Bien sûr je « connais » Amélie Nothomb.
Je ne vais pas prendre le thé avec elle, mais elle fait partie de nos jeunes écrivains francophones de talents, comme anna Gavalda, Marie Darrieussecq etc…
Mais curieusement, alors que je connais la majorité de ses titres, je n'avais encore rien lu d'elle ! J'avais choisi la facilité en allant voir « Stupeur et tremblements » au cinéma et cela avait conforté mon attrait pour l'étonnante culture niponne. (un jour, j'irai …)
Mais je n'étais pas allée plus loin.
Je viens de juste de finir « ni d'Eve ni d'Adam », autobiographique, et dont l'action se déroule en parallèle de l'époque de Stupeur et tremblements.
C'était vraiment bien et cela a étanché ma soif de japonisme.
« Ni d'Eve ni d'Adam » est le genre de livre assez court que l'on lit vite mais que l'on n'a pas envie de finir tellement on s'y sent bien. Très bien écrit, mais pas prise de tête. Facile à prendre, à reposer, à reprendre, par morceaux d'un quart d'heure (dans le train ou le métro, voire même le bus !).
Voici un extrait que j'ai trouvé joli.
Amélie est seule dans la montagne japonaise, prise dans un terrible tempête de neige.
« La nuée contenait la tempête, il n'y eut plus rien à voir qu'un tourbillon de flocons. Emerveillée, je m'assis par terre pour assister au spectacle. J'avais monté à grande vitesse, je crevais de chaud et il était exquis d'offrir sa tête nue à cette manne glacée. Jamais je n'avais vu neiger si fort : le déferlement était si dur et si soutenu qu'il devenait difficile de garder les yeux ouverts. « Si tu veux connaître le secret de la neige, c'est maintenant qu'il faut observer : tu es à la fois au cœur de la fabrique et du canon. »
L'espionnage industriel se révéla impossible : rien n'est plus mystérieux que ce qui a lieu devant soi. »
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