On critique, on râle, on se plaint, mais je trouve que les gens à Paris ou ailleurs, ne sont pas si méchants que ça. Je vois des êtres humains, tous les jours, dans les transports, dans la rue, très civilisés. Pour un cé-o-ène qui te pousse, il y en a pas mal qui s’écartent, ne te piétinent pas, voire même te laisse la place dans le train, alors que tu n’es ni vieille ni enceinte (ça m’est arrivé 2 fois, j’étais génée, pas trop l’habitude, on se dit « qu’est ce que ça cache ? »).
Parfois il suffit juste de leur parler, de leur adresser un sourire, et la carapace tombe.
Des gens, comme toi, comme vous, comme moi.
Je me suis d'ailleurs retrouvée l'autre jour assise en face d'un très gentil monsieur qui me souriait sans arrêt.
J'ai relevé une babine en signe d'accusé de réception. Mais il continuait. ça devenait génant. J'ai plongé dans mon livre "apprenez à dire non".
Je me suis finalement aperçue qu'il avait un rictus et qu'il était bloqué dans cette posture ultra souriante et bonace. Ouf !
Trop d'amabilité est louche. C'est dommage.
Je vous vois venir avec vos commentaires, me narrant telle ou telle histoire affreuse d’incivilité. Bien sûr… Mais combien d’affreux pour combien de polis-gentils-bien-élevés ?
Certes, il y a des situations où l’homme n’est plus tout à fait lui-même :
- quand il a faim,
- que ses enfants sont en danger,
- qu’il a dans les mains une chose ronde évidée qu’on appelle un volant (et par extension, que l'on touche à sa voiture)
Et la femme :
- quand elle a faim
- que ses enfants sont en danger
- que c'est le premier jour des soldes et que cette grue lui pique sous le nez la dernnière petite robe noire si ravissante qu'elle reluque depuis 7 jours (c'est le temps raisonnable de la réflexion si j'en crois le code de la vente par correspondance) ou 7 minutes.
A part ça, c’est quand même pas la jungle.
Voici un exemple très mignon de civilité extrême :
Il y a quelques temps dans un magasin C&A, je vois une vieille dame très ennuyée qui m’interpelle en disant qu’elle a trouvé un sac à main par terre, que quelqu’un a du l’oublier, que c’est terrible, qu’il faut l’ouvrir pour savoir qui mais qu’elle n’ose pas, alors qu’elle va aller le donner à la caisse au cas où cette pauvre femme qui l’a perdu le cherche…
OK.
Et une fois là, la caissière éclate de rire car ce sac vient….du rayon sacs !! D’ailleurs, il est bourré de papier journal…
La semaine dernière dans le train alors que j’étais en train de faire la queue pour descendre, je vois une dame « d’un certain âge », dans les seventies, en train de se demander comment elle allait faire pour sortir sa grosse valise à roulettes sur le quai de Saint Lazare (et encore, elle ne savait pas que l’escalier roulant était encore en panne, et ce depuis 9 mois, voir ici). Elle tirait, poussait mollement, regardait les gens sortir, pas pressée puisque le train ne repartait pas. Parmi les hommes sortant, aucun n’a levé le petit doigt. Là, c’est peut-être parcequ’ils avaient faim ou que leur famille était en danger… Bref… Assez lamentable. C’est alors que je vois le sauveur de cette brave dame. Le grumeau se liquéfiant, j’accède enfin à la porte du train, au moment où la « seventies » remercie chaleureusement son aide… une super mamie qui avait une bonne quinzaine d’années de plus !!! C’est quand même dingue, même si c’est super mimi.
J’ai marché derrière elles un petit moment le long du quai.
« et merci bien chère madame, c’est bien aimable à vous, ah la la si vous n’étiez pas là etc etc… »
Sur ce coup vous avez fait fort, les mecs !
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