| vendredi 15 juin 2007, a 22:23 |
| Nos amis les pigeons |
(Sur la photo du haut, la pancarte dans la plante dit : pelouse interdite...Mais quelle pelouse ??? C'est juste en face de Benneton entre Opéra et Saint Lazare et c'est toujours blindé de pigeons)
Lecteurs parisiens ou citadins, aimez vous les pigeons ???
Je sais. Pour certains d’entre vous c’est une véritable phobie.
Comme toute phobie, elle est excessive.
Mais je reconnais qu’il y a certains endroits où moi aussi je frise la phobie. Ou le dégoût.
Par exemple dans certaines villes aux rues bordées de grands arbres, offrant leur ombre majestueuse aux voitures garées en dessous, les pigeons en profitent aussi. Vers mars, avril, mai, quand ils mangent beaucoup, les voitures susnommées se transforment alors en tas de fientes verdâtres. Les cacas de pigeons sont énormes et c’est horrible à nettoyer. Les contractuelles oeuvrant dans ces rues devraient avoir des primes de risque !
L’autre jour j’en ai pris un sur le pare brise en roulant. Un truc monstrueux. Enorme. Il a fait un bruit terrible en s’écrasant juste devant mes yeux. J’en suis maintenant presque sûre, ce n’était pas un pigeon, c’était Superman et il avait mangé trop de chili.
Non loin de mon bureau, il y a un fil à pigeons. Et comme la sortie habituelle de ma gare est fermée, je suis OBLIGEE de passer dessous.
Un fil à pigeons ?
C’est un fil électrique, sur lequel, pour une raison qui m’est étrangère, les pigeons du quartier se retrouvent tous en même temps.
Je suis très étonnée que les autres passants marchent tranquillement dessous sans manifester d’inquiétude. Sauf, à la limite, quand les pigeons décident de s’envoler tous en même temps sans se soucier des passants et là, c’est un peu la panique. Ceux qui ont vu les oiseaux d’Alfred H. se baissent en protégeant leurs yeux, les enfants crient, et moi je cours.
Mais lorsque les oiseaux sont simplement posés, ils font caca aussi. Il suffit de voir la ligne blanchâtre sur le sol, juste sous le fil. Beurkkkkkkk. Alors pour ne pas m’en prendre une, je marche à gauche du fil, un œil vers le ciel, un autre vers la terre (très joli) et quand je n’ai pas d’autre solution et que je dois passer de l’autre côté, je fais une translation hyper rapide vers la droite. Je m’arrête et Zou en un éclair je lance ma jambe de l’autre côté et le corps suit. J’ai l’air ridicule, je sais. Mais moins que si je m’en prends une sur la tête… Et moins je reste longtemps sous ce p……. de fil, moins j’ai de chance d’en prendre une.
En fait, c’est comme le coup des bonbons, j’ai été traumatisée dans mon enfance… J’ai trouvé un caca de pigeon dans une barbe à papa que j’étais en train de manger goûlument.
Si vous n’êtes pas encore dégoûté, je vais vous donner quelques chiffres et détails sur nos « amis » les pigeons parisiens : (source matinplus du 07/06)
- Il y en aurait près de 80 000 à Paris. Mais pas facile de les compter…
- Une étude du CNRS coûtant 80 000 euros (tiens ? 1 euro par pigeon !) devraient s’achever en 2012 et nous en apprendre un peu plus.
- Il existe 3 espèces différentes : le biset de ville (90% des parisiens), le ramier et le colombin.
- Il existe dans le 11ème, rue de la Roquette, et dans le 14ème des pigeonniers contraceptifs pour lutter contre leur prolifération. Ils peuvent accueillir 2000 volatiles chacun (les mathématiciens en herbe auront rapidement évalué 76 000 sans abris mais qu’ils se rassurent, il est prévu d’en installer dans chaque arrondissement, ce qui fera 36 000 places supplémentaires. Et quelques emplois originaux). Là bas, on contrôle leur santé, on les nourrit, et surtout, on secoue leurs œufs ! Et oui, il y a des gens qui sont payés pour guetter le départ des pigeons et pour aller vite secouer les œufs, très fort, afin d’empêcher l’éclosion. On limite ainsi la population à 1 portée par an au lieu de 8. C’est moins barbare que l’asphyxie habituelle…
Certaines autres villes ont déjà leurs pigeonniers secoueurs (Puteaux...).
- Si vous nourrissez les pigeons, vous risquez une amende de 183 à 450 euros. Ça fait cher la miette !
- un pigeon vit en moyenne 6 à 8 ans mais certains peuvent atteindre 30 ans.
Et enfin, ils sont porteurs de maladies, mais le risque de transmission à l’homme est insignifiant, à moins « d’avaler en grandes quantités leurs déjections ».
Je vous laisse méditer là dessus. Et quand vous dormez sur un banc, fermez la bouche !
Petit sondage court pour finir. Merci.
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Bonjour à tous,
J'ai la trentaine entamée, j'habite dans le neuf-deux (Pas à Neuilly...). J'ai 2 petites filles adorables, un mari macho et fier de l'être (mais qui n'aime pas qu'on le dise, bien qu'il ait une catégorie d'articles dédiée), et plusieurs chats cinglés + quelques puces qui vont avec. Passionnée par Internet et la communication, le blog est une évidence pour moi, un défouloir devenu indispensable.
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Flo
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