C'est vrai, je suis très calme, très préoccupée ces temps-ci par des évènements moins virtuels que mon blog.
Pas de grosse polémique depuis un certain temps.
Mais en voici une qui va certainement le devenir….
Cet article m'a été envoyé par mail.
Je ne sais pas dans quoi il est paru.
Je ne connaissais pas ce journaliste il y a une heure.
Mais le contenu mérite d'exister, pour en finir avec une certaine langue de bois.
Allez, c'est du lourd !
Retour sur l'accident de Villiers-le- Bel
Secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville et ex-égérie de « Ni pute, ni soumise », Fadela Amara vient de déclarer : « La politique de la ville, ce n'est pas qu'une question de fric quand vous êtes dans une cité et que vous avez les boîtes aux lettres pétées, que ça pue dans les espaces communs, que vous avez les carreaux cassés... C'est indigne de laisser vivre des gens dans des conditions aussi terribles. »
C'est qu'elle arriverait à nous faire pleurer mademoiselle « ferme ta gueule ». Car la vraie question est celle-là : qui a pété les boîtes à lettres qui ne l'étaient pas au départ ? Qui est responsable de la puanteur dans les espaces communs ? Qui a cassé les carreaux ? Vous pouvez aller dans le 13e arrondissement de Paris, le « Chinatown » où habitent, dans de grands immeubles similaires à ceux des cités ethniques, des milliers d'Asiatiques. Les ascenseurs fonctionnent. Les boîtes à lettres sont impeccables. Les espaces communs sont propres. Il ne manque pas un carreau aux fenêtres.
Tout cela pour dire qu'il y en a assez de nous jouer, comme on l'a fait encore après l'accident de Villiers-le-Bel, Les Misérables et Les Deux orphelines. Car c'est bien une partie de ceux qui habitent ces cités qui ont salopé des endroits de vie qui, au départ, n'étaient pas plus inconfortables que d'autres. Et qui même, par rapport à d'autres banlieues où les habitants se conduisent comme des personnes civilisées, sont suréquipées, bénéficiant de bibliothèques, de centres culturels, de salles de sports, comme nombre de banlieues rêveraient d'en avoir. A Villiers-le-Bel, ce sont les lieux de vie et de culture qui ont été prioritairement visés et incendiés. Autant de bâtiments coûteux que l'on va reconstruire - à nos frais - en attendant que, sous un autre prétexte, ils soient de nouveau détruits.
Des accidents de la route tragiques, dus à des imprudences policières (ce qui n'est pas le cas à Villiers-le-Bel où les deux accidentés circulaient sans casque sur une moto non homologuée), il s'en produit chaque année en France. Qui peuvent toucher des enfants de Vietnamiens, d'agriculteurs, d'employés de La Poste, de Bretons, d'Alsaciens, etc. Avez-vous jamais vu une armée de Vietnamiens, d'agriculteurs, de postiers, de Bretons ou d'Alsaciens, se mobiliser pour se lancer dans de véritables guérillas urbaines ? Tant que l'on n'exposera pas clairement la spécificité de ces banlieues ethniques insurrectionnelles, toutes les mesures que l'on prétendra prendre auront autant d'effet qu'un cautère sur une jambe de bois.
Autre chose. La « grosse presse »a longuement insisté sur le fait que les deux « jeunes » accidentés étaient nés en France et donc Français de par le « droit du sol » (1). Très bien. Mais comment se fait-il que ces « jeunes » français aient été enterrés pour l'un au Maroc et pour l'autre au Sénégal ? Pas besoin, en l'occurrence, de longs discours pour montrer que la prétendue intégration de certaines catégories d'immigrés relève d'une véritable escroquerie. Et jusque dans la mort...
Alain SANDERS
(1) Le droit du sol, c'est cette aberration qui équivaut à prétendre qu'un cheval né dans une étable serait une vache... |