Comme nous tous quand nous avons envie d'être quelqu'un d'original, j'aime bien revendiquer le fait que je n'ai pas lu le Da Vinci Code (et pas l'intention de le faire), ni l'élégance du hérisson (mais ça viendra), que je n'ai pas vu l'expo Picasso (sans regret aucun) ni aucun Batman au cinéma (oui, je sais, on ne peut pas comparer Picasso et Batman, c'est décadent), ni aucun Harry Potter, que j'adore le Smecta (mais pas la gastro qui va avec), que Sarko me plaît toujours autant malgré sa chute dans les sondages (ben oui, pardonnez-moi, je suis fidèle), que Marc Levy ne me plait décidemment pas du tout, que je n'ai pas adorééééééé les Ch'tis (juste bien aimé) et que je n'ai pas d'i.phone…
Mais depuis quelques temps, je me laisse furieusement aller !
J'ai une DS et suis addict, une Wii et suis addict, j'ai vu Slumdog Millionnaire et lu le premier tome de Millenium.
Ce dernier, d'ailleurs, m'a certainement un peu éloignée de vous quelques temps. Je n'avais qu'une hâte, me mettre au lit et avancer dans la lecture. Je l'ai traîné partout pendant 15 jours, tous les jours au bureau (« mince, je suis déjà arrivée », « il pèse 1 bon kilo ? Et alors… », « non, je prends juste un sandwich et je lis »), aux toilettes, dans les salles d'attente…
Et oui, vraiment, je comprends, c'était bien.
Mais si vous connaissez ! Vous l'avez vu dans les magasins, les magazines.
Un roman haletant, réaliste, attachant dans lequel on rentre et on n'a plus envie de sortir. Une ambiance suédoise originale, des traductions parfois étonnantes mais un ressenti unique.
Bientôt, le film. Et les 2 autres tomes à dévorer.
Quant à Slumdog Millionnaire, je voulais y aller avant les Oscars. Cela n'a pas été possible.
Et après, ça a été terrible ! Comme souvent dans le cas des bons films, l'affluence n'a pas lieu au début mais une fois que le bouche à oreille a fonctionné. Les critiques spectateurs d'Allo ciné étaient unanimes (Genre 90% de 4 étoiles), comme ils l'avaient été pour tous les films que j'avais adorés. OK on y va.
2 fois, nous n'avons pas pu rentrer dans la salle.
La 3ème a été la bonne.
Dîner indien pour se mettre dans l'ambiance, billets achetés avant et en avant pour Bollywood !
Sauf que les paillettes et ce style si particulier n'arrivent qu'à la fin.
Tout le reste est brut, déchirant.
L'Inde d'hier et d'aujourd'hui.
L'Inde sans ses décors, ses façades touristiques, ses Cheese Nan et ses grandes villes puissantes.
L'Inde dans ce qu'elle a de plus dur, sa misère si crue.
Une actrice magnifique qui a un faux air d'Aishwarya Ray.
Un acteur inconnu aussi mais magistral.
Une histoire plutôt futile, mais qui décrit un rêve, et on ne peut pas critiquer les rêves.
Bref… je ne dirais pas que c'est LE film de l'année (car je n'ai pas pleuré…), mais c'était certainement le plus magique et le plus dépaysant.
Et vous ? |