| vendredi 12 janvier 2007, a 07:23 |
| Les SDF, suite et Faim |
J'ai trouvé quelques statistiques (et une photo qui ne fait rire que moi mais fera grincer des dents ceux qui ne riront pas) :
Il y a, parmi les SDF40 % de bénéficiaires du RMI.
Impossible de trouver un chiffre fiable sur le nombre total de SDF. Il oscille selon les sources entre 85000 (ce qui paraît faible) et 4 millions (ce qui me paraît beaucoup…). Et un distinguo subtil entre Sans-abri et sans domicile fixe.
Idem en ce qui concerne la nationalité : Français / Etranger en situation régulière / irrégulière. Là aussi, selon les sources, du simple au quintuple. Et là aussi, quand les chiffre d'étrangers irréguliers augmente, un nombre de réactions impressionnant sur le fait que les renvoyer dans leur pays permettrait de loger les réguliers. Une petite phrase assassine : coupez une pomme en 4, et 4 personnes mangent. Coupez la en 100, ça ne sert plus à rien, ce qui n'est pas faux car les français payeurs vache à lait semblent en avoir de plus en plus marre de payer.
Le Samu social reçoit entre 1 800 et 2 500 appels par jour, pour 650 lits.
(là aussi, le nombre de lits varie)
Une enquête de 2001 de la caisse d'allocation Familiale donne les chiffres suivants :
La moitié des SDF usagers des services d'aide (restos du cœur, médecine etc…) est allocataire. (mais on ne dit pas combien sont usagers des services d'aide parmi la population SDF globale)
Parmi ces allocataires, la moitié a le RMI, 13% l'allocation de parent isolé, 17% l'allocation adulte handicapé, plus de 25% touche également des prestations familiales.
70% sont isolés sans enfants, le reste a une famille et des enfants (et donc, les prestations familiales susnommées).
Toujours parmi cette population « usagère » des services d'aide :
9% vivent dans la rue, 51% sont accueillis dans des centres d'hébergement, 40% sont hébergés dans des hôtels ou logements financés par l'état.
Etc Etc Etc.
Il faut se rendre ici : (impossible d'y accéder autrement a priori)
http://www.cnaf.fr
puis publications / l'e-ssentiel / Décembre 2003 N°20
pour avoir l'intégralité de cette enquête intéressante mais impossible à résumer sans occulter des informations importantes. Et seulement si vous n'êtes pas allergique aux stats.
Ou là :
http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&aq=t&hl=fr&ie=UTF-8&rls=GGLJ,GGLJ:2006-48,GGLJ:fr&q=statistiques+SDF
et choisir le premier.
La rupture est d'abord socio-économique. La France compte plus de 2,4 millions de chômeurs dont 730 000 de longue durée et plus de 1,1 million de RMistes. Familles comprises, ce sont six millions de personnes qui vivent des minima sociaux, dont un million d'enfants pauvres, à 45 % en situation d'échec scolaire
Les sans-abri sont en grande majorité issus de ce lumpenproletariat. L'enquête de l'OSC (l'Observatoire sociologique du changement )montre une large majorité de fils d'employés et d'ouvriers qui, dès l'enfance, ont cumulé les difficultés : graves problèmes d'argent à la maison, ennuis de santé et parfois alcoolisme des parents. Un environnement anxiogène, facteur d'exclusion scolaire : 40 % des SDF interrogés par l'OSC n'ont aucun diplôme ; 10 % des personnes aidées par le Secours catholique sont illettrées. Chaque année, 60 000 jeunes sortent du système éducatif sans qualification. Or, souligne le Secours catholique, « le marché du travail est inaccessible aux plus pauvres »
Les personnes ayant connu des événements douloureux dans leur jeunesse ont une probabilité plus importante que les autres de devenir SDF. Une étude publiée aujourd'hui par l'Institut national de la statistique et des études (Insee) le démontre. Un lien entre héritage familial et extrême précarité pouvait intuitivement être soupçonné. «Mais ce qui nous a surpris, c'est son ampleur», souligne Jean-Marie Firdion, chargé de recherche à l'Institut national d'études démographiques (Ined), qui a participé à l'enquête de l'Insee. La «surprise» pour les enquêteurs, a été la surreprésentation, parmi les sans domicile fixe, de personnes ayant été placées en famille d'accueil ou dans des foyers pendant leur enfance. L'étude a porté sur un échantillon représentatif de 3 027 SDF (1 940 hommes, 1 087 femmes). Parmi eux, 23 % sont passés par la case placement. Un chiffre énorme, comparé à la population française au sein de laquelle seulement 1 à 2 % des personnes ont été placées. L'impact des traumas juvéniles, «qui altèrent l'estime de soi et affectent les ressources mobilisables» à l'âge adulte, s'observe aussi aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou au Canada. Quels que soient les pays, ou les législations en matière de protection de l'enfance, «le placement durant la jeunesse se trouve associé à des difficultés sociales à l'âge adulte. Il y a une intrication du psychologique et du social».
