J'ai assisté à une scène attendrissante hier.
Je sais, je m'attendris facilement devant des cas particuliers et pas forcément quand il faudrait. Mais bon… Je vous la raconte quand même.
C'était boulevard Haussmann, à Paris. Un vendeur de ballons à l'hélium, de toutes formes et toutes couleurs arpente le pavé.
Une petite fille, dans les 5 ans, en voudrait un.
5 euros.
Enorme pour ce que c'est.
Presque 1 heure de travail pour un smicard.
Elle supplie sa maman. Qui ne veut pas. Puis finit par céder (comme quoi les mômes ont raison d'insister !).
La petite fille, l'œil brillant de joie, choisit un lapin argenté. Il a un air jovial, comme elle. Sa maman paye. Le vendeur donne le ballon à la fillette. Elle a des gants, elle est maladroite.
Et oui.
Vous avez deviné.
Elle lâche le ballon. Elle l'a possédé 3 secondes, et il s'est envolé. Il monte, il monte, il disparaît dans le ciel.
La petite fille est pétrifiée. De grosses larmes coulent sur ses joues. Le vendeur ne bouge pas d'un poil, il s'en fout, il espère même en vendre un deuxième. La maman s'éloigne avec sa fille, désolée.
Petite tranche de vie.
C'est bête, dérisoire, grotesque face aux malheurs du monde, mais je n'ai pas pu m'en empêcher…
Une petite larme roule sur ma joue quand je m'engouffre dans le métro.
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