les poils.

- Si le sexe et le désirs sont pour nous des notions lointaines ou que vraiment, ce n'est pas ce qui nous intéresse dans la vie. Et puis on peut aussi changer au cours de la vie. Etre à certains moments plus dans la séduction, l'envie, ou justement pas du tout et tranquille, heureux comme ça

- Si ce sont des couples amis, ou les amis du mari, ou les amies de la femme et qu'au bout de 23 ans de vacances ensemble, de réveillons,  de week-end et de soirées, on est vraiment tous potes. Profondément. Et qu'on se regarde comme si on était de la famille. On peut même se voir tout nus sans arrière pensée.

Dans tous ces cas (et quand même les plus nombreux, on n'est pas des bêtes quand même), l'amitié est bien sûr possible. Elle est même très chouette car le fait dêtre du sexe opposé amène un autre regard, des bons conseils éventuels, et notre différence nous enrichit.

 

Là où il y a problème, c'est si il y a attirance.

 

Si elle est mutuelle, et bien allons y, finissons en et on verra bien.

Entre adultes raisonnables et consentants, je ne pense sincèrement pas que cela puisse réellement gâcher une vraie amitié. Ou alors, c'est que celle ci était fondée sur le désir de l'un ou de l'autre et que depuis longtemps tous ses actes étaient manipulation pour réussir un jour à basculer l'autre sur le sofa. L'autre a pris pour de l'amitié ce qui n'était qu'une sombre machination guidée par les hormones du désir, et finalement, pas de regret. Cétait un faux ami.

Oui, ça peut aussi mal se passer parce que l'un devient plus amoureux que lautre ou qu'ils ne sentendent pas sexuellement. Et on peut se perdre. Il y a un risque. Mais si cest quelqu'un qui a un grand potentiel d'amitié avec nous, je ne pense pas que le risque soit si grand. Ça fait même des souvenirs !

Tout dépend du degré d'amitié sincère qui existait avant. Je crois que j'ai toujours commencé par coucher et suis devenue amie ensuite. Mais je pense que ça ne gâche pas forcément tout. Il faut pour cela être à l'aise avec soi même, assez libéré, et pouvoir mettre ce moment à part.

D'ailleurs, le fait de coucher avec votre fiancé/conjoint/copine ne vous empêche pas d'avoir avec elle/lui une conversation sérieuse avec, d'aller au ciné, au restau, en vacances ou de travailler ?

Une fois les premiers effets de la passion dépassés, vous pouvez le/la regarder dans les yeux sans nécessairement le/la voir à poil beuglant qu'il en veut encore ?

Pourquoi donc le sexe gâcherait tout à l'amitié alors qu'il renforce l'amour ?

 

Dans certains cas, le fait de coucher quelqu'un, même si ça ne dure pas, peut aussi déboucher sur une jolie amitié après. Un de mes témoins de mariage est un ex. C'est dégueulasse ? Ben non. Et puis j'avais 17 ans, il y a prescription. Je trouve justement qu'une fois qu'on a éliminé toute ambiguïté, on remplace cela par de la complicité, sans gène. Et c'est très agréable.

 

Je suis un peu confuse. Si si, je le sens bien.

C'est parce que je pense à plein d'amis en même temps. Et que chaque cas est si différent...

En résumé, je dirai ceci :

 

L'amitié est possible entre homme et femme.

S'il n'y a pas d'attirance, elle est simple.

S'il y en a et qu'elle est mutuelle, et bien yaka et on verra bien. On pourra toujours se marier ensuite. On pourra rester copains quand même ou même le devenir si on ne l'était pas encore tout à fait.

Parce que OUI, je vous l'affirme, le conjoint, quand on ne joue pas à la guerre des Roses, ça reste quand même notre meilleur pote ! On se dit beaucoup de choses, on se tient au courant, on ose dire que cette cravate est à chier et que cette robe nous grossit, et souvent on vote même pareil.

Et oui, un couple, un vrai, pour moi c'est avant tout les meilleurs amis du monde qui couchent ensemble. Sinon, cest une liaison, une relation, mais passée la passion, on n'a plus rien à se dire.

 

Ah oui, reste le sujet délicat de l'attirance, mais pas mutuelle.

Plusieurs cas de figure :

- Celui qui veut est un gros boeuf, il n'a pas compris que l'autre ne veut pas, ou ne veut pas comprendre, se croit irrésistible, change de stratégie comme de caleçon, se prend un râteau à chaque fois et continue quand même. La belle va se lasser. Ils ne vont plus être amis, cest sûr. Sauf si elle a besoin d'avoir une cour de prétendants, auquel cas elle le fera mariner jusquà ce que lui se lasse. Si ça les amuse cest pas pire qu'une partie de Bowling ratée ou de golf boueuse...

- Celui qui veut arrive à la séduire, à lui montrer que finalement il est génial et elle lui tombe dans les bras. Les amis deviennent amants tout en restant amis. Super. (voir l'excellent film « avant quil ne soit trop tard »)

- Celui qui veut sait qu'il n'y arrivera pas. Il en prend son parti. Fantasme en douce mais ne fait pas son gros lourd, bave aux lèvres, à essayer de lui tripoter les fesses à la première occase. Il n'est pas forcément malheureux. Il est content de la voir, même s'il sait qu'il ne se passera rien. Un jour, il rencontrera sa chacune et on espère qu'il restera copain avec la miss.

 

Et voilà ! C'est simple non ????

Dailleurs, l'amitié, ce n'est pas non plus de la séduction ? On se fait rire, on cherche à capter l'attention,  on se fait des cadeaux, on s'appelle, on se raconte nos vies, on fait des tas de trucs ensemble et on est contents qu'il/elle soit là.

 

ARGHHHHHH !!!! Pourquoi se prendre autant la tête ?

Ce qui doit arriver arrive. Wait and see...

 

Qu'en pensez vous ?

 

dimanche 04 novembre 2007, a 20:02
Travolta, tu me donnes la fièvre...

Légende de la photo : C'est pas toujours beau de vieillir...

 

 

J'avais ces jours ci un besoin, une envie de je ne sais quoi.

C'était cet extrait que je cherchais, au fond de moi, sans en être consciente.

Dailymotion a su me guider vers les voies du bonheur.

 

Je sais, j'en fais un peu trop, mais franchement, cette danse est un concentré de pep's.  Un petit coup du twist de Pulp Fiction après ça et on ne me tient plus !

Tokio Hotel fait le même effet aux ados femelles. Rien à moi.

Mais ce Travolta là me met en transe ! Allez, on met le son et on clique sur le film !

 

He is so sexyyyyyyyy !!!!

 

 

PS : Vous avez vu la hauteur de ses talons ? Sarko a encore de la marge !

 



samedi 03 novembre 2007, a 19:44
Un train à Bangkok

Et quand je pense qu'ici on nous étouffre avec des normes de sécurité ! Et encore, rien à voir avec les Etats-Unis où on ne peut pas nettoyer le sol d'un magasin sans déployer tout autour d'immenses panneaux jaunes fluo "Caution, Wet floor".

 

Au moins, en Thaïlande, la vie ne tient peut-être qu'à un fil, mais ça donne au moins des scènes surréalistes telles que celle ci !



samedi 03 novembre 2007, a 19:23
Trop fort l'oiseau !

ça vous prendra 1 minute. Il faut le son. C'est excellent !!!

 



samedi 03 novembre 2007, a 19:11
Le salon du divorce

Je vous jure que ça n'a rien à voir avec les posts précédents. C'est juste que ma cop Angnélique vient de me l'envoyer et que ce côté "consommateur" me sidère...

D'un autre côté, ça a un côté pratique indéniable. Il faut juste que ça ne soit pas juste après le salon du mariage ou des enfants, ça ferait désordre !

 

Le premier Salon du divorce séduit les Autrichiens  

Le premier Salon du divorce au monde, selon son créateur Anton Barz, a remporté un franc succès ce week-end à Vienne. Selon les chiffres officiels, 48,9 % des couples mariés ont divorcé en Autriche en 2006, le taux atteignant même 66 % à Vienne. Installés dans un grand hôtel de la capitale, une vingtaine d'exposants ont accueilli dès le premier jour, gratuitement, près de trois cents visiteurs pour prodiguer leurs conseils sur le recours à un détective privé, la vente du domicile commun ou l'aide psychologique aux enfants en cas de séparation.

jeudi 01 novembre 2007, a 16:51
Aime moi comme je t'aime....

 

J'ai déjà écrit sur l'amour, sur la fidélité. Le sujet est immense, et je suis plus scientifique que philosophe. Je n'ai nullement l'intention de balayer tout le domaine. Néanmoins, une autre question me taraude.

Lorsque j'observe mon propre comportement, mes propres désirs et besoins, lorsque j'écoute mes amis, amies, relations, j'entends souvent une même plainte, même si elle est exprimée différemment selon les cas.

Je, tu , il, elle, nous, vous, ils… Presque tous, nous aimerions être aimés de la même manière que nous, nous aimons (ça marche avec je, tu, il mais je ne vais pas tous vous les faire !)

Celles et ceux qui échappent à ça, qui arrivent à aimer de façon totalement inconditionnelle, sans aucun égoïsme, comme on peut aimer un enfant par exemple (même laid, bête, méchant, nul en tout, on l'aime), sont sans doute véritablement heureux de cet amour.

Ça marche aussi avec les amis.

 

Je ne suis pas sûre d'être claire…

Il faut des exemples.

J'ai déjà entendu une femme dire que si son amour est heureux avec une autre qu'elle, c'est le principal. Car elle l'aime et seul son bonheur lui importe.

Wahhh !!!

C'est super méga fort comme amour ça !

 

Est-ce que je rêve, ou ce que la plupart d'entre nous aiment mais attendent un retour d'amour similaire au leur ?

Est-ce que nous, les femmes, nous ne rêvons pas un peu trop du grand amour chevaleresque, tel qu'on le voit dans les films ou les pubs ?

J'ai souvent imaginé nos retrouvailles, courant, nous nous jetions dans les bras de l'autre avec fougue. En réalité, sur le quai de la gare, nous marchions. Petit smack. Salut. ça va ? Ouais, ça va.

A chaque fois, terrible atterissage dans la réalité.

 

Si Valérie aime de façon étouffante, assaillant son compagnon de mails, de texto et de mots doux, de cadeaux, est-ce qu'elle n'a pas l'impression qu'il ne l'aime pas s'il n'y répond pas avec le même empressement ?

 

Si Stéphanie dit « je t'aime » à toutes les sauces, et que Bernard, pudique et réservé, n'y arrive pas, n'a t-elle pas l'impression qu'il ne l'aime pas ? Surtout si