Imbrication. Mais les auteurs de l'enquête affirment qu'il est impossible d'établir des «liens de causalité simple» des événements de jeunesse sur les fragilités à l'âge adulte, tant les choses sont imbriquées. «Est-ce la déchirure du placement ou sont-ce les événements qui ont provoqué le placement (violences familiales, mort précoce des parents...) qui conduisent à ces fragilités ?», s'interroge Jean-Marie Firdion. Le chercheur de l'Ined a recueilli des témoignages divergents montrant la complexité des situations. «Une jeune femme sans domicile fixe victime de violences parentales m'a raconté que le placement avait été pour elle une libération. A l'inverse, un jeune homme m'a confié n'avoir jamais compris pour quelle raison sa mère et le juge des enfants l'avaient placé.»
Accident. A ces blessures de l'enfance, il faut ajouter l'héritage économico-social familial défavorisé, qui renforce les probabilités de basculer dans la grande exclusion. Les SDF ont en commun de disposer d'un «capital mobilisable» fragile pour s'en sortir dans la vie : 28,7 % d'entre eux ont des difficultés de lecture ou d'écriture et, surtout, seuls 11,3 % peuvent compter sur un appui familial «en cas de besoin». Pourtant, 87,4 % des SDF ont travaillé «au moins pendant un an», selon l'étude. Mais l'héritage sociofamilial les expose à la précarité au moindre accident de la vie. D'autant que leurs emplois sont souvent précaires et que l'accès au logement est devenu une gageure pour les personnes disposant de revenus modestes et irréguliers.
Une étude faite en 2004 par l'Insee a montré qu'en France :
trois SDF sur dix ont un emploi, en général précaire (contrat à durée déterminée, intérim) ; c'est généralement pour eux le coût du logement (en dramatique progression) et l'insuffisance des logements sociaux qui les maintiennent à la rue. Quatre SDF sur dix sont inscrits à l'Agence nationale pour l'emploi, et sont donc dans une dynamique de recherche d'emploi. S'il n'y a pas double appartenance à ces deux catégories (conservation de l'inscription à l'ANPE en même temps que le bénéfice d'un emploi précaire), alors seuls 30 % des SDF en France sont réellement désocialisés.
Voilà, qu'est ce que ça prouve tout ça ?
Pas grand chose…
A part que c'est un sujet sensible, on l'a vu, contre versé, imprécis, délicat, cruel etc…
Malgré tout ce qu'on a pu dire, et de façon totalement apolitique, je pense toujours ce que je pensais au début lors de mon premier article, et qui était le fil rouge de tout cela :
On ne peut pas résoudre totalement le problème des SDF car une population trop disparate, trop marginale, difficilement canalisable, et quoi qu'on fasse, il y aura toujours des SDF dans la rue dans 2 ans, quoiqu'en dise Nicolas.
Il y a une éventuelle majorité de situations dramatiques, aggravées par la cherté de la vie, par l'impossibilité d'accéder à la propriété sans apport, à la location sans caution (la faute à qui ? à ceux qui n'ont pas payé leur loyer et ont rendu les propriétaires trop méfiants, la boucle est bouclée), mais la classe moyenne ne peut pas tout résoudre avec les prélèvements obligatoires.
On en reparle dans 2 ans ?
En attendant, je vous suggère la lecture de ceci : (que perso je n'ai pas eu le temps de lire mais qui me paraît très intéressant) 6http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/01/03/505-le-droit-au-logement-opposable-ou-de-l-art-de-prendre-l-electeur-non-juriste-pour-un-benet
Sur le droit au logement opposable. |
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Toutes les statistiques plus bas.
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A propos du BEST OF et des POLEMIQUES marquantes ou sanglantes, (si vous ne devez lire que ceux là...), j'ai créé une catégorie spéciale que vous trouverez un peu plus bas dans "mes catégories".
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Bonjour à tous,
J'ai la trentaine entamée, j'habite dans le neuf-deux (Pas à Neuilly...). J'ai 2 petites filles adorables, un mari macho et fier de l'être (mais qui n'aime pas qu'on le dise, bien qu'il ait une catégorie d'articles dédiée), et plusieurs chats cinglés + quelques puces qui vont avec. Passionnée par Internet et la communication, le blog est une évidence pour moi, un défouloir devenu indispensable.
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Flo
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| commentaire(s) | Oh OUI !!! river (04/12/2009 09:01)Bonjour Flo,
bien s... Oh OUI !!! Flo à JEAN85 (04/12/2009 00:10)Heureusement qu'... |
